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lundi 4 mars 2019

épisode 136 : There is only one Return and it's of the Cantal ! !

Qui tient la rédaction de ce blog? Normalement c'est moi, tout seul, sinon il y aurait sûrement moins de Star Wars. Mais il arrive de temps à autre que des lobbies réussissent à passer ma porte et à me proposer avec plus ou moins de finesse un sujet d'article. L'image ci-contre fait partie de cette campagne de loobying que j'ai dû subir... Ahlala ... Bon aller, allons-y, Alonso ! De toutes façon, si je ne voulais pas, je n'aurais pas fait cet article, mais j'aime juste me plaindre un peu !! Un dernier détail : depuis l'écriture de cette critique pour laquelle j'ai cherché deux ou trois trucs sur Google, Big Bro(th)wser me propose toutes les semaines des actualités régionales sur le Cantal...

Aujourd'hui, un... film? Allez, admettons que c'est l'équivalent d'un fan-film, avec un certain budget. Avant de passer à l'article proprement dit, je tiens à signaler au gentil lobbyiste que j'ai regardé une seconde fois ce film pour la rédaction de cet article; ça mérite bien en contre-partie deux petits visionnages de la meilleure saga de tous les temps !


Alors de quoi parlons-nous ce soir? Le Hobbit: Le Retour du Roi du Cantal est un long métrage parodique basé sur les films de Peter Jackson

* * * *

Devant le scénario excessivement bien ficelé de ce film, nous voici donc au début d'une critique tout aussi bien structurée... Commençons par le doublage du film. Oui, quasiment l'intégralité des rôles importants sont doublés. Et tous les doubleurs originaux sont là; et nombres de répliques sont calquées mot pour mot sur la version française des films de Jackson; à ceci près qu'on remplace de temps à autre Mordor par Puits de Dôme, Terre du Milieu par Auvergne... et que certaines changent d'interprète pour les besoin du scénario. Ce gros avantage des voix originales est contrebalancé par l'amateurisme de la production (pour le moment, nous ne parlons que du doublage), et quand l’œil non exercé remarque qu'un mauvais acteur français est doublé en français, ça fait bizarre... Et puis dans les premières scènes du film, des voix additionnelles rajoutent un peu d'ambiance aux rues et aux tavernes, cela-dit, comme on dirait que c'est Pen Of Chaos qui les a faites pour du Naheulbeuk, on ne sait pas trop si on doit rire ou pas... J'admet que pour le côté parodique c'est rigolo, mais comme le film se veut quand même plutôt sérieux dans le fond et dans la forme, c'est étrange. Quand je dis sérieux, je ne suis pas totalement débile au point de penser que le "Retour du Roi du Cantal" n'est pas destiné à être drôle. Mais l'introduction nous laisse tout de même penser une envie de montrer un vrai film, avec de vraies références locales, mis en musique et en image pour faire baver les fans du SDA sur une région excessivement proche.
Avant de passer à la suite, une mention spéciale à Gandalf, l'un des seuls personnages dont le doubleur n'a pas voulu (?) participer au projet, et qui se retrouver affublé de la VF habituelle de Morgan Freeman ! Mindblowing !

Ça envoie quand même un peu du Cantal ce genre d'intro non ?

Les voix françaises sont d'ailleurs ce qui m'a permis de regarder ce film une seconde fois: c'est vraiment ce qui est bien foutu, presque drôle, mais de façon quasi méta. Difficile de ne pas imaginer les doubleurs en plein exercice, essayant de ne pas oublier d'envoyer du "Cantal" un peu partout...

Après le doublage, la musique, qui souffre des mêmes paradoxes. La bande originale ne l'est pas du tout vu qu'il s'agit exclusivement des musiques d'Howard Shore. Ce qui est fabuleux pour l'ambiance du bouzin, mais se retrouve gâché de temps à autre par un fondu au noir visuel doublé d'un fondu au noir (enfin, un fondu au silence) sonore plus ou moins habilement placé, plus ou moins en fin de piste audio...

Dommage de ne pas ajouter un petit mot sur les dialogues avec  un petit exemple. Les répliques des films de Jackson, souvent tirées des livres, sont épiques et peuvent, soutenues par la musique, réussir à nous faire dresser les poils, d'émotion et de puissance véhiculées. Là, on assiste à la tirade de Théoden:
Où sont le cheval et le cavalier ? Où est le cor qui sonnait ? Ils sont passé comme la pluie sur les montagnes, comme un vent dans les prairies. Les jours sont descendus à l’ouest derrière les collines, dans l’ombre. Comment en est-on arrivé là?
La musique est là, pas de souci, on passe sans problème sur les modifications pour le background cantalien. Puis.. boum, la réplique se finit, la musique aussi, et le seigneur de Marcolès qui parlait balance un petit: "bon faut qu'on aille voir notre avant-poste"; presque aussi à propos et casse-ambiance que s'il avait proposé un petit kébab à son sbire après l'une des meilleures répliques de la trilogie...

Je suis ... ton père !! Bon, t'as faim, on va au restau?
(comme quoi, y aura toujours du Star Wars partout sur ce blog)

Et maintenant, un mot des décors et costumes. Les décors sont pour la plupart vraiment beaux, vu qu'il s'agit souvent d'environnement naturels ou de vieilles pierres médiévales. Nous choisirons simplement le bon moment pour prendre une pause pipi et ainsi éviter ce que nous voyons ci-dessous.

Il veut filmer un décor médiéval, ça tourne mal !

Quant aux costumes, on oscille entre le costume type médiéval correct (je vais me faire taper sur les doigts par les nazis de la reconstitution historique je pense...) et le déguisement joué club, ce qui nous permet en toute objectivité de donner à ce film la note de barbe postiche/20. On continue sur la photographie? L'étalonnage des lumières et des couleurs n'est pas toujours le même au sein d'une même scène... Vous savez, quand la caméra de votre téléphone change légèrement de colorimétrie à cause d'un surplus de lumière ? Et bien dans un film, c'est un peu moche... Ceci-dit, ce n'est qu'une sorte de faux raccord parmi d'autres...

Pour sûr qu'c'est joli le Cantal !

Vu la qualité des barbes et perruques, vous imaginez ce qu'aurait donné SylveBARBE ???

* * * *

Passons maintenant à l'histoire, plus  ou moins dans le détail. Tout le truc commence par une intro "à la façon de la Communauté de l'Anneau" : narrée par les Voix de Galadriel et Bilbon, avec de très belles images du Cantal (c'est dommage de n'avoir qu'une résolution qui fait saigner des yeux quand même les productions les plus pauvres sur le net se permettent minimum la HD, mais bon, passons, on va dire que l'année de sortie _2015_ y  est pour quelque chose)

La qualité de l'intro est vraiment correcte en comparaison de l'intro sur la Comté des films de Peter Jackson. Les scènes champêtres hobbites demandent somme toute assez peu de budget; en revanche la mise en place du scénario se fait exclusivement avec des illustrations sur fond de parchemin et de voix galadriale: c'est à la fois cheap, un peu long et difficilement compréhensible (c'est quelle cité d'Auvergne qui est en bisbille avec quelle autre déjà?).

Enfin grossièrement (je n'ai clairement pas envie de me refaire une troisième fois ce film dans l'immédiat pour dénouer cet écheveau scénaristique convenablement) : les cantalous hobbits et nains étaient prospères et se baffraient tranquillement de fromage dans l'abondance obtenue grâce à leur anneau magique quand celui-ci disparut. Le roi du Puits de Dôme en profita pour fondre sur le Cantal, même si certaines  cités lui tenaient tête. Thorin, le roi déchu du Cantal, n'avait donc d'autre choix que de rallier à lui ces cités pour détruire le Puits de Dôme. Mais pendant ce temps, l'anneau de pouvoir cantalien a été retrouvé par un jeune Hobbit ... 

Passée l'introduction et sa dizaine de figurants, l'armée du Puits de Doom, qui mixe Isengard et Mordor est alors composée de cinq (oui, cinq, comme tes doigts de ta main) péquenots... oulàlà "qui a la force de résister à la puissance du Puits de Dôme?" Ben, je sais pas, même le père Magott ferait l'affaire non? 
Et puis là, boum, sans crier gare, un autre fondu !! MAIS NON !! Ça fait tellement pas pro...

Puis sans transition le Hobbit se retrouve dans la compagnie de Thorin écu-de-barbe, devisant avec Gandalf de la marche à suivre. "Et si on allait chez les elfes?" Quand Thorin Barbe-de-chêne refuse catégoriquement, on se rend compte en fait que des elfes se sont téléportés là... Oui, après une intro au fusain sur parchemin qui n'était pas loin d'atteindre les 10 minutes, on passe d'une scène à une autre avec des transitions dignes de ... #Ernest s'est endormi sur son clavier en cherchant une comparaison#

Avis de recherche: Gandalf dit "Gandalf barbe grise"

Sans transition encore, passons maintenant à la première baston (escarmouche..ron) entre des hommes du Nord (le Puits de Dôme) et les homme du Cantal (de Marcolès). Ça fait un peu petit mais c'est pas si mal foutu, même si certain figurants sont en roue libre, ils nous livrent une version pas désagréable de l'attaque des Uruk pour chopper les Semi-Hommes. A ceci près que l'attaque commence comme celle d'Osgilliath par le Mordor... Tout ça sent bon le découpage/charcutage pour ne pas avoir à écrire une seule ligne de scénar original...

Avant je voulais être Boromir, puis j'ai pris une flèche dans le genou...
Noooooon, Boromir est moooooort !!!!

Tout cet imbroglio scénaristique est entre-coupé de scènes bien trop nombreuses sur le seigneur d'Aurillac qui s'envoie cognac sur cognac, tout en refusant la proposition de son conseiller d'aller aider Thorin. Conseiller qui, notons-le au passage, a englouti tout le budget barbe: c'est bien le seul sur lequel les postiches ont un peu de crédibilité. Ces scènes sont peut-être drôles pour les autochtones qui connaissent la région et ont peut-être du passif avec Aurillac, mais pour le natif du [insérer random autre région] c'est pas utile. (Vous l'avez senti l'euphémisme là?) Surtout quand on commence à citer les commerçants locaux...

Quoi? Moi, je cabotine? meuuh non voyons ! Vous dites ça parce que je suis le seul à pas être doublé par quelqu'un d'autre !! De toutes façons, je suis là pour le cognac, renvoyez une lampée !

Mais retournons un peu suivre notre Bilbo de service qui arrive à Boisset, The Village qui doit se dresser contre l'envahisseur mais seulement si on lui balance l'anneau magique sous le nez ! L'occasion de vanter un peu l'hospitalité proverbiale de la région: tout le village rumine à l'arrivé d'un étranger, les sourcils se froncent, les fourches apparaissent... encore sûrement une private local joke... Grâce à l'anneau le hobbit amène tous les "nains" de Boisset en renfort au château des elfes où Thorin commence à préparer les défenses. Défenses mises à rude épreuve avec l'attaque des troupe du Puits de Dôme; qui a lancé une procédure RH et attaque avec une troupe multipliée ! Heureusement Gandalf arrive sur ces entrefaites, accompagné du seigneur de Marcolès qui a finalement décidé de venir aider Thorin. On se doute de la fin, hein, victoire pour le Cantal ! Et puis scène avec Bilbo vieux, qui écrit son livre pour Frodon. Cette scène de fin est vraiment plutôt bien foutue, il faut l'admettre (à ceci près que quand Bilbo écrit le bouquin, soit il n'a pas d'encre dans sa plume, soit il fait des gribouillages sur sa feuille... était-ce si dur de faire semblant d'écrire?).

* * * *

Voici venue l'heure de faire le bilan ensemble de ces 70 minutes de film: ça oscille du visuellement sympa au visuellement suédé, le scénar est difficile à suivre, à coups de private local jokes, les acteurs sont pas fous, mais, oui, oui, mais... le doublage fait quand même le café, avec  un côté méta fort sympathique. Ceci dit, une fois que vous l'aurez regardé une fois, l'expérience ne sera peut-être pas facile à réitérer si vous n'êtes pas des autochtones (ou si vous n'avez pas un groupe d'amis avec qui voulez partager une bonne bouteille devant).

Avant de finir, il convient tout de même de mettre ce truc en situation : son réalisateur a sorti le film a 19 ans, avec un budget ridicule estimé par Wikipédia à moins de 10 000 euros. Il a tout de même réussi, malgré son jeune âge à décrocher des subventions de sa région, de son député... pour un projet au final réunissant de nombreux figurants, et quasiment tous les doubleurs des films originaux ! Et s'il le vend en DVD (plusieurs milliers d'écoulés), il l'a aussi mis en ligne gratuitement ! Pour tout ça, allez le voir, et on se refera un visionnage ensemble autour d'une bonne bouteille de vin d'Alsace et/ou du Jura !

mercredi 23 juin 2010

épisode 62 : Craquage nerveux

Eh oui, rien ne vaut une petite semaine de partiels pour craquer. Et quand en plus, je tombe sur ce film (de base, pour me détendre), alors forcément...




et hop, la bande annonce:



ATTENTION !!
le paragraphe qui suit contient du spoil !!!

voilà, c'est BLACK SHEEP, un film de moutons... pour changer des zombis, on met des moutons !! mais c'est pareil, si on se fait mordre par un mouton...on devient un mouton !!! Et évidemment, les moutons sont super méchants, rapides, vachement mais alors vachement nombreux et anthropophages. Alors forcément, ils ont un peu moins de charisme que les zombis de l'article précédent mais l'effet burlesque est exacerbé. Bon, je ne dis pas que c'est pas un infâme film de série B... Le scénario est assez prévisible (comme la plupart des films de zombi en mode survival). L'idée de départ est la suivante: pour améliorer son cheptel, un éleveur a engagé une généticienne pour faire une nouvelle race de moutons à son nom (et accessoirement avec son sperme, oui, oui, ca commence déjà à déraper). Et la généticienne a transformé le gène sans lui dire, ce qui rend l'ADN mouton mutant compatible avec l'ADN humain. Et puis les moutons deviennent agressifs et commencent à bouffer les gens; voilà le principe de base. On rajoute là-dessus le frère de l'éleveur qui arrive de la ville et qui a la phobie des moutons (même des moutons normaux), une fille qui lutte pour les droits des animaux et qui trouve qu'une pièce où vient d'avoir lieu un carnage manque de feng shui, une mamie qui prépare des testicules de moutons... ajoutons ensuite des dialogues de folie, des scènes infectes, le tout pour obtenir le meilleur film de moutons de notre temps !!

Et hop, une petite scène en rab' :



comme le dit le commentaire, la pire scène de massacre au mouton !!


Voilà, continuons dans le thème de cet article avec diverses conneries et news sérieuses en tous genre. D'abord, le comic Black Hole (dont j'ai parlé il y a quelques mois; la flemme de balancer un lien... aller, en fait je le mets quand même: ICI ) serait en projet d'adaptation au cinéma. Par David Fincher, le directeur de Fight Club, Seven entre autres. Je ne sais pas vraiment comment un tel "roman graphique" pourrait s'adapter facilement, mais après les adaptations des comics de Frank Miller, pourquoi pas ? Les rumeurs annoncerait un certain Neil G. au scénario... mais à vérifier, les dernières infos n'étant pas de première fraîcheur.
Ensuite, il n'est pas mort ! Il se cachait juste quelque part dans le kanto ! Ach, voizi le brofesseur Chen :



PS: j'hésite vraiment à appliquer le libellé "cinéma" à cet article...

vendredi 21 mai 2010

épisode 61 : L'ingrédient miracle

Dernièrement j'ai regardé Dead Snow ('fin bon, ça commence à dater mais j'avais pas senti l'utilité d'en faire un article). Rapidement, c'est un petit film de zombie nordique, fortement inspiré de Evil Dead (d'ailleurs il ne s'en cache pas, avec de nombreuses références aux films de zombies et d'horreur). Mais la cerise sur le gâteau, ce sont les zombies! Ce ne sont pas des zombies classiques, genre contagieux qui transmettent une infection par morsure... ce sont des nazis !! Et voir les uniformes vert de gris moisis, les zombies aux chairs en putréfaction sur un fond de neige d'un blanc immaculé avec des belle giclées de sang ça donne une esthétique certaine au film.



ach !! Guten Tag !!

Et maintenant, après avoir saupoudré de nazis les films de zombies, mettons-en aussi une pincée dans les films de science fiction (enfin, peut être est-ce un bien grand mot de le qualifier ainsi...). Voici Iron Sky !! En 1945, les nazis créent en secret les premières fusées capables de partir dans l'espace. A partir d'une base secrète en antarctique, ils en envoient vers la lune où ils vont créer sur sa face cachée une base spatiale (d'une forme une peu particulière...). Et naturellement, dans un futur proche (2018 je crois), ils reviennent pour envahir la Terre, en soucoupes volantes (un peu comme dans les envahisseurs mais avec des croix gammées partout). Du gros gros scénario en perspective (hem..), je vous laisse regarder ces petites bandes anonces ...






Voilà, je suis sûr que vous avez envie de le voir maintenant (ou pas). Mais sinon, il y a aussi des vrais films avec des nazis, citons comme ça (sans trop réfléchir) les Indiana Jones ou Hellboy. C'est tellement universel comme méchant et tout le monde a envie de leur foutre sur la gueule !! Parfait pour du pulp ça ! Franchement, peut-on envisager du bon film d'action dans les années 50 avec une touche de fantastique sans y mettre du nazi ?

mardi 29 septembre 2009

épisode 16: Le pire du pire

Les années 80 ont vu la création de films de science-fiction/fantastique sympathiques. Mais les producteurs ont eu la mauvaise idée de vouloir tourner la suite. Et moi, j'ai eu la mauvaise idée d'en regarder quelques uns ! Pour ne pas que cela vous arrive, bannissez tout film de cette période avec un "2" dans le titre. (à éviter aussi, le retour de la vengeance du fils et autres...). Sauf bien entendu Star Wars, mais ça ce sera pour un autre article. Pour illustrer ça, je vous ai choisi un petit florilège.

D'abord, parlons des films originaux. Aujourd'hui, Highlander, La mouche & Predator (dans mon ordre de préférence personnel).
Highlander, un excellent film fantastique raconte l'histoire de Connor McLeod, un immortel. Il y aurait plusieurs immortels sur Terre qui se combattent entre eux car, "il ne peut en rester qu'un"! Le film est sympa, bien mis en scène, bénéficie d'un méchant de qualité et de la présence de ...sir Sean Connery !! Un must donc. (et en plus, la BO composée par Queen est géniale).
La mouche est un petit bijou glauque et perturbant de David Cronenberg. La métamorphose physique aussi bien que mentale du personnage est super bien traitée et l'ambiance sombre reste à l'esprit après le film.
Enfin, Predator, un film tout en finesse (comment ça non ??) offre un rôle sur mesure à Schwarzenegger. Le predator est dévoilé petit à petit, entretenant le suspens, l'action est bien menée et avec une réplique comme ça, que demander de plus: "ça saigne, donc on peut le tuer".

Seulement voilà, les 3 films pouvaient donner lieu à une suite (ou laisser le spectateur dans un flou fort agréable). Et donc, maintenant, parlons des films qui suivent (et encore, j'appelle ça des films, je suis trop gentil...). Toujours dans mon ordre de préférence (enfin, le 1er est le moins pire, c'est tout): Predator 2, La mouche 2 & Highlander 2. Commençons par remarquer l'originalité des titres ! Hé oui, c'est ça quand on fait une suite juste pour faire une suite: aucun scénario n'était prévu, c'est juste le succès des originaux qui a créé ces monstres.
Predator 2 a eu l'idée de remplacer totalement le concept du 1. De Schwarzy, tirant des grenades avec son M16 dans la jungle sur un alien, on passe à Danny Glover, en ville avec sa petite bagnole merdique. Je ne critique pas l'acteur, excellent dans Witness ou Silverado mais bon, ça fait un peu série B de traquer le prédator comme un vulgaire dealer de quartier. Et, de fait, le film est mauvais !
La mouche 2 reprend ce qu'on pouvait imaginer à la fin du 1. Mais sans rien ajouter (à part des scènes bien crades, mais alors, très très crades). Aucun rebondissement, la métamorphose, pompée sur le 1 est mal amenée et les personnages sont creux. Encore un autre navet piteux. Pour que vous en ayez vu l'essentiel , voilà la bande annonce:



Notons juste la réplique ultime : à un moment, devant un ordinateur bloqué par mot de passe, le technicien très sérieux: "il demande le mot magique, le mot magique, c'est sûrement abracadabra." "non, répond son boss (le méchant du film), le mot magique c'est sûrement un mot secret". Voilà, en tout cas, un film à regarder au 3ème ou 4ème degré (ou même à ne pas regarder du tout).

Pour finir, un mot sur Highlander 2. Certainement le plus mauvais film que j'ai jamais vu (oui, pire que Mega Shark VS Giant Octopus). On passe d'une histoire d'immortels à des extra-terrestres !! oui, oui, en fait ce sont des extra-terrestes !! Le nouveau méchant est tout pitoyable, les concepts ultra mauvais et même l'arrivée de Sean Connery ne sauve pas les meubles (le pauvre, mais qu'allait-il faire dans cette galère ??). Et en plus, c'est mal filmé... Enfin, vous aurez compris, je n'aime pas ce film mais qui le pourrait ?? Déjà, allez jusqu'au bout de la bande annonce !


Voilà, à bientôt dans un prochain article avec encore plus de mauvais films à ne pas découvrir !!!