mardi 10 juillet 2018

épisode 111 : L'article 13

L'été, les beaux jours, les vacances, la coupe du monde (du curling, j'ai cru entendre ? non, c'est pas ça ?)... Le bon moment pour les instances dirigeantes pour prendre des décisions qui pourraient s'avérer controversées. Tout le monde est occupé, les médias généralistes ont tous le nez dans le prochain match de pétanque (toujours pas ?), et il devient difficile de trouver de l'information, même sur le net.

Mais au tout début juillet, je suis tombé sur le projet européen d'encadrement du droit d'auteur; et son gentil article 13. Merci au SadPanda (allez le voir, il a la meilleure émission de vulgarisation française avec ses tutoriels), c'est en regardant l'un de ses PandaTalkShow que j'ai découvert ça. Franchement, y a des trucs à côté desquels on ne peut pas passer même si on le veut (oui, encore une fois, la pelote basque), mais cet article 13, c'était plutôt facile.



L'article 13 a été rejeté le 5 juillet. Repoussé serait plus juste. Pour septembre 2018.

Voyons un peu ce dont il s’agit à propos de cet article 13 de la directive européenne Copyright :

D’abord, il y a la directive eCommerce de 2001: les divers hébergeurs sur le net ne sont pas responsables des contenus qu’ils hébergent, légaux ou non, à condition de ne pas les avoir ajoutés eux-mêmes, de ne pas être au courant de leur contenu (vu la masse de données, aucun hébergeur n’est réellement au courant de tout ce qu’il propose) et de réagir rapidement quand on lui signale un contenu illicite. Oui, c’est assez flou, et ça permet à nos sites préférés de DDL de continuer à fonctionner (Herr Dotcom, il fallait éviter de se gaver de pognon illégal sans même faire semblant de retirer les fichiers piratés de MegaUpload); mais ça permet aussi à tout un chacun, dont moi par exemple, de publier ce genre de blog.

Et ça dure depuis le début des années 2000, Google, Facebook et toutes les entreprises du secteur ne regardent pas trop ce qu’on y poste, à condition que cela ne semble pas clairement piraté ni trop mauvais pour leur image. Mais au fur et à mesure, ils finissent quand même par censurer de plus en plus, de façon plus ou moins discrète.

En 2016, l’Europe a commencé à mettre sur pied un texte pour responsabiliser les gros hébergeurs; qui devraient passer des accords avec tous les ayants droits qu’ils diffuseraient pour leur reverser des revenus, ou alors complètement bannir tous les contenus impliquant ces ayants droits. Et en plus, cela pourrait se faire de façon automatisée… Si je ne suis pas forcément opposé à l'idée de mettre un peu de responsabilité sur les géants du net, sur la forme, les premiers à en pâtir, ce ne seraient clairement pas eux.

Imaginez un peu: sur ce blog, il est rare de ne pas trouver un article sans une illustration, ou une vidéo Youtube. Je n’ai évidemment aucun droit de les publier… Mais pensez plutôt aux vrais créateurs, sur le net, qui font des parodies, des reviews, des let’s play, des fan-arts…. Pouf, censurés ! Exit les critiques de films avec une quelconque image, même un extrait de la bande annonce, exit les fan-films… On regardera quoi sur Youtube ? D’ailleurs, est-ce qu’il y aura encore des contenus originaux, qualitatifs et indépendants ? On devrait se rabattre sur la télé ? (ou sur les chaînes faussement indépendantes de Youtube qui sont en fait financées par la télé…). Mais pour Youtube, si la télé finance, ils s'en foutent, nous non.

Et oui, les gifs, mèmes et autres détournements en tous genre ne pourraient plus être hébergés ou diffusés. Ça vous semble ridicule ? Mais est-ce vraiment différent de ponctuer une conversation par une référence à un film, en citant un personnage ??




Surtout que vu la tonne de contenu, on serait face à un algorithme, qui aura du mal à détecter le second degré, la parodie, un fan art du vrai visuel sous copyright… L’article 13 proposerait donc un arrêt total de toute création indépendante sur le net… Merci… Peut-être que je noircis un peu le tableau, peut-être…

Voici un petit communiqué en date du 4 juillet 2018 émis par Wikipédia France (l'impact a été moindre en France que dans d'autres pays européens où Wikipédia a simplement été mis hors ligne pendant la journée) :

Chère lectrice, cher lecteur, Le 5 juillet 2018 à 11 h (HAEC, 5 h HAE), le Parlement européen décidera s'il convient d'accélérer l'adoption de la Directive sur le droit d'auteur. Si cette directive est promulguée, elle limitera considérablement la liberté d'Internet. Plutôt que de mettre à jour les lois sur le droit d'auteur en Europe et de promouvoir ainsi la participation de tous dans la société de l'information, cette directive menace la liberté des internautes et instaure des barrières à l'accès au Net en imposant de nouveaux obstacles, de nouveaux filtres et des restrictions. Si la proposition est approuvée, il sera peut-être impossible de partager un article de journal sur les réseaux sociaux ou de le trouver sur un moteur de recherche. Wikipedia elle-même risquerait de fermer.

La proposition a déjà rencontré la forte désapprobation de plus de 70 informaticiens de renom, dont le créateur du Web, Tim Berners-Lee, de 169 professeurs universitaires, de 145 organismes œuvrant dans les domaines des droits de l'homme, de la liberté de la presse, de la recherche scientifique et de l'industrie informatique et, enfin, de la Wikimedia Foundation.


Nous voulons continuer à offrir une encyclopédie libre, ouverte et collaborative avec du contenu vérifiable. Nous demandons donc à tous les membres du Parlement européen de rejeter le texte actuel de la directive et d'ouvrir à nouveau la discussion, en tenant compte des nombreuses propositions des chapitres Wikimedia, à partir de l'abolition des articles 11 et 13, à l'extension de la liberté de panorama à l'ensemble des pays de l'Union européenne et à la protection des œuvres dans le domaine public.


https://meta.wikimedia.org/wiki/SaveYourInternet


La communauté française de Wikipédia et la fondation de Wikimedia



Mes informations viennent de la Quadrature du net, de Wiki, de journaux comme Marianne (avec le point de vue opposé : "Oh mon dieu les GAFAM ont torpillé une gentille loi contre le piratage en la repoussant aux calendes grecques, les vilains...", dans un article qui pointe la théorie du complot de Google et consorts...) ou même Libération à qui je laisse le soin de conclure :

En résumé: la directive n’est pas encore passée devant le Parlement européen et peut encore évoluer (elle l’a déjà fait en Commission). Mais dans l’état actuel des choses, l’article 13 du texte est susceptible de rendre compliqué le partage public de mèmes et de GIF qui ne respectent le droit d’auteur (sur Facebook et Twitter par exemple). Si tous les Etats membres n’autorisent déjà pas le droit de citation ou le droit de parodie, il faut ajouter que, quand bien même ils l’autoriseraient, l’article 13 de la directive sur copyright dans le marché unique numérique va peut-être mener à la création d’outils automatisés potentiellement incapables de faire la différence entre violation du droit d’auteur et exception légale à ce droit. Les défenseurs du texte se veulent plus rassurants, rappelant que des outils de contestation existeront pour les internautes qui voient leurs GIF ou leurs mèmes censurés.


Oui, en pointant les gifs et mèmes, l'utilisateur se pensant "sérieux" ne se dit pas qu'il va être impacté... Enfin bon, bonnes vacances !!

lundi 9 juillet 2018

épisode 110 : Le retour du corset


"Article Magic dans la soirée ?" Challenge accepted ! Bon, ma conception de la "soirée" m'est toute personnelle...
Aujourd'hui (enfin, dimanche, tout à l'heure...), je me suis laissé entraîner par une bande de harengs dans une avant-première de la dernière édition de base de Magic The Gathering; les éditions de base qui reviennent avec ce "Core Set 2019". Bon, déjà, niveau logistique, l'association d'Orléans n'est pas évidente à trouver, mais la réactivité sur la page facebook est vraiment au top; et les gens y sont fort sympathiques et accueillants.
Une fois de plus, je me suis rendu à une AP sans avoir lu les cartes (excepté dans la demie-heure qui précède, à l'arrache dans la voiture). Voilà grossièrement ce que ça a donné pour le deck de l'AP (qui a commencé par se faire dérouiller, avant de vaguement sauver les meubles lors des dernières rondes):



Le principe était de drainer petit à petit l'adversaire, tout en se remontant petit à petit, et donc en drainant petit à petit... Mais au final, pas assez d'exemplaire des cartes ci-dessus pour que cela fonctionne de façon fiable et régulière.

 Le tout était appuyé par des petites créatures blanche sympathiques, et des zombies et squelettes  pour tenter d'occuper le board.

Sur le papier, pourquoi pas, mais dans les faits, le deck était trop faible, surtout par rapport aux autres incluant dans les mêmes couleurs les cartes ci-dessus. Et quand Ajani et Liliana sont dans le même deck, on ne parle plus vraiment d'un miroir, mais d'une rouste... ça piquait sévère... Ce qui fait qu'au final, j'ai préféré le draft qui a suivi (oui, l'occasion faisant le larron, un draft a suivi l'AP). Le choix lors du draft évite de se retrouver face à un pack scellé énorme quand le sien est très moyen. Bon, d'accord, après l'AP, je connaissais mieux les cartes, et avec le "recul", mon deck du matin était sacrément faiblard...


Pour le draft de l'après-midi, j'ai décidé de changer complètement de stratégie, et de revenir à mes premières amours : le bleu et ses éphémères !! Voilà donc la base du deck :

 De quoi déclencher plein de trucs rigolos, avec du blast en prime !

 Et voilà donc à la louche le paquet d'éphémères pour faire de la magie, tout en embêtant bien son monde. Et une petite hache de lave pour finir les parties et gagner les courses aux blessures.

Avec une base de créatures un peu agressives, évasives ou qui vident un peu le board en arrivant, pour bien rester dans le thème. Une mention au mousse qui a collé un nombre de dégâts assez impressionnant, sa capacité de partage n'étant utilisée qu'une fois ou deux, mais toujours pour enfoncer le clou.

Ça faisait un petit moment que je n'avais pas fait de journée entière à jouer comme ça (au final, depuis Dominaria, et un petit draft tranquille à la maison); c'est toujours aussi agréable, et ça me remotive pour finir de trier les monceaux de cartes entassées quelque part chez moi...

dimanche 8 juillet 2018

épisode 109 : Quand on est cons...

Je devais avoir 11 ou 12 ans, je ne me souviens pas exactement. Mais je me rappelle de la scène très précisément. Pensez-donc, ma première figurine de Star Wars ! Un Luke Skywalker, typique de la gamme Hasbro des années 90, où chaque figurine était taillée comme ActionMan... Rien qu'à voir la photo du personnage sur le blister, on se dit qu'il a sacrément pris de stéroïdes juste après le shooting photo. Bon, tout ça pour dire que c'est ça qui a déclenché réellement ma starwaromania, et la collectionnïte associée. C'est à partir de là que je suis vraiment devenu un "fan" de Star Wars. Pour moi, ce terme a eu plusieurs sens différents depuis cette époque. 

The first of many...


Etre fan de Star Wars, c'était un peu (beaucoup) geek, on collectionnait des trucs issus de livres et d'histoires que personne ne connaissait. Puis c'est devenu une évidence avec la prélogie; presque une mode. J'ai toujours été allergique à la mode; et j'avoue préférer dans ma collection les personnages issus de la trilogie classique. Maintenant, ça ne veut plus dire grand chose : il y a des fans de bien trop de morceaux différents, et qui se traitent entre eux d'hérétiques... C'est un peu comme la religion chrétienne... on part d'un truc un peu confidentiel à la base, puis on se scinde en factions fanatiques qui se tapent sur le coin de la figure en débattant si le messie a bien possédé les fringues dans lesquelles il est mort, ou si tel ou tel personnage obscur est canon ou légende selon les épisodes d'une série pour enfant dans lesquels il apparaît...

Et on devient incroyablement cons... (n'y voyez pas forcément la suite de mon parallèle religieux, enfin, faites ce que vous voulez...). J'avais déjà ça à l'esprit dans l'épisode 107, en parlant de maître Lucas, mais l'actualité continue de ressortir des conneries en tous genres...

Ahmed Best, l'interprète de Jar Jar Binks vient de réapparaître dans l'actualité. Agé d'aujourd'hui 44 ans, on ne le connaît, malheureusement pour lui, que pour son personnage dans Star Wars. Jar Jar semble d'ailleurs avoir tué le reste de sa carrière. Peu importe la qualité qu'on trouve à ce personnage, il faut remettre deux ou trois choses à plat : c'est un rôle que je ne trouve pas forcément des plus gratifiants pour un acteur quand on ne voit pas son visage. Il ne s'agit même pas d'un masque, comme on peut le constater sur la photo. Peut-on alors remettre en question son talent d'acteur ? Et puis, qu'est au juste le personnage de Jar Jar ? Une sorte d'amuseur pour enfant, qui tranche certes avec le ton de Star Wars, mais au final, ces histoires ont toujours été écrites comme des contes pour enfants : princesse en détresse, vieux sage, fermier héroïque, happy end... Certes, on n'aime pas forcément Jar Jar, mais en tant que clown, difficile de dire qu'il rate sa performance. Et puis combien d'entre vous reconnaîtront immédiatement la référence quand quelqu'un sortira un "missa" ?
On lit depuis peu des confidences de l'acteur, disant que les réactions (enfin, le déferlement de haine) des fans lors de la sortie de la prélogie a été tel qu'il a failli ne pas le supporter et mettre fin à ses jours... En tout cas, cela semble avoir été suffisant pour mettre fin à sa carrière...


Ahmed Best en Jar Jar.


Il y a de cela deux mois, nous parlions du cas de Kelly Marie Tran, l'interprète de Rose dans l'épisode 8. Cette fois-ci, pas de personnage clownesque, juste un rôle secondaire plus classique. Mais au final, quelle différence? L'actrice a quitté les réseaux sociaux, supprimé toutes ses photos en ligne... A cause d'un déferlement de haine envers son personnage; son traitement dans le film, mais aussi à cause de son origine... Alors, avant de parler d'autres choses, bandes de fans hardcore, la question du racisme : PUTAIN, BORDEL , DU RACISME DANS DU STAR WARS?!? BANDES DE %§¨£§ ET VOUS VOUS DITES FANS DE L'AVENTURE LA PLUS MULTIRACIALE QUI EXISTE !!!!! OSEZ DIRE QUE VOUS NE KIFFEZ PAS LES TWILEKS ! ET PUIS, SI VOUS ETES DE "VRAIS" FANS, VOUS CONNAISSEZ L'UNIVERS ÉTENDU : QUI EST RACISTE ET ULTRA XÉNOPHOBE ? PALPATINE PUTAIN !! VOUS VOULEZ SÉRIEUSEMENT ETRE COMPARÉS AUX NAZIS DE L'UNIVERS STAR WARS ????
Pardon, je m'emporte.... Mais encore une fois, on assiste à la bêtise humaine la plus profonde, et tous ces haters ne méritent pas de pouvoir s'appeler "fans de Star Wars", parce que nous sommes nombreux à se sentir salis d'être comparés à cela. 


Kelly Marie Tran en Rose.


Et puis bien sûr, il y a George Lucas. Je n'ai pas l'habitude de faire cela, mais pour une fois, je vais citer wikipédia : 
"Pour de nombreux amateurs de la saga, le statut de George Lucas a basculé de celui de Messie à celui de Judas, traître à la religion qu’il avait lui-même créée."
Il est là le problème : pour beaucoup, on a dépassé le cap d'aimer une oeuvre, à celui de la vénérer. Les mecs vous savez quoi, c'est juste un film ! C'est juste un rôle ! C'est juste un acteur et une actrice qui font leurs jobs ! Et qui le font correctement (je n'ai jamais réellement su juger le talent d'un acteur, surtout parce que j'aime bien la VF, à moins que ce ne soit calamiteux, et nous ne sommes pas dans ce cas là). En fait, plus que cela, je suis sûr que ce sont des acteurs qui ont réalisé l'un de leurs rêves : jouer dans un Star Wars !! Mais tous ceux qui crachent ne sont que des rageux jaloux de ne pouvoir participer un tant soit peu à ce magnifique univers.
Vous n'aimez pas quelque chose ? personne ne vous force à l'acheter !! Et puis je suis certain que personne ne se hasarderait en vrai à venir insulter son marchand de kébab si un jour ses frites sont ratées. On change juste de crèmerie, ou on passe outre certains défauts pour apprécier le reste. Mais l'anonymat du net est bien pratique pour déverser sa haine en toute impunité... Encore que, en France, une chroniqueuse radio a été menacée (les petits génies du 18-25 de JVC...), et ses harceleurs ont été condamnés !

Allez, maintenant, je n'attends plus que le retour de Jar Jar dans le IX ! Longue vie à lui, à Rose, à leurs interprètes, en espérant qu'ils pourront tous à leur manière rebondir et profiter de l'opportunité qu'ils ont eu de jouer dans un Star Wars pour devenir le nouvel Harrison Ford ou la nouvelle Natalie Portman !




vendredi 6 juillet 2018

épisode 108 : Drew Struzan

Fichtre, un second article en moins d'une semaine ! On se croirait en 2010 ! Cette fois, changeons un peu des articles précédents de 2018, et revenons à quelque chose de plus court. Au bas de l'épisode 107, j'ai mis une superbe illustration intitulée George Lucas / The creative Impulse, par Drew Struzan. Revoilà donc la série d'articles pour vous faire (re)découvrir des artistes parmi mes préférés. Drew Struzan est principalement connu pour ses magnifiques affiches de films, quasi photoréalistes. Vous connaissez forcément son travail, même si vous ne connaissiez peut-être pas son nom.
N'hésitez pas à vous procurer L'Art de Drew Struzan, un superbe artbook qui laisse la parole à l'artiste, et nous plonge via commentaires et anecdotes sur chaque oeuvre dans le monde de l'illustration : entre nuits blanches passées sur une toile livrée à moitié sèche et costards-cravatés des studios limitant la volonté créative. Clairement, pas forcément une vision toute rose...
Mais place aux illustrations (que je mets d'ailleurs ici sans avoir les droits, forcément, nous en reparlerons bientôt); un simple clic sur l'une ou l'autre vous amène d'ailleurs sur le site de l'artiste, allez y jeter un œil :


           


         
















mercredi 4 juillet 2018

épisode 107 : Who have the only right ?

Quel est le point commun entre Picsou et Yan Solo? À première vue, pas grand chose, mais rassurez-vous, il y a bien de quoi retomber sur du Star Wars en partant d'à peu près tout ce qu'on veut. Ce blog vient de ressusciter, ne rompons pas tout de suite le contrat nécromantique stipulant qu'il devra évoquer du Star Wars pour ne pas retomber dans les limbes. Comment ça, qu'est ce qu'il ne faut pas entendre?



Attiré depuis un certain temps par une édition intégrale fort sympathique du travail de Don Rosa sur le plus riche des canards, je suis passé en librairie acheter les premiers tomes narrant la jeunesse de Picsou (oui, la librairie c'est bien, pas besoin d'aller enrichir davantage M. Amazon, qui appartient sûrement à Picsou d'ailleurs). L'édition est vraiment réussie, et laisse la parole à l'auteur entre chaque histoire. Et au début du tome 2, Don Rosa précise :


“Je tiens à ce que vous sachiez que la publication de ces histoires [...] sera la meilleure version jamais publiée en France, au moins aussi bonne, voire meilleure, que toutes les éditions disponibles “à travers le monde” ! Quand de précédentes éditions de ces histoires étaient publiées, je n'avais “aucun” contrôle sur la présentation. Certains traducteurs n'avaient apparemment pas une haute opinion de l'intelligence des lecteurs, allant jusqu'à réécrire mes scripts afin d'abréger et de simplifier les dialogues à l'attention des très jeunes lecteurs. Tout le côté “naturel” des dialogues était perdu, quand ce n'était pas ma vision tout entière du sens que j'avais voulu donner qui était changée quand ils considéraient qu'elle était trop complexe pour un petit enfant. En d'autres termes, ce que vous avez vu par le passé n'était parfois pas de réelles traductions, mais des réécritures intentionnelles. La mise en couleur [...] se révélait parfois incorrecte, ou inconstante d'une histoire à l'autre quant aux habits des personnages ou à la couleur de leurs cheveux. Néanmoins, pour la présente édition, j'ai personnellement inspecté chaque case de ces précédentes versions de mes histoires avec lesquels Glénat devait travailler. J'ai vérifié l'intégralité de la mise en couleur, et [...] nous avons vérifié chaque cartouche, chaque bulle, chaque panneau, chaque onomatopée et nous avons “tout” restauré en suivant mes scripts d'origine. [...] Si vous comparez les nouvelles avec les versions passées, en particulier deux de mes histoires préférées [...], je pense que vous aurez l'impression de lire une toute nouvelle histoire.
Maintenant, reste à savoir si vous aimerez ou pas la version corrigée! Je sais d'expérience que rien ne le garantit. Dans les autres pays où j'ai effectué des inspections similaires des traduction de mes histoires, on a parfois dit que les histoires étaient moins drôles que dans les versions précédentes. Mais c'est apparemment parce que les traducteurs prennent quelquefois l'initiative de rajouter des blagues dans mon dialogue là où il n'y en avait pas. Si j'avais voulu qu'un gag figure dans telle bulle, j'en aurai mis un : je pense avoir un certain sens de l'humour, du moins c'est ce qu'on m'a dit. Mais il m'arrive de vouloir sciemment que mon dialogue ait une autre finalité que de simplement lancer une plaisanterie facile au lecteur, et d'adopter parfois un ton plus sérieux. Ainsi il se peut que vous ne retrouviez pas certains gags, alors que d'autres ont été restauré. Une autre réaction très intéressante à ces éditions “corrigées” est liée à la mise en couleur. Il arrive qu'une réédition collector telle que celle-ci soit achetée par un lecteur de la première heure ayant grandi avec mes histoires [...], et qui désire à présent un volume relié permanent de ses héros d'enfance préférés. Et je me donne un mal de chien pour m'assurer que toutes les histoires soient recolorisées de façon plus réaliste, dramatique ou complexe comme je l'avais toujours voulu, et le résultat me ravit. Mais voilà ces lecteurs qui me disent préférer les anciennes versions ! Ce à quoi je répond : “Mais... Mais ces nouvelles colorisation sont tellement meilleures ! Faites par de vrais artistes qui utilisent des techniques de colorisation numérique complexes tout en se basant sur mes préférences personnelles ! Les anciennes versions ont été bâclées, mal faites, et sont tout simplement “incorrectes” ! Ce à quoi ils rétorquent : “Mais elles étaient comme ça quand j'étais petit, et c'est comme ça que je les aimais.”
Eh bien, comme je crois véritablement en la beauté de la nostalgie, je n'ai pas de réponse face à un tel raisonnement. Revivre son enfance est une chose magnifique. Mais c'est aussi une chose magnifique pour un auteur ou un artiste de voir son travail présenté à son public tel qu'il l'avait voulu. J'espère que mes fans de la première heure ont encore ou peuvent à nouveau se procurer ces éditions originales, celles que les enfants qu’ils étaient ont aimées. Ils pourront en parallèle découvrir ces nouvelles versions “corrigées” de mon travail, dont l'apparence et le contenu sont fidèles à mes intentions.”

Don Rosa et Picsou

La question soulevée est ici celle de l'appartenance d'une oeuvre. Qui possède un film, un livre?
  • L'auteur, le créateur, le réalisateur s'investissent dans leur travail, y mettent toujours d'eux mêmes. Ce sont les vrais artisans qui ont créé l'oeuvre. Laissons ici de côté les réalisateurs qui ne sont que des techniciens, au profit de ceux qui, comme George Lucas, ont réalisé leur vision, sans se soucier de directives extérieures. De même, nous ne nous penchons pas sur le cas des techniciens, des “ petites mains” au service de la vision.
  • Les producteurs, distributeurs, éditeurs apportent des fonds, prennent parfois des risques pour promouvoir une oeuvre. Idéalement, ils ne se mêlent pas de la création proprement dite (hum…. Combien de blockbusters actuels sont charcutés à l'encontre de la vision du réalisateur… coucou JLA), mais sont parfois derrière une idée, en plus de fournir la logistique et la crédibilité (comment ça une mention du type “par le producteur de…” n'est pas un gage de qualité?).
  • Enfin le spectateur paye son billet, achète une copie, veut à son échelle posséder une part de l'oeuvre, la regarder et en jouir à son gré. Et quand suffisamment de temps ou de notoriété sont en jeu, il faut même tenir compte de l'Histoire ou de la Culture, les œuvres devenant partie intégrante du patrimoine de l’Humanité. 



Dans tout ce bouzin, la volonté du créateur semble prendre de moins en moins d'importance.... La liberté laissée à Don Rosa pour publier ses histoires selon sa volonté me semble louable. D'ailleurs, l'auteur a sauté sur l'occasion et ne s'est pas contenté de valider une version toute faite, mais a bien remis les mains dans le cambouis pour nous offrir le meilleur de sa volonté. Il semble ici qu'il avait à retravailler des modifications de traductions ou des mises en couleurs qui avaient été modifiées avant la publication, sans son approbation. On assiste donc à une opération de nettoyage, un retour à zéro au niveau de l'oeuvre originale.
Mais le lecteur s'est approprié l'oeuvre, et en payant, veut retrouver l'oeuvre initiale dans son histoire personnelle. Comme le signale Don Rosa, il y a effectivement nombres de gens qui veulent retrouver exactement ce qu'ils ont lu dans leur jeunesse. Et c'est tout à fait compréhensible de vouloir sentir de nouveau le parfum des madeleines de son enfance… Et je suis le premier à vouloir que Greedo se fasse abattre par Solo “first”.


Penchons nous alors sur les multiples changements que George Lucas a fait sur son oeuvre. Je ne me lancerai pas à écrire qu'il a dénaturé Star Wars, parce que contrairement à nombre de fans hardcore, de haters (oui, passé un certain niveau de haine, je ne considère même plus que certains sont encore des fans, mais seulement des égoïstes, plutôt stupides, quand on voit le niveau de connerie débité… jetez un œil sur la vidéo d’InThePanda), je respecte, au moins l'homme, mais aussi l'univers qu'il a créé et dont il a été le maître d'oeuvre pendant près de quarante ans.

Celui que les "vrais" fans devraient considérer comme le maître et non pas conspuer...

Là, contrairement à Don Rosa, Lucas n'a pas fait qu'effectuer un nettoyage (il l'a fait au moment de sortir DVD ou BluRay qui ne pouvaient conserver l'image dégradée par les ans des vieilles copies). Confronté à la technologie de l'époque qui ne lui permettait pas d'exprimer sa vision à son plein potentiel, Lucas n'a pas forcément pu en 1977 filmer tout ce qu'il aurait voulu. Ce qu'il a fait ensuite, en plusieurs étapes, avec l'édition spéciale, la sortie DVD, la sortie BluRay...
La motivation est donc différente, mais pour le spectateur, le lecteur, quelle différence? En achetant la dernière édition de la trilogie classique, on ne retrouve donc pas forcément ce qu'on voulait. George est passé par là, mais tout comme Don Rosa, il a modifié son oeuvre, pour la rendre plus proche de sa vision d'origine. Certains diront qu'il n'avait pas le droit, ben tiens, il l'a fait, donc en plus de la possibilité, il en avait sacrément les droits. Le nombre de mèmes sur le net prouve le respect que la communauté accorde pour les différentes versions successives….

Les fans les plus mesurés ont alors décrié l'impossibilité de trouver la première version de leurs films préférés. Ok, George a fait ce qu'il voulait avec son bébé, mais pourquoi interdire la distribution des premières versions? Soyons un peu honnêtes, la première fois que les épisodes de la trilogie sont sortis en DVD, un par un, ils étaient tous accompagnés de la version originale du film. Oui, oui, la possibilité sur DVD, produite par Lucasfilm, de voir Yan Solo abattre Greedo de sang froid, avant de rejoindre Chicco au Millenium Condor. Ils ont une place bien au chaud dans ma dvdthèque, à côté des épisodes 7 et 8. La mise à niveau en haute définition est un travail non négligeable, on peut comprendre que Lucas ne l'ait pas fait pour le BluRay , mais ces versions ont existé dans le commerce. Dès lors, de quoi se plaint-on?




Et pour finir, une petite question pour les hardcore haters : depuis la reprise par Disney, vous ragez au maximum, criant à l'hérésie, appelant au Djihad… mais respectiez-vous la volonté de Lucas quand il a fait la prélogie selon sa vision, sans se plier aux studios (vu qu'il était le studio), quand il a modifié la trilogie classique pour mieux la faire correspondre à sa vision? Non, vous avez été tellement nombreux à hurler, donnant à notre communauté de fans la réputation la plus extrémiste qui existe…. Et vous pensez ne pas être responsable de la vente à Disney? Lucas avait encore des idées, des visions à nous montrer… mais c'est facile d'imaginer la fatigue qu'il a pu ressentir face aux “auto-proclamés” fans qui pensaient mieux que le conteur deviner la fin de l'histoire…
Nous n'avons au final que les nouveaux films que nous méritons. Personnellement, j'ai réussi à mettre de côté l'ancien univers étendu pour les apprécier, sans les porter plus aux nues que leur qualité intrinsèque. Mais si vous vous en plaignez, assumez un peu…


Merci à George Lucas pour sa vision, et pour l'univers qu'il a créé, qui nourrit l'imaginaire et la création depuis plus de quarante ans.




jeudi 24 mai 2018

épisode 106 : Reboot solo


2018. C'est fou ce que le temps passe. Mes derniers articles ont quasiment 7 ans. Et un hébergeur d'image qui a disparu depuis… mais ce n'est pas grave, tous les anciens articles ont des illustrations maintenant hébergées chez Big Br.. euh Google. Ce blog est donc comme neuf! À tout point de vue. Son nombre de lecteurs ne doit pas faire exception… Qu'à cela ne tienne, il suffira de publier de temps à autre; et puis, au final, si personne ne lit ce que j'ai envie d'écrire, on s'en fout non ? Tant qu'on y est d'ailleurs, un petit changement éditorial (ce mot me semble tellement grandiloquent pour un blog comme le mien...), à la relecture des articles précédents (juste pour remettre les images, rassurez-vous) je me suis dit que je ne mettrais plus autant d'articles personnels. Parce que je n'ai pas envie de m'étendre sur internet. Parce que la petite communauté de blogs (les autres sont à droite) est quasiment morte et que les lecteurs habituels cités à de nombreuses reprises ne sont plus là. Parce que, parce que, voilà, c'est tout. Donc, à l'avenir, il devrait y avoir ici (mouhahaha, qui croit vraiment que je vais publier des trucs après la whathecuterisation de mon blog) uniquement des articles/réflexions/critiques sur du cinéma, des livres, des sujets d'actualité...

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Cela fait plusieurs fois déjà que j'avais pensé à rajouter quelques articles sur ce blog et voilà que l'occasion se présente. Cette occasion, c'est la sortie d'un film d'auteur confidentiel à petit budget. Solo. Le dernier Star Wars. Eh oui, de quoi pensiez-vous donc que j'allais parler sur ce blog?



Avant de s'attaquer à Solo proprement dit, il va falloir remettre certaines choses au point. On commence d'ailleurs avoir un nombre de films suffisamment conséquent pour qu'un bref récapitulatif ne me fasse pas de mal. Depuis le rachat par la petite souris, notre franchise préférée s’est lancée, au cinéma du moins, dans deux directions différentes. D'une part la troisième trilogie, avec ses films numérotés qui sont censés se suivre pour raconter une histoire globale, et d'un autre côté des spin-off censés être totalement indépendants et couvrir des événements se déroulant entre, avant, pendant d'autres épisodes.
J'évoque le fait que la postlogie est censée être un tout, même si contrairement aux deux précédentes, celle-ci semble plutôt s'adapter au réalisateur de chacun des films et au retour sur le film précédent, quand les trilogies chapeautées par Georges Lucas suivaient un plan prédéterminé quitte à ce que tous les films ne soient pas aussi bons. En effet, ce n'est pas le cadre de cet article, mais l'épisode VIII ne semble pas s'inclure dans le projet de JJ Abrams, vu les petits tacles au numéro précédent. J'attends de voir ce que va donner l'épisode IX avant de vraiment conclure, mais pour le moment, il se dégage de tout ceci un petit côté "cadavre exquis"; cela peut donner de très bonnes choses, mais c'est quand même un peu regrettable par rapport à la cohérence qui régnait jusqu'ici dans l'hexalogie (et même dans l'univers étendu, la Force ait son âme).


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Maintenant, revenons-en à nos shaaks, les films spin-off, "Star Wars Story". Rogue One introduisait de nouveaux personnages, un enjeu certes faible vu qu'on avait affaire à un préquel de l'épisode IV, mais se regardait vraiment comme un film indépendant. L'apparition de Vador et de la princesse Leïa ne laissait pas le spectateur sur sa faim car la suite se trouvait dans la trilogie originale.
Solo, jusqu'à sa toute fin, est aussi un film "solo", qui ne nécessite pas d'avoir vu d'autres choses. Et puis là, boum ! Dark Maul ! Je reviens sur le reste du film après, mais là, comme je suis un peu resté vissé sur mon fauteuil lors de la séance, il faut que je revienne sur la présence de ce personnage !



Quand on connait l'univers étendu (officiel, ou pas), on sait que Maul n'est pas censé être mort dans la Menace Fantôme. Le personnage apparaît aussi dans The Clone Wars, et dans Rebels (il va vraiment falloir que je regarde cette seconde série). Mais jusqu'ici, quand Lucas était aux manettes de son univers, il avait sa vision des choses. L'univers étendu devait s'adapter; même avec Clone Wars, la série créait pas mal de personnages, mais un peu cartoonesques, et on ne les voyait pas dans les films. Pour rappel, la première série animé Clone Wars est sortie 2 à 3 ans avant la Revanche des Siths, il va de soit que le film devait déjà être écrit, et à part Grievous, des personnages aussi importants que Durge ou Ventress ne sont pas à l'écran dans l'épisode III. 

Asajj Ventress, apprentie de Dooku; le général Grievous et le chasseur de primes Durge.



Cette fois-ci, la volonté semble être l'interconnectivité entre tous les éléments de l'univers. Voire même, je trouve que c'est presque une intrusion d'une série jeunesse dans un film. Sans tomber dans un cliché de comics, faire survivre un personnage (ou le faire revenir) de la sorte, ça passe étrangement au cinéma. Et puis, on sort du film en restant largement sur sa faim ! Maul est censé être éliminé dans Rebels; le faire revenir dans Solo ne peut pas être juste un simple caméo sans suite. Tous les fans sont en ébulition (à l'écriture, je cherchais une image de Maul extraite du film, je n'en ai pas trouvé, mais en revanche il y a pléthore d'articles évoquant Maul); et cela n'aurait pas un grand intérêt de juste mettre un personnage si important ici, sachant qu'il meurt ensuite dans une série "canon" si ce n'est pour le montrer dans de futures aventures. Peut-être même des aventures télévisuelles ou papier....

Disney a écrasé l'ancien univers étendu, pour éviter de se trouver face à un problème de continuité, de liberté d'écriture, et surtout pour que les nouvelles productions ne soient pas comparées aux livres existants ou ne soient pas trop ancrés dans ces œuvres, empêchant ceux qui ne les ont pas lus de bien comprendre. Oui, il existe des gens qui n'ont pas lu Zahn, Stackpole... C'est un peu l'effet "Marvel": les films ne sont qu'inspirés des comics, mais les développements des personnages, les grandes trames sont différents. Et je suis le premier à accepter ça, n'ayant lu que l'équivalent de 3 ou 4 ans de production papier, je suis content de ne pas avoir à remonter jusqu'aux années 60 pour comprendre le MCU. 
Mais là, n'est-on pas justement en train de faire l'inverse ?? Les séries Marvel sont très imbriquées dans l'univers cinématographique (pour Agents of SHIELD) ou au contraire pas du tout (les séries Netflix). Cependant, Agents of SHIELD n'empiète pas sur les films. Là, avec Solo et le retour de Maul, les séries s'incrustent dans le film ! C'est très bien pour les séries; une petite partie de moi attend de voir Thrawn dans un film, mais pour autant, on attend du spectateur une connaissance de l'univers pour bien comprendre le film ! Et alors, E Chu Ta ! Pourquoi avoir effacé notre univers étendu, si c'est pour en créer un nouveau, encore plus connecté avec les films ?

Si on efface l'univers étendu, mais qu'on laisse les anciens auteurs aux commandes du nouveau, forcément, les personnages les plus charismatiques reviendront inéluctablement ! Et c'est tant mieux !


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Bon alors, le bilan ! Avant la grosse critique et le résumé étape par étape, que vous pourrez lire plus bas, voici mon avis. Solo est un film de gangsters, assez réussi en tant que tel. Nous n'avons pas qu'une intrigue mais bien plusieurs phases d'introduction; le gros coup, qui rate, puis les suites de cette action, avec des rebondissements jusqu'à la fin. Rien n'est vraiment totalement novateur, mais le film tient ses engagements, c'est bon divertissement et l'histoire est assez sympa.
Les références au reste de l'univers sont assez présentes mais sans gêner l'histoire (à part la réapparition de Maul), et cela fait un excellent prologue (encore un, après Rogue One) pour l'épisode IV. Mais contrairement à Rogue One, Solo a un enjeu bien plus limité. La situation de la galaxie est bien présente en toile de fond, mais les personnages n'ont pas de réelle influence. Cela nous sert donc en réalité de prologue au personnage de Solo plutôt qu'au reste de l'épisode IV.
Le personnage de Han, justement, est fort sympathique (laissez tout de même de côté l'idée d'y voir ce bon vieux Harrison) et foncièrement gentil. C'est le "gentil vaurien" dont tombe amoureuse Leia. Mais justement, les éléments marquants du film qui développent le personnage (son côté naïf de vouloir toujours aider Qi'ra à quitter Corellia malgré plusieurs années, son bon fond quand il aide Enfys Nest mais aussi son implacabilité quand il tire le premier sur Beckett) semble bien se lier à des petits éléments de la trilogie classique. Peut être même trop: comme si le personnage avait comme un cahier des charges de plusieurs éléments importants de personnalité et qu'entre chaque, il est assez plat.
De même les liens avec les autres personnages sont assez rapidement traités, et ainsi, les motivations de Solo sont parfois au second plan, et lors de la séance, pris par l'action, je me suis demandé, une fois la scène finie : "pourquoi ils sont là déjà?". Nous avons tendance à nous habituer à des intrigues développées sur plusieurs épisodes (séries, MCU, postlogie...) et là, un peu plus de temps pour développer plus d'empathie serait nécessaire.
Cependant, le film est donc réussi, un très bon divertissement, même si les détails cités ci-dessus, et son manque d'ambition galactique (inhérent à son type de film de gangsters par rapport à du space opéra) ne le place pas parmi les indétrônables de la trilogie classique, et reste en deçà de Rogue One (même si son rythme est plus équilibré !).

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Un dernier petit mot, concernant les conditions du visionnage : pour la première fois, j'ai tenté le cinéma IMAX ("the ultimate experience... bla bla bla"). Déjà, même avec la carte étudiant (oui, depuis les premiers articles de ce blog, je suis toujours étudiant !), force est de constater que ça coûte cher. 15 euros. Pour une place de cinéma, c'est quasiment le prix d'un BluRay neuf ! Mais c'est vrai que l'écran est (très) grand, et le côté courbe fait que quand on est bien au milieu, on ne voit rien d'autre ! Les lunettes 3D cachent d'ailleurs les panneaux lumineux des sorties de secours. L'image est vraiment de bonne résolution, et le son envoie suffisamment du pâté et fait trembler les sièges. Enfin, la 3D; je serais tenté de dire qu'elle se fait oublier. Pas de défaut visuel, mais pour autant, pas non plus de trouvaille fabuleuse scotchant le spectateur à son dossier. Elle donne un peu de profondeur, et participe sûrement à l'immersion mais ne me laissera aucun souvenir.



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Et pour finir, vu le temps depuis lequel je n’avais pas parlé de Star Wars, il manque forcément des articles sur les épisodes VII, VIII, Rogue One… Et la galaxie a aussi vu une perte arriver, voilà donc l’occasion de repenser quelques instants à notre princesse préférée qui a rejoint la Force.



le résumé bien lourd est plus bas.

lundi 12 septembre 2011

épisode 105: Olly Moss

Ça y est, la fin des vacances, la reprise des cours, mais de paire avec tout ça, j'ai de nouveau internet !! C'est donc parti pour une nouvelle saison d'articles totalement inutiles et starwaresques. Et pour me remettre dans le bain, n'ayant pas encore d'inspiration après une éprouvante semaine de stage sur le terrain (hum...), je reprends mes articles sur les illustrateurs.

Et ce mois-ci, Olly Moss. Un jeune artiste anglais connu surtout pour ses détournements d'affiches de films, avec souvent deux interprétations possibles d'une même image. Et la plupart du temps, foultitude de références geek !!