jeudi 6 septembre 2018

épisode 119 : Aleksi Briclot

Septembre, la rentrée scolaire, la reprise du boulot... et un nouvel article sur un artiste. Cette fois-ci, Aleksi Briclot. Travaillant le plus souvent avec l'outil numérique, Aleksi Briclot a travaillé pour des jeux vidéos (il a d'ailleurs été directeur artistique sur Remember Me), des jeux de société, de rôle... et bien sûr il a réalisé moult illustrations pour Magic (et d'autres jeux de cartes). Il est aussi dessinateur de bandes dessinées, et de comics.






samedi 1 septembre 2018

épisode 118 : Zététique de comptoir


Bonsoir tout le monde, comment ça va? Garçon, je voudrais un verre de ça! Tiens, un lecteur, qu'est ce que vous faites dans ce bouge? Bon, tant que vous êtes là, si on bavardait un peu? Déjà, on va pas parler trop fort, parce que je sais pas comment vous avez fait, mais d'habitude le patron sert pas les droïdes!

Z'avez suivi un peu ce qui se trame? J'parle des trucs secrets que le gouvernement nous planque... (chuchote) Des aliens, ou des trucs du genre, on en a vu cet été dans les Vosges....
Hahaha si vous aviez vu votre tête! Oui, je sais, on n'en a pas réellement vus, mais bon, les feuilles de choux locales ont quand même titré sur ça!! Haha! Allez voir les dernières vidéos d'AstronoGeek, et même les vidéos de ses compères Le Defakator, Hygiène Mentale, La tronche en Biais et les autres, j'ai plus leurs noms, mais ils en parlent dans leurs vidéos!







Enfin, c'est top, c'est des zététiciens qui montrent facilement que les prétendus experts en crop circles, interventions alien ou énergie cosmique sont au mieux des doux rêveurs ou des charlatans qui vont tenter de te vendre des bouquins plein de bullshit et au pire des types qui vont te convaincre que l'énergie cosmico-tellurico-new age truc va remplacer tous les méchants vaccins et soigner ton cancer.

Ah, désolé, je croyais que tu savais de quoi je parlais; ou alors t'as déjà enquillé la bière de trop... La Zététique, c'est l'art du doute, l'étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux ou pseudo scientifiques.... Si tu veux commencer facilement lis "Devenez sorciers, devenez savants" de messieurs Broch et Charpak, et puis tu vas ensuite regarder tous les épisodes d'hygiène mentale. Ça aidera à affûter ton esprit critique. Tiens, une anecdote rigolote: à l'écriture de cet article, j'ai jeté un oeil à la page Wiki du livre de Broch et Charpak. La page annonçait que des "scientifiques" critiquaient le livre... Tiens, v'la ma modification: en rouge supprimé, en vert, ajouté, sans trop de mépris j'espère...


Comme quoi, toujours garder son esprit critique! Avant de me dire que c'était n'importe quoi, je me suis étonné que le terme "scientifique" soit utilisé sans plus de précision. Les CV de ces deux énergumènes sont disponibles sur la toile, et oui, ils ont fait des études scientifiques.... Après leur bac... Moi aussi... Mais de là à me prétendre scientifique... Et puis bon, le lien qui pointe vers paranormal.info...

En tous cas, ça m'a bien fait marrer, parce que forcément y a plein de nouvelles vidéos de J.C. Bourquin. Tu te rappelle pas? Le conspirationniste qui lutte contre les groupes de Jésus Omega! Retourne voir les SLG, c'était fun. Ah mince, je crois que le patron t'as grillé, bouge vite tes circuits de là! On se revoit bientôt, ok? C'était cool de discuter avec toi! Même si j'avais un peu l'impression de parler tout seul... Bizarre...



samedi 18 août 2018

épisode 117 : Chère Hadopi

Bonjour chère Hadopi, 

Je t'écris ce petit mot pour te dire bonjour, déjà, un peu de politesse c'est toujours bien. Et puis bien sûr, pour prendre quelques nouvelles, en plus de celles que m'envoient les médias à grande diffusion quand j'ai la faiblesse de les écouter (un peu de Radio, n'allons tout de même pas jusqu'à allumer BFM, je suis sûr que ma Box TV n'apprécierait pas d'être dérangée une fois tous les six mois pour ce genre de contenu cultur... euh, enfin, bon, tu m'as compris).



Il paraît que tu n'es pas morte ! Grande nouvelle, ça fait plaisir.. euh, façon de parler hein, sans vouloir t'offenser bien sûr. Et en plus, il paraît que tu as mis les bouchées doubles pour lutter contre le méchant contrevenant qui pirate et mange les marges des majors depuis son client Torrent. Bon, je ne vais pas t'embêter à te dire ce que je pense vraiment des marges que se font les éditeurs, par rapport aux auteurs, parce que là, on commence à taper sur le système entier, et qu'au final, à t'écrire depuis mon PC entre mes goodies Star Wars et ma collection de DVD du Seigneurs des anneaux, je me sens quand même un bon rouage du système.

Mais je me posais une petite question : il semblerait que tu saches exactement ce que les méchants pirates (bouhh) téléchargent depuis leurs navires bêtement localisés dans les eaux territoriales françaises. Mais du coup, quand tu enguirlandes M. Sparrow pour la BO de Star Wars, comment savoir si ce bon monsieur n'a pas en sa possession une copie physique de l'oeuvre du délit ?
On a toujours le droit de copier un DVD de sa collection personnelle, pour les vacances par exemple? Il s'avère que je reviens justement de vacances (navré, je ne me souvenais plus de ton adresse physique pour la carte postale), et qu'avant de partir j'ai récupéré quelques films. Ah, je te vois venir, tu veux directement mettre "voler", mais descends donc de tes grands chevaux et laisse-moi finir. Cela va de soit que je possède ces œuvres sur un quelconque support acheté avec de vrais deniers imposés par ton patron. Alors, alors ? C'est autorisé ça non ? Comment fais-tu pour savoir si on a juste fait l'équivalent d'une copie de bluray parce qu'on ne veut pas se trimbaler avec sa platine de salon et sa télé dans le train?

Bon, c'est vrai qu'il y a dix ans, j'avais pas vraiment trop de revenus (c'était rigolo les années étudiantes à bouffer des pâtes pour acheter du Star Wars). Mais maintenant, j'ai une certaine collection de DVDs et Blurays, un compte Netflix, un compte Amazon... Ils avaient des cookies, j'ai pas pu résister. Donc plein de moyens tout à fait légaux de pouvoir regarder des films. Et donc voilà le souci : ça m'embêterait un peu (je ne dis pas ça uniquement pour te faire plaisir) de recevoir de tes nouvelles; à moins que tu ne m'écrives aussi gentiment, avec des photos de tes vacances par exemple. Surtout pour des œuvres dont j'ai légalement le droit de disposer, pour moi, à ma guise. Pourquoi télécharger? Parce que mon ordi fixe ou ma platine bluray sont un peu compliqués à transporter, que Netflix et consorts sont quand même vachement dépendants du réseau, et que leurs options de téléchargement sont pas évidentes à mettre sur un disque dur externe... Et puis, c'est pratique, mais j'aime toujours pas le streaming. Qui me le rend bien, quand je m'affale dans mon fauteuil, après une dure journée de travail, et que ma télé me dit "Netflix éprouve des difficultés à récupérer ces titres, essayez plus tard". Alors que je paye pour un service, ce genre de moment me fait regretter mon .avi qui se lit sans souci.



Voilà, voilà, sur ce, j'espère quand même que tu as pris quelques jours de vacances par ce bel été. Et que tu t'hydrates bien, ce serait dommage de ne pas passer la saison. Et puis, crois-moi, si j'ai téléchargé du Star Wars (oui, oui), eh bien, forcément j'ai les copies physiques, tu te doutes bien, pas acquises Day One mais presque.

Bonne nuit, et à bientôt, mais le plus tard possible :)

Ernest

mercredi 8 août 2018

épisode 116 : John Howe

Reprenons notre série d'article sur les artistes que j'aime beaucoup. Ce mois-ci, John Howe, l'un de mes artistes préférés, que j'ai découvert à travers ses œuvres sur les textes de Tolkien, avant qu'il ne soit chargé de la direction artistique des films de Peter Jackson, avec Alan Lee (qui fera sûrement l'objet d'un autre billet, un autre mois). Cela a dû contribuer à ce que j'apprécie vraiment le visuel des films de Jackson. Howe a d'ailleurs participé à d'autres de mes univers favoris : il a fait de magnifiques peintures pour Confrontation de Rackham (la première illustration représente d'ailleurs un Cynwäll, la version numérotée et signée est bien le seul elfe que j'accepte d'avoir dans mon salon) et quelques cartes pour Magic. N'hésitez pas à vous procurer l'un de ses livres, ou à voir l'une des expositions qu'il fait de temps à autre en Europe (il habite en Suisse). Comme d'habitude, les illustrations appartiennent à John Howe (ou aux divers ayant-droits), un simple clic sur n'importe laquelle vous emmènera sur son site personnel.








jeudi 2 août 2018

épisode 115 : Oraux de rattrapage

Ça fait un petit moment que je ne t'ai pas partagé de musique, toi, cher lecteur esseulé qui se demande encore ce qu'il fait ici. Et comme ça fait presque 10 ans, voici de quoi rattraper un peu le retard. En revanche, si tu es un habitué de la maison, tu ne seras pas perdu, voire même, peut-être satures-tu de ces morceaux de musique? Peu importe, écoute, c'est bon ! Sans réellement changer de registre par rapport à ce que j'avais partagé avant, on va cette fois faire un peu plus varié niveau styles. Et un peu plus propre niveau vidéos et clips. Et si tu veux juste écouter, il y a la playlist Deezer, voici les ingrédients : il te faut un compte Deezer (un compte web gratuit suffit) et un AdBlock pour les publicités.





Commençons en douceur par du Faun, que j'ai découvert grâce à Omnia :



Pour la suite, clique là-dessous.

samedi 28 juillet 2018

épisode 114 : Une petite tranche de Soylent?

Un blog c'est un peu comme un cahier, avec des croquis, des idées griffonnées à droite ou gauche, et de temps à autre un bout de texte complet qu'on veut montrer. J'avais laissé en plan pas mal d'articles dans la section brouillon : des choses qui vont d'articles à demi écrits, à de simples idées, posées là, en me disant que j'écrirai l'article idoine plus tard. Bon, depuis 10 ans, les idées je les ai oubliées, mais il reste quelques petits bouts de textes. Du coup, je fais du cadavre exquis avec moi même... très conceptuel tout ça... Le début de ce qui suit a été écrit pour l'épisode 100. Et la suite est toute fraîche, sachant que je n'ai strictement aucune idée de la direction que je voulais emprunter...



La sueur coulait sur le front crasseux de l'homme. Jadis roux et courts, ses cheveux tombaient maintenant sur ses épaules, noyés dans la poussière et la saleté. Une barbe rousse et hirsute lui mangeait le visage, dissimulant à grand peine la cicatrice qui courait de son orbite gauche à son menton, fendant sa bouche en un rictus figé et presque ironique. Vestiges de son armure et de sa cape, ses hardes le mettaient au ban de la société dans chacune des villes qu'il avait traversées sur le trajet du retour. Seule son épée, dissimulée dans un fourreau rafistolé, gardait un peu de la superbe qui l'animait quand il avait quitté son foyer pour partir sur les routes, il y avait huit années de cela.
Il en avait tant vu en huit ans que plusieurs vies entières lui semblaient s'être écoulées. Mais il se rappelait vaguement, il avait quitté son pays... impossible de se souvenir d'un nom, d'ailleurs même le sien avait déserté sa mémoire depuis longtemps. La solitude, le dénuement, les épreuves qu'il avait traversées, les créatures horribles qu'il avait fuies ou vaincues... Tout ceci dans un seul but. Trouver le talisman de Xénon et le ramener pour pouvoir tuer le Maître. Trouver le talisman de Xénon et le ramener pour pouvoir tuer le Maître... Il n'avait plus en tête que ce leitmotiv. Et depuis que la lourde chaîne en bronze, soutenant le fameux talisman, mordait les chairs de son cou, sa rengaine ne le poussait plus seulement en avant, mais elle le maintenait en vie, effaçant sa fatigue, muselant sa faim, guidant ses pas sur le trajet de retour. Vers le dénouement de sa quête. Vers sa cité, et vers le palais du Maître.


Son entrée dans les faubourgs s'était quasiment faite sans encombre. La population semblait encore plus raser les murs que lorsqu'il était parti et les troupes du maître patrouillaient, toujours omniprésentes, mais la tradition de la garde de la porte sud était toujours au laxisme. Et un vagabond, sale, puant et l'air illuminé était rarement considéré comme une menace pour la sécurité de l'état. Ses pas l'avaient mené machinalement vers la Place aux Ours, et son tableau d'affichage public, véritable état des lieux de la vie dans la cité. Il avait failli ne pas reconnaître le lieu: les chênes millénaires sculptés qui donnaient son nom à la place n'ombrageaient plus les pavés irréguliers. Ils avaient cédé la place à un gibet où se balançaient doucement plusieurs cadavres, certains morts depuis plusieurs jours. Le panneau d'affichage, quant à lui n'avait pas bougé, mais présentait maintenant uniquement des tracts à la gloire du Maître ou des avis de recherche contre divers traîtres, terroristes, ou tout opposant au Maître. Toutefois la répression avait dû gagner en efficacité vu le nombre limité de primes. D'ailleurs, en soulevant un parchemin vantant l'honnêteté et la bonté de la justice du Maître, l'homme resta figé devant une représentation naïve d'un groupe de jeunes gens affublés d'une prime de 180 couronnes. Les affiches placardées au dessus avaient empêché l'illustration de complètement disparaître, mais le texte et notamment les noms avaient été effacés par le soleil.
La voix lancinante qui guidait ses pas depuis des années et la tension de la chaîne du talisman autour de son cou semblèrent soudain passer à l'arrière plan, tandis que l'homme sentit des larmes tracer des sillons dans la crasse recouvrant son visage. Ses quatre amis étaient morts depuis longtemps, tombés les uns après les autres, les revoir ainsi, même sous un trait si grossier l'avait bouleversé. Et là, au centre de l'illustration, cheveux roux et visage étrangement juvénile, c'était lui, à côté de Myra! Myra... Il ne retrouvait pas les noms des autres, mais comment avait-il pu oublier celui de Myra? De vagues sensations, des images de joie passée lui revinrent. Les détails et le reste de son passé continuaient pourtant à lui échapper, occultés par sa rengaine incessante, maintenant renforcée par un renouveau de haine envers le maître. Un coup de hampe dans les côtes le fit sortir de ses pensées en sursaut.

*

lundi 23 juillet 2018

épisode 113 : Ntelfix en vrac

Ceci n'est pas qu'une infâme publicité pour un site de streaming légal, dont le nom en lettres rouges commence par N. Mais ça fait globalement un an que j'ai souscrit un abonnement, et j'ai regardé ou découvert plein de trucs, plus ou moins bien. Et en suivant les sorties très régulières d'articles critiques que la majorité de mon lectorat publie comme des "vracs", je me suis dit que j'allais faire de même. En éditant l'historique, j'ai regardé tout pile 1138 épisodes/films/contenus vidéos sur cette plateforme. 

Encore une perche tendue pour parler de Star Wars ?

Alors, place au bilan, non exhaustif, parce que bon, le but c'est quand même que vous restiez jusqu'à la fin de l'article... Et je ne vais causer que des œuvres que j'ai découvertes cette année.

Speed Racer : c'est très beau, excessivement flashy, et avec un fond plus profond qu'il n'y paraît au premier abord. Le scénario n'est pas forcément le truc le plus original filmé par les Wachowskis mais ça fonctionne bien et offre des belles scènes de course.

Marvel's Iron Fist, Jessica Jones, Luke Cage, Daredevil, Defenders et Punisher : alors, la première saison de Jessica Jones est vraiment très bien (parce que David Tennant en meilleur super méchant depuis des lustres), Daredevil est assez sympa aussi, les 2 saisons de Luke  Cage (la série afro américaine de Marvel) offrent une ambiance sympa mais un scénario plus que poussif, et le reste des séries a très peu d'intérêt. Et puis Iron Fist, c'est pas totalement mauvais, mais presque... 

Il est de retour : ça c'est le film dont on se demande ce qu'il fait là. C'est un film allemand qui part du principe qu'Hitler ne meurt pas dans son bunker mais se retrouve téléporté à notre époque, au même endroit. À aucun moment il ne se cache ou dissimule son identité, et il finit star de la télé avec une influence grandissante parce que les gens le prennent pour un acteur provocateur et subversif. Plein de bons questionnements sur notre société actuelle.

Er ist wieder da! Allez le voir!

Les Goonies : bon, ok, je l'avais déjà vu, c'est juste l'occasion d'une critique sur la plateforme : le catalogue augmente mais certains films disparaissent sans crier gare... Et c'est très frustrant, en payant un service, de se croire posséder le film, comme on posséderait un DVD, puis de voir que le mois d'après il a disparu furtivement....

Breaking Bad : une excellente série, vu le temps depuis lequel elle est sortie, et vu la quantité de produits dérivés, je ne perdrai pas de temps à parler du pitch. La série est bien réaliste, Bryan Cranston est vraiment très bon, à la fois en père de famille et en fabriquant de drogue. La série prend bien aux tripes, ce qui est aussi peut être sa faiblesse: la descente de Walter White est telle qu'au final on est presque content que la série soit finie pour pouvoir passer à un truc plus léger. 

Bright : Will Smith dans un film noir qui prend place dans un univers à la Shadowrun mais sans les droits d'adaptation. Au final, on est devant une enquête de police paranormale qui ne va pas révolutionner le cinéma mais qui reste un divertissement sympa. La ségrégation contre les orcs sert à critiquer le racisme dans notre société, cela dit on ne peut pas dire que cela soit fait de façon subtile, plutôt au tracto-pelle. Reste que l'univers est sympathique. Un film entièrement Netflix, avec aucune autre diffusion.

Le trailer de la suite : "si des gens jouent à Shadowrun..."

New girl : une sitcom à la Friends, sympathique, on y évite les rires pré enregistrés. Pas forcément novateur, mais bon, y a Zooey Deschanel. Voilà, pas grand chose à dire de plus.

Stranger Things : la série qui se vante d'être un concentré de nostalgie des années 80. Et en effet, on a l'impression de voir la bande de gamins des Goonies ou de E.T.. Au delà de l'exercice de nostalgie, la série est vraiment très bien, un peu lente peut être, mais c'est dans son ADN, souvenez-vous, avant les films se permettaient de la mise en place et tout n'explosait pas dès les premières minutes. D'habitude je n'aime pas trop les personnages joués par des enfants, mais là aucun souci. Je préfère la saison 1, même si Sam-Mikey Gamegie joue dans la seconde.

The end of the F***ing world : une mini série vraiment décalée, assez dérangeante mais très très bien; à ne simplement pas regarder quand on recherche un truc joyeux; parce que bon, c'est de l'humour noir, certes, mais quand même très très noir. Les deux personnages principaux parlent sous forme de voix off et donnent le ton très vite : James nous explique qu'il pense être un psychopathe, et qu'à neuf ans il a plongé la main dans un friteuse pour ressentir quelque chose, et qu'il est en quête d'un humain à tuer pour changer des animaux... Mais ça se regarde d'un coup, les épisodes sont courts, on en redemanderait !

Van Helsing (la série) : enfin la série.... Juste l'épisode 1... Parce que le scénario était tellement naze, le jeu des acteurs, les décors et la photographie criaient tellement le navet que je n'ai pas réussi à aller au delà. Ah oui, juste un truc, "Van Helsing", niveau ambiance je m'attendais pas à du contemporain avec des mitraillettes et des zombies... 

Black Lightning : à part le concept de la famille entière qui a des supers pouvoirs, rien de bien novateur ni fondamentalement de très intéressant. La série afro américaine de DC. Vous avez sûrement du temps pour aller regarder autre chose.

Altered Carbon : une série de SF avec du budget et de l'ambition. Le concept principal est que l'on peut télécharger son esprit de corps en corps et ainsi éviter la mort de son enveloppe physique. La série prends la forme d'une enquête avec un côté film noir, et en creusant plus ou moins ses sujets aborde des thèmes commela religion,  l'intelligence artificielle.... Certains épisodes sont un peu confus, mais globalement une bonne série, vous pouvez y aller.

Dirk Gently : YES ! BEST SÉRIE EVER ! Bon, c'est peut être l'enthousiasme post visionnage, mais pour que je regarde une série deux fois d'affilée... Totalement ma came! Deux saisons, deux histoires quasiment séparées, deux univers totalement déjantés, qu'on ne comprend qu'après plusieurs épisodes. Tous les personnages sont très bons, barrés mais très bons. Et Elijah Wood a sûrement gardé la babiole de Sauron parce qu'il ne prend pas une ride !

Orange is the New Black : ça c'est la bonne surprise alors que j'y allais sans grande conviction. Je ne sais pas quel est le degré de réalisme de la description de la vie dans une prison de basse sécurité, mais on rentre très vite dans l'ambiance. On pourrait arguer qu'on tombe dans certains clichés mais tout est plutôt bien écrit. Les personnages venant des diverses couches de la société et de diverses origines, on peut alors développer plein d'intrigues différentes, notamment grâce à des flashbacks, puis voir comment toutes ces femmes apprennent à vivre ensemble. Bon, certains épisodes semblent un peu inutiles quand ils parlent d'un personnage qui ne nous a pas fait vibrer. La saison 6 arrive bientôt, vous avez juste le temps de (re)regarder les cinq premières.

The Musketeers : une série en costumes, vaguement inspirée de l'oeuvre de Dumas. Les scenarii ne sont pas forcément fous mais l'ambiance est vraiment très sympa, légère tout en se permettant des épisodes plus sombres. J'y ai retrouvé un peu de l'esprit que j'aime dans la série Zorro de Disney. Bon, après, les décors ne sont pas très fidèles... Prague, ce n'est pas Paris. Mais on passe à chaque fois un bon moment. Et puis le rôle du cardinal de Richelieu va si bien à ce bon docteur Capaldi.

Le thème principal, on sent bien la patte de Murray Gold, compositeur attitré des saisons modernes de Doctor Who.

Snowpiercer : un excellent film post apo qui prend aux tripes dès le début. Toute l'humanité survivante est dans un train qui ne s'arrête jamais. La façon de filmer au début montre bien le côté exigu du train, et très pesant, très sombre (des plans ont un angle qui montrent bien que les personnages sont entassés les uns sur les autres) avant de s'ouvrir vers l'extérieur grâce à la vue par les fenêtres. Même s'il ne s'agit que d'une illusion de liberté, car tout ne reste qu'un grand huis clos.
Un mot de la très grande violence du film. Sans être forcément très gore, le film est très violent, par certains certaines scènes de combat, mais surtout par des scènes plus psychologiques, comme la “ punition” en exposant au froid le bras d'un homme ou le récit du héros sur les premiers jours dans le train, qui lui ont appris le goût de la chair humaine, avec une prédilection pour la viande plus goûteuse des bébés…
Une question de cohérence m'a taraudé pendant tout le film: pourquoi s'encombrer des derniers wagons? La réponse vient sur la fin. Reste la question suivante: pourquoi ne jamais s'arrêter? Pourquoi ne jamais aller explorer? Nous dirons que la Machine qui fait avancer le train et maintient tout le bouzin à bonne température en fournissant une énergie illimitée ne doit pas s'arrêter…
Au final, un film post apo, mais il pourrait s'agir d'une dystopie sans même avoir le côté post apocalyptique. La planète se résume quasiment au train, et cela pourrait presque n'être qu'un prétexte, pour mettre en scène ce genre de conflit de caste.

Frontier : Jason Momoa, des jolis costumes mais un budget et des décors qui semblent tout de même limités et un scénario un peu confus. Pas grand chose à ajouter. Si ce n'est que vous êtes fans de Ronon Dex ou de Khal Drogo, allez plutôt mater Star Wars the Clone Wars avant la reprise de la série.

La Casa de Papel : un très bon concept pour une série qu'il fallait que je regarde pour pas paraître vieux jeu. L'occasion d'une autre critique sur le fonctionnement de Netflix qui annonce cette série comme une "série originale Netflix" alors que non ! Ils l'ont achetée et en sont les diffuseurs exclusifs hors d'Espagne, mais pas les créateurs ! Et la progression est lente , rythmée d'épisodes un peu grotesques: les personnages se mettent à faire n'importe quoi, ce qui crée l'intrigue, mais en fait, le plan est tellement parfait que c'était prévu! Et au bout de 4 comportements débiles, mais prévus, on se demande juste pourquoi avoir recruté ces abrutis si on avait prévu qu'ils allaient faire de la merde toutes les deux heures... Au final, il y a quand même de beaux moments de bravoure qui en font une bonne série !

Bellaciao, popularisé par la Casa de Papel. Un chant de partisans ITALIEN, bien trop repris par des chanteurs (hum) français...