jeudi 3 octobre 2019

épisode 163 : Joyeux annivers'RPG


Comme vous l'avez vu depuis le mois d'août sur ce blog, je tente de nouvelles expériences jeu-de-rôlistiques. Après l'aventure épistolaire en cours avec l'ami Tamorky dont le prochain courrier arrive sous peu, voici un petit one-shot un peu particulier. Déjà, à l'opposé total des courriers de monsieur Adamos qui nécessitent un petit travail de recherche (moins de ma part que ce que devrait faire notre bon ami Louis), cette partie de jeu de rôle était totalement impromptue. Au moins en ce qui me concerne. Pour remettre en contexte, il s'agissait d'une surprise, en petit comité pour la seconde itération 2019 de mon anniversaire. J'ai vraiment été gâté cette année, et deux itérations sont encore à venir; c'est d'autant meilleur que je ne prends pas une année de plus à chacune de ses itérations. Quoique... Fichtre, si c'est le cas, je vais dépasser la trentaine plus rapidement que prévu.


Après avoir été gentiment débarqué de chez moi pour laisser la place à des organisateurs de confiance (fichtre, je leur ai même laissé sans le savoir carte blanche pour déplacer des meubles), je me suis directement retrouvé encapé et botté de cuir à la tête d'un petit groupe de malandrins prêts pour une petite cambriole. 

Première phase: création de personnage, comme dans tout bon jeu de rôle. Sauf que celle-ci a eu lieu de nuit, en extérieur, avec des joueurs costumés éclairés certes chichement mais authentiquement à la bougie. Et de façon assez rapide et intéressante pour une petite partie grandeur nature. Chaque participant tire aléatoirement un nombre donné de "compétences" et les colle avec plus ou moins de dextérité sur sa fiche, selon son degré de nyctalopie. Ces compétences sont plus des traits distinctifs que de réelles compétences, et nous avons ainsi des qualificatifs comme "secrètement serial killer", "parle couramment Gobelin et allemand", "musclé des sourcils" ou encore "vient de la Creuse". Logiquement vu comment la partie va se dérouler, la création de personnage devait être simple, permettre un peu de roleplay et éviter de mettre en avant des compétences comme des compétences martiales impossibles à mimer ou jouer en grandeur nature si le joueur ne les possède pas réellement. Ci-dessous quelques fiches de personnages.


S'en suit alors le briefing du chef de groupe Ernest-Antoine. Celui-ci découvre quasiment la mission en même temps que son joueur. Diantre, ça y est, voilà que je parle de moi à la troisième personne. Ernest-Antoine ouvre donc son pli cacheté, découvrant le contrat qu'il fera ensuite signer à tous ses sbires. Sans vous en retranscrire tous les détails, son intitulé était Contrat magique de récupération légale de biens enchantés quasi-délictuelle en vue d'une réappropriation de type cambriolage. Certifié caviatiquement par le Doctore De Valmont, ce papier détaillait allègrement toutes les vicissitudes auxquelles s'opposaient ses signataires. En deux mots, nous devions nous introduire chez le respecté mage Montud Laguilume, en évitant de rameuter ses gardes armés ou de réveiller son petit dragon domestique assoupi dans l'aile est de la demeure. Tout cela dans le but de récupérer un artefact magique d'une grande puissance, avant de pouvoir fêter la réussite de la mission à la fameuse taverne du "Reblochon Gaillard".


Et c'est parti! Quelques subterfuges et nous voilà dans le vestibule du mage, entouré de ses livres à l'aura magique palpable. Le groupe se partage deux bougies. Tout ce petit monde tente de débrouiller l'écheveau des énigmes du mage, sans réveiller ni les gardes ni le dragonnet. Après avoir réussi à mettre la main sur la clef des appartements du mage, il faut se rendre à l'évidence : l'artefact n'y est pas, il doit se trouver dans la salle des archives héroïques. Heureusement que les employeurs de ce joyeux groupe de cambrioleur a fourni un plan. Malheureusement, il faut passer par la salle des gardes. Armés jusqu'aux dents des lames récupérées au ratelier du mage, nous nous précipitons alors pour régler leur compte aux gardes. 

Pour éviter de réveiller le dragonnet, les gardes ont eu la gentillesse de délocaliser le combat dans le couloir de mon immeuble. Le chemin enfin libéré, nous nous ruons vers la pièce suivante. Nous y attendait un sombre sbire masqué. Un défit est lancé et malgré une légère crainte de ma part quant au contenu du dégoût, j'ai réussi à le vaincre pour accéder au saint des saints. Pour pouvoir accéder à l'artefact tant convoité, ne restait qu'un petit rituel magique impliquant pentacle et bougies. Et nous voilà tous à tenir des bougies, façon rite satanique; et hop, le coffre s'ouvre et nous mettons enfin la main sur l'artefact tant convoité. 


La soirée/partie s'achève alors par une débauche de tartiflette arrosée d'hypocras et de gewurztraminer; mon parc de consoles Nintendo enrichi du fameux artefact qui me permettra sous peu de jouer à Mario Kart sur ma télé et de switcher pour finir la partie dans mon lit.

Au final une bien belle soirée, merci aux participants et surtout aux Frühstück qui ont organisé cette surprise grandeur nature, sachant combien de temps s'est écoulé depuis que je n'avais revêtu de pareils atours pour jouer dedans.


jeudi 19 septembre 2019

épisode 162 : Putain 10 ans !



2009 est une grande année. On joua pour la première fois la Symphonie n°4 d'Arvo Pärt. Les télescopes spatiaux Herschel, Kepler et Planck ont fait leurs premiers voyages dans l'espace.
Sully Sullenberger a réussi à faire amerrir son Airbus A320 sur le fleuve Hudson sans perte humaine. Le président Obama prit la tête de l'un des plus puissants pays du monde et obtint le prix Nobel de la paix. Britney Spears a commencé sa tournée Circus, première depuis près de 5 ans; Michael Jackson quant à lui mourut en préparant la tournée qui devait être son grand retour. La plus longue éclipse solaire totale du XXI ème siècle plongea une partie de l'Asie du Sud-Est dans l'obscurité. Microsoft a commencé le déploiement de son système d'exploitation Windows 7. La performance hallucinante de Heath Ledger sous le maquillage du joker de Nolan lui a permis de décrocher l'oscar dans un second rôle. Ce magnifique blog que vous êtes en train de lire ouvrait "ses portes", marquant mon arrivée dans une magnifique cité alsacienne.

Oui, ça fait 10 ans. Bordel. 10 ans. C'est un pourcentage sacrément important de ma vie. Et puis quitte à souhaiter un bon anniversaire à ce blog, charité bien ordonnée commençant par soi-même, je vais aussi me souhaiter un bon anniversaire en ce 19 septembre 2019. Bordel. Quasiment 30 ans.

Sur ce, je vous laisse, je vais me pinter avant de retourner en cours. Une petite goutte de Chartreuse pour oublier que quand j'ouvrais ce blog je n'étais qu'un élève sur les bancs de l'école, regardant ses profs comme des vieux croulants, et que je suis maintenant l'un de ces vieux croulants dépassés par les expressions de ces petits jeunes.

Aller, pour bien prouver que je suis vieux, une résolution en ce début de nouvelle année: écrire sur plus de sujets sérieux sur ce blog. Bon, du coup, réfléchissons. Humm, oui, je tiens un bon sujet. Si on reparlait du rôle de Jar Jar Binks dans la chute de l'ancienne République? Est-ce bien le vrai maître Sith qui a survécu à la guerre et créé le Premier Ordre? Dark Vador a-t-il une vapoteuse intégrée dans son casque? Snoke est-il le fils déchu de Jar Jar ou de Palpatine? D'ailleurs, qui gagnerait au bras de fer entre Dark Jar Jar et Hulk? Cet article a-t-il un sens? Il semblerait que non, comme d'habitude! Aller, on est reparti, cette fois on va tenter de garder une certaine régularité de publication, et on se dit à dans 10 ans, quand Disney aura répondu aux questions précédentes!

dimanche 15 septembre 2019

épisode 161 : Roulons des mécaniques





Bien le bonjour ami lecteur (selon qui tu es, tu vas trouver que je radote, mais je n'ai pas encore parlé de tout ça son mon blog). Il y a peu je regardais Mortal Engines (les "mécaniques fatales" à prononcer avec l'accent québécois qui transcende tous les titres en français). Dès le premier coup d'oeil, le film est vraiment très beau. Chaque plan est visuellement assez fabuleux, assez numérique certes, mais d'une propreté et d'un piqué de qualité. Un autre bon point pour l'univers, vraiment original sur grand écran. Alors tant qu'on y est, un soupçon du pitch: dans une Europe post-apocalyptique du futur, la ville de Londres à roulettes se balade pour phagocyter des petits villages, en quête de ressources humaines et matérielles. Pour survivre certes, mais surtout dans l'optique d'aller péter les genoux des survivants qui ont décidé de se sédentariser, mettant à mal l'idée que le modèle de cité ambulante serait la seule possibilité de survie. Alors oui, c'est une adaptation d'un roman et le film n'est pas non plus Le film de l'année mais il s'en tire très correctement. Et le moment passé devant m'a bien plus diverti et fait voyager que la dernière séance devant un blockbuster du MCU qui m'a quasiment déclenché une crise de foi(e).

Jetons un oeil au box office, d'après BoxOfficeMojo, Mortal Engines a engrangé les sous suivants (domestic, c'est sur le sol étatsunien, foreign c'est le reste du monde) :


Domestic: $15,951,040   19.1%
Foreign: $67,721,633   80.9%

Worldwide: $83,672,673

Au vu du budget du film dépassant les 100 millions de dollars, c'est une sacrée débandade (je ne sais pas si ça tient compte du marketing, mais de toute façon la comm' n'a pas été fabuleuse sur ce film, vous vous rendez compte, même pas de vignette collector chez Leclerc, ça doit expliquer le faible résultat). Et en comparant avec la qualité de certains films super héroïques, ça me fait assez mal. Tenez juste pour le fun, le box office de films récents de cape et de collants. Je vous laisse deviner ce qui correspond à chaque film: Suicide Squad, Ant Man 2, Amazing Spiderman 2.


Domestic: $325,100,054   43.5%
Foreign: $421,746,840   56.5%

Worldwide: $746,846,894


Domestic: $216,648,740   34.8%
Foreign: $406,025,399   65.2%

Worldwide: $622,674,139


Domestic: $202,853,933   28.6%
Foreign: $506,128,390   71.4%

Worldwide: $708,982,323


Ce qui est très dommage avec ce genre de flop financier, c'est que les grands studios sont de plus en plus frileux pour débourser les sommes titanesques nécessaires pour se maintenir au niveau visuel des aventures des Avengers. Tout n'y est pas parfait, mais pour s'en envoyer plein les yeux, c'est vrai que le spectacle vaut le prix de son billet de cinéma. Et même si un film du MCU faisait bien moins que les autres, il ne s'agit de toute façon que d'un simple rouage dans une gigantesque machine financière qui va se hâter d'éponger les pertes avec le film suivant. Mais vous venez de le voir avec les données de Box Office Mojo au dessus. Même les films les plus médiocres ou les plus anecdotiques pour le MCU font des recettes de folie. Parce que Suicide Squad, c'était quand même sacrément de la merde, Ant Man, tout le monde s'en fout de ce genre de héros qui ne sert que de side kick et dont la renommée est très limitée à côte des poids lourds comme Spidey ou Iron Man. 




Alors voici le moment de faire un (tout) petit hors sujet sur Ant Man. Parce que j'ai clairement pas envie de faire un article entier dessus. Ce film, je parle du 1, j'ai pas eu envie de regarder le 2, tente une justification scientifique dès le début. On aurait pu faire comme Spiderman: il s'est fait mordre, pourquoi ça l'a affecté? d'où, quoi, comment? Osef, c'est comme ça, le petit geek est devenu Spiderman, passons à la suite. Mais pour Ant Man, on tente je ne sais pas trop pourquoi des explications les plus ridicules les unes que les autres. En gros, il est super fort quand il est tout pitit parce qu'il conserve sa masse, mais du coup en super concentrée ! Donc, ben forcément, quand il chevauche une fourmi, c'est une p***** de fourmi qui porte ses 90 kgs sans broncher. En fait ça devrait être elle le personnage principal... Et puis Michael Douglas se balade donc avec les 40 tonnes d'un tank dans sa poche... normal quoi... Et à l'inverse, le train jouet de sa fille, une fois agrandi devient assez lourd pour défoncer une maison... Je ne parle même pas de Civil War où Ant Man fait une apparition géante: son poing haut de plusieurs mètres devrait donc peser seulement quelques kilos, pas plus lourd qu'une énorme baudruche... Une baudruche qui tabasse d'autres Avengers... Je n'ai pas envie de revenir sur la suspension d'incrédulité vu que tous les films dont je parle sur ce blog en demandent tous des doses assez énormes. Mais quand un film établit une logique interne, une explication scientifique et qu'il chie dessus au bout de quelques minutes, c'est vraiment ridicule. Vous imaginez: l'Anneau porté par Frodon ou un autre personnage de faible puissance ne fait que le rendre invisible; mais en fait, les jours impairs, ça le rend juste brillant au soleil; et de temps en temps, ça fait un effet random au choix pluie de popcorn, geyser de barbe à papa ou +3 en cuisine elfique. Ce serait juste nul non ? Oui, bon, ce serait fun, mais le film serait merdique.

Bon, reprenons. 

Il me semble donc que les gros budgets des plus grands studios hollywoodiens vont donc en priorité à des blockbusters formatés et sortis à la chaîne, d'ailleurs chacun finit par ne plus en être qu'un maillon. Et la créativité qui pouvait s'y trouver au début se noit dans la poursuite du box office en surfant sur les tendances actuelles, ou sur ce que fait la concurrence. Je ne dit pas que c'est mal d'avoir sorti Captain Marvel; mais on y sentait quand même Disney en quête de son Wonder Woman et des millions (et des critiques positives) récoltés par la Distinguée Concurrence. Je ne dis pas non plus que tous ces films à la chaîne sont mauvais; clairement c'est pas moi qui viendrait prôner un cinéma du bon goût contre le méchant cinéma Disney produit comme un objet de consommation de masse. Simplement je trouve simplement que les bons films d'aventure se font de plus en plus rares.
Qu'entends-je exactement ici? Eh bien je suis très fan des films d'aventure façon Goonies ou Indiana Jones. Et des films comme Ready Player One, Mortal Engines ou même Valérian dans un autre registre me font passer de biens meilleurs moment que ceux qui caracolent en tête du classement.



Un autre petit aparté pour parler de Valérian. J'aime vraiment beaucoup la bande dessinée qui offre un univers et des personnages un peu plus matures que les classiques franco-belges des années 80. Même le style graphique, tout en restant assez classique mélange vraiment les genres avec brio d'un tome à l'autre. Le film quant à lui n'est clairement pas au même niveau. Il en est même loin. Le principal défaut étant à mon avis un scénario au "rebondissement" final ultra téléphoné. En revanche le visuel est impeccable, la réalisation fait son job (ce qui est possiblement décevant de la part de Besson) et le reste permet de passer un bon moment. Je ne le met pas dans les bouses, sans pour autant le porter aux nues. Ce qui est dommage c'est qu'à sa sortie deux tendances ont émergé: d'un côté ceux disant que voir une entreprise de cette importance faite en France méritait le respect, d'un autre côté ceux qui le conspuaient. Au final le résultat au box office est décevant. Ce film est le record du film français le plus cher (près de 200 millions de budget, quand le suivant atteint "juste" les 80 millions. Et il rentre dans ses frais de justesse, dégageant près de 20 millions sur l'ensemble de sa carrière, ce qui est ridicule pour un film de cette ampleur qui était en droit d'attendre minimum dix fois plus. D'ailleurs c'est ce film qui a signé le début de la fin pour Europa Corp, la société de Luc Besson qui frise la mort financière. Et pour le cinéma français, c'est bien triste. Si une des seules fois où un film de cette ampleur est financé entièrement en France, et qui avait lancé un mouvement de relocalisation en France de nombre de tournages, l'accueil mitigé suffit à couler l'une des plus grosses sociétés françaises dans le domaine, on peut être sûr de ne plus avoir à l'avenir que des trucs du style Qu'est-ce que les Chtis ont fait au Bon Dieu. Parce que les budgets sont bien plus faibles, le public déjà présent, le risque inexistant. Bon, cet aparté commence à s'étirer en longueur, avec des phrases dépassant les huit lignes, il est temps de revenir à nos moutons.

Et je trouve ça dommage de ne plus voir que très peu de films d'aventure familiaux sans un héros en collant. Ce qui me manque c'est un peu le Spielberg des années 80, avec des films à la ET/Indiana Jones. Alors certes, Steven fait toujours des films, et qui correspondent plutôt bien à ce que je cherche, même si la qualité n'est plus forcément celle de sa grande époque. Mais s'il reste un cinéaste incontournable, il est un peu passé de mode. Ready Player One a bien fait une semaine ou deux en tête du Box office, mais ce n'est rien comparé à sa domination d'antan.
Même sans remonter aux années 80, et en s'abstenant de juger leur qualité, des films comme les Tomb Raider avec Angelina Jolie ou les Benjamin Gates avec Nicolas Cage avaient repris le créneau des Indiana Jones. Et font plus ou moins le taff. Il y a d'autres films d'aventure, du style Le Labyrinthe, mais ils sont plus ciblés pour des adolescents, et bien que cela ne soit pas évident au vu du thème général de ce blog je prends petit à petit de l'âge, et je me sens moins concerné par ce genre de film.
L'autre souci, cause ou conséquence, c'est aussi que je sors plus rarement du cinéma totalement conquis. Un lien à faire avec une surconsommation? Ou avec les séries qui ont de plus en plus de budget et qui sont les produits culturels les plus mis en avant sur les plate formes telles Netflix ou Amazon? Est ce que je me suis habitué à un changement de format?

Quoi qu'il en soit, et malgré une bande annonce détestable, tout ce constat va me pousser à regarder le film Dora l'exploratrice. De l'aventure, un film qui semble adapté aux enfants mais aussi aux adultes, si le scénar et les visuels sont bien, ça respecterait pile le cahier des charges.

Le film est beau, l'scénar nouveau, aventureux !
C'que nous voulons c'est de l'action, au moins un peu !

Et il va de soi qu'un bon film d'aventure, même s'il s'inscrit dans une trilogie, doit être totalement indépendant. Il faut qu'on puisse voyager devant ce film, peu importe l'époque, même si le film est ancré dans notre quotidien, le parfum de l'aventure doit nous transporter. Et bien sûr une bonne histoire d'aventure se regarde avec des jeunes, pas des nourrissons non plus hein, et se savoure toujours quand on prend de l'âge l'expérience. Mince d'ailleurs d'ici un jour ou deux je vais avoir un an de plus.
Bon voilà, fini de radoter, cette petite réflexion arrive à terme; je vais me mettre en quête d'un bon petit film d'aventures pour finir la soirée.




Un petit PS : à chaque fois tout au long de l'article, je n'ai fait que parler du MCU en parlant de Disney, je n'ai pas mentionné Star Wars. Forcément, j'aimerai que ce cas soit un peu à part. Mais on y est de plus en plus proche d'une Marvelisation totale. Chut, laissez moi croire que c'est différent.

mercredi 11 septembre 2019

épisode 160 : Grzegorz Rosiński

Avec la petite pause estivale, je m'aperçois que j'ai oublié de mettre des jolies illustrations au mois d'août. On va réparer ça de ce pas. Et ne nous mentons pas, quand on fait une petite pause dans le contenu d'un blog, reprendre avec un article vide au niveau du texte mais qui est toujours très joli à regarder, eh bien ça fait plaisir, à moindres frais !
Ce mois-ci un illustrateur, artiste de bandes dessinées bien connu pour ses œuvres majeures comme Thorgal ou Le Grand Pouvoir du Chninkel: Grzegorz Rosiński. Né en Pologne au début des années 40, il est donc principalement connu pour sa collaboration avec Jean Van Hamme sur les aventures du viking Thorgal. Enfin, viking... L'univers à mi chemin de la Science Fiction et du Fantastique qui naît de leur collaboration permet d'ailleurs à Rosiński de s'affranchir des contraintes historiques. Allez donc jeter un œil à la vidéo de ALT236, une très intéressante interview de l'artiste. Le style de Rosiński évolue au cours de son travail, de façon très visible sur Thorgal, où il délaisse depuis plusieurs années le style BD franco-belge classique pour nous offrir à chaque planche l'impression d'être face à une toile. Sur ce, quelques illustrations.








vendredi 6 septembre 2019

épisode 159 : JdR épistolaire, lettre n°3

En réponse à son courrier à mademoiselle Linda Esparon, voici la lettre reçue par monsieur Louis Adamos. Il s'agit donc du troisième courrier, c'est pour cela que cet article porte le nom "lettre n°3" alors que le précédent sur ce blog était le numéro un. Viendra plus tard le moment de faire un joli récapitulatif, pour le moment, voici directement le contenu du courrier:







Joints avec cette lettre, le moustachu monsieur Adamos a pu trouver le contenu suivant :


vendredi 9 août 2019

épisode 157 : JdR? Correspondance? Cadavre exquis?


Cela fait bien trop longtemps que je n'ai pas fait de jeu de rôle. Les mauvaises langues diraient que depuis le temps que je dis que je vais masteriser du Star Wars, je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même. Quoi qu'il en soit, la nouvelle expérience rôlistique qui s'annonce est d'un genre un peu particulier. Et ce blog va en accueillir une bonne partie. Il s'agit d'un jeu de rôle épistolaire avec le camarade Tamorky, dont vous trouverez le blog à droite. 

Pour paraphraser ainsi ce qui est déjà écrit sur son blog (je vous enjoins à aller lire directement sur son Reblog la présentation du bouzin), voici en quelques mots le concept: 
Les deux correspondants, chacun jouant le rôle d'un investigateur, s'échangent des lettres, enquêtant sur... Eh bien on verra sur quoi... Et se font ainsi parvenir leurs découvertes. Lors de la préparation, sur le thème envisagé on a laissé la liberté à ce cadavre exquis de développer ses propres univers. On verra bien où ça nous mène. Du Cthlhu? Du Dr Who? Des extra terrestres? Qu'en sais-je? Ce sera à mademoiselle Linda Esparon et à monsieur Louis Adamos de creuser et de voir sur quels éléments ils sont tombés. Pour le moment, il n'y a pas besoin de connaître d'autres éléments que la période, actuelle, et les personnages, dont je vous mets les caractéristiques ci-dessous.


Introducting Tamorky as Linda Esparon



  • Nom : Linda Esparon
  • Date de naissance : 15/06/1996
  • Adresse : Chemin Les Cannelles, Victoria, Seychelles
  • Situation familiale : non mariée, sans enfant. Fille unique d’un gros magnat de l’industrie thonière de l’archipel, elle s’est construite en opposition avec sa famille,… sans refuser son argent de poche.
  • Profession : Étudiante (géographie)/dilettante
  • Affiliation éventuelle : présidente de l’association “young researcher for the study and preservation of Seychelles”
  • Passions/champs de compétence : tout ce qui concerne de près ou de loin son île, écolo, aime traîner seule dans les petits villages et petites îles reculées. Navigation.
  • Traits de caractère : extrêmement curieuse, sportive et sociale. Elle n’a clairement pas sa langue dans sa poche.

And Ernest as Louis Adamos 




Le but de la publication va être de diffuser ici les lettres que je reçois, qu'Adamos reçoit, de la part de Linda Esparon. De son côté, Tamorky publiera le courrier qu'il reçoit. À chaque fois en rappelant le lien vers le courrier précédent sur le blog du compère.

Pour le moment, j'ai déjà reçu un premier courrier, complété de documents numériques tels des photos qui ne sont pas forcément aisées à imprimer et à envoyer. La réponse de Louis Adamos est en cours d'acheminement. L'affaire s'avère vraiment intéressante. Fort proche du cadavre exquis, le travail d'écriture est néanmoins ardu. Enfin, c'est peut être uniquement de mon point de vue. Le premier courrier reçu s'appuie sur des éléments réels, cela ajouté à l'ancrage dans le monde contemporain, donne un côté réaliste aux recherches effectuées par Adamos pour répondre à Linda. Et sans spoiler la dite demoiselle qui n'a pas encore reçu mon courrier, j'ai du coup fait un certain travail de recherche. Et pour le moment nombre des éléments renvoyés s'appuient sur des éléments réels.
De plus, ayant affaire à un maître de jeu aguerri avec lequel j'ai déjà fait moult parties, je me mets une pression supplémentaire, tout seul, en pensant que Tamorky dirige l'histoire. Ce qui bien entendu n'est pas du tout le but de ce projet. Pour le moment je n'ai pas la moindre idée d'où nous allons, et c'est ça qui rend tout le truc intéressant ! Tamorky écrit qu'il se servira probablement des cartes de "muses et oracles" pour résoudre des situations ou s'inspirer pour de nouvelles intrigues. Bien sûr, il n'est pas question ici de quelconques lancers de dés. De mon côté, je n'ai aucune idée d'aides de jeu ou d'écriture à utiliser ! Nous verrons bien au fur et à mesure ! Mais j'ai quelques idées que j'aurai plaisir à  placer...
Sur ce, et pour ne pas alourdir les futurs articles rolistico-épistolaires, je vous donne rendez vous dans une poignée d'heures avec l'article suivant qui contiendra donc le premier courrier reçu par Louis Adamos.


jeudi 8 août 2019

épisode 156 : Eine kleine Nachtmusik


Fichtre, que s'est-il passé? Où donc est passé ce mois de juillet? Et dire que j'avais réussi à tenir un rythme plus que convenable depuis le début de l'année. Et puis là, bim! Les vacances d'été ! Bon, il reste encore quelques jours de congés pour me remettre à publier quelques articles. Et accessoirement pour prendre un peu d'avance, et programmer deux ou trois trucs... Vous n'avez pas réellement cru que je publiais des choses avant 10h du matin? Ou après minuit? Ce ne serait pas sérieux voyons!

En cette période de canicule orageuse (je viens juste de refaire mon brushing à coup d'averse d'orage), quoi de mieux pour relancer l'activité de ce blog en toute fraîcheur qu'un petit retour sur ce mois écoulé, en commençant par Rammstein.


Alors, oui, je sais, cette article arrive aussi à point que les carabiniers. Parce que Rammstein, ça fait bien 2 ou 3 semaines qu'ils sont passés à Paris... Plus précisément à La Défense. Ça faisait des lustres que je n'avais pas fait de concert, cette rare occasion semblait parfaite pour s'y remettre. Enfin, s'y remettre... Un ou deux par an ce serait déjà acceptable.






J'en profite pour remercier ce bon ami Busquo. Malgré sa volonté de profiter à fond, il n'a heureusement pu s'empêcher de prendre quelques clichés. Il avait déjà fait un très joli boulot sur Omnia qui lui avait pris tout le concert.


La salle, une arène façon Rome décadente, nous accueille sous son plafond beaucoup trop haut. Une température bien trop élevée stagne à l'extérieur, heureusement avec les rues alentours barrées pour l'événement et les nombreuses entrées qui avalent du métalleux (et pas que d'ailleurs) à une vitesse effrénée, nous nous retrouvons rapidement dans la pénombre climatisée. 
La première partie était pour le moins originale. Un duo qui jouait du... Rammstein! Pas tellement de concurrence possible parce que le duo Jatekok reprend toutes les chansons les plus connues avec seulement leurs pianos. Le parti pris est intéressant. Pas forcément réussi à chaque chanson, mais intéressant. Certains morceaux des allemands se prêtent mieux que d'autres à l'adaptation pianistique des deux françaises. Ceci dit, et passée la surprise d'entendre ce pour quoi on est venu, mais au piano, la foule finit par s'y retrouver. D'autant plus quand les membres de Rammstein rejoignent Jatekok sur leur morceau Engel. Sans s'approcher de gens comme les Piano Guys (typiquement ce que j'ai en tête en parlant d'adaptation de musiques pour piano, et violoncelle, certes), Jatekok offre une intro fort sympathique, dans le thème de la soirée et surtout qui permet ensuite de déguster Rammstein sans pollution métallique préalable.

On en arrive ensuite à la pièce de résistance. Rammstein envoie du très lourd. Beaucoup de chansons viennent de leur dernier album, que je n'ai malheureusement pas eu le temps d'écouter avant le concert, mais on retrouve aussi beaucoup d'autres des anciens albums. Sauf de Rosenrot.
L'occasion de découvrir donc les nouveaux titres, ou de sentir ses poils se hérisser sur les anciens ! La mise en scène est parfaitement maîtrisée, avec des décors dantesques façon cathédrale industrielle qui semblent s'animer sous les faisceaux lumineux qui créent des ambiances distinctes selon les chansons. Le gigantisme des scénographies compense l'absence d'un écran géant, c'est vrai qu'à une telle distance de la scène, Lindemann et ses comparses sont bien petits.

Parmi les morceaux les plus marquants visuellement, une mention particulière pour Mein Teil et Puppe. Mein Teil était l'un des clips que je regardais le plus, pendant mes années lycée, quand je n'avais pas d'Internet, seulement un stock d'une vingtaine de clips tournant en boucle sur mon premier ordinateur... Quel plaisir de retrouver en live Lindemann jouant du lance-flamme envers son claviériste, en tenue ignifugée, au fond de sa marmite. Et un musicien allemand ça ne semble pas cuire aussi vite que prévu, alors on passe au canon lance-flamme !
Puppe est extrait du dernier album, lors de sa représentation, un "petit" écran vertical nous immerge au coeur de l'action. Le point de vue alterne alors entre une vue subjective du chanteur regardant dans le landau géant apporté sur la scène, et du point de vue du "bébé", regardant avec appréhension ce maître de la pyrotechnie. Forcément, le landau finit par s'embrasser, le visage déformé du "bébé" grimaçant sur l'écran.

Et les flammes ne sont pas cantonnées à la scène. Au bout d'un quart du show (difficile à dire exactement au bout de plus d'un mois), quand je me disais justement que la climatisation de l'Arena était la bienvenue vue la quantité de spectateurs, des jets de flammes dantesques partent des îlots au milieu de la fosse. Non contents de faire monter la température dans la salle de plusieurs degrés, ces volutes incandescentes remplissent aussitôt l'atmosphère d'une fumée épaisse.

Un concert dantesque, avec des déluges de pyrotechnie, de décibels et d'effets lumineux... On en redemanderait... En tous cas, un de mes concerts préférés, si ce n'est le plus gigantesque et démesuré. Si vous avez l'occasion d'y aller, foncez !


Avant de passer à la suite de l'article, mes lecteurs trouvent que la fin de certains de mes articles est un peu abrupte. Et c'est vrai que ce n'est pas aussi facile à écrire qu'une intro, quand on est motivé par le sujet que l'on va traiter. Du coup pour remédier à  cela, je vou