mercredi 11 septembre 2019

épisode 160 : Grzegorz Rosiński

Avec la petite pause estivale, je m'aperçois que j'ai oublié de mettre des jolies illustrations au mois d'août. On va réparer ça de ce pas. Et ne nous mentons pas, quand on fait une petite pause dans le contenu d'un blog, reprendre avec un article vide au niveau du texte mais qui est toujours très joli à regarder, eh bien ça fait plaisir, à moindres frais !
Ce mois-ci un illustrateur, artiste de bandes dessinées bien connu pour ses œuvres majeures comme Thorgal ou Le Grand Pouvoir du Chninkel: Grzegorz Rosiński. Né en Pologne au début des années 40, il est donc principalement connu pour sa collaboration avec Jean Van Hamme sur les aventures du viking Thorgal. Enfin, viking... L'univers à mi chemin de la Science Fiction et du Fantastique qui naît de leur collaboration permet d'ailleurs à Rosiński de s'affranchir des contraintes historiques. Allez donc jeter un œil à la vidéo de ALT236, une très intéressante interview de l'artiste. Le style de Rosiński évolue au cours de son travail, de façon très visible sur Thorgal, où il délaisse depuis plusieurs années le style BD franco-belge classique pour nous offrir à chaque planche l'impression d'être face à une toile. Sur ce, quelques illustrations.








vendredi 6 septembre 2019

épisode 159 : JdR épistolaire, lettre n°3

En réponse à son courrier à mademoiselle Linda Esparon, voici la lettre reçue par monsieur Louis Adamos. Il s'agit donc du troisième courrier, c'est pour cela que cet article porte le nom "lettre n°3" alors que le précédent sur ce blog était le numéro un. Viendra plus tard le moment de faire un joli récapitulatif, pour le moment, voici directement le contenu du courrier:







Joints avec cette lettre, le moustachu monsieur Adamos a pu trouver le contenu suivant :


vendredi 9 août 2019

épisode 157 : JdR? Correspondance? Cadavre exquis?


Cela fait bien trop longtemps que je n'ai pas fait de jeu de rôle. Les mauvaises langues diraient que depuis le temps que je dis que je vais masteriser du Star Wars, je n'ai qu'à m'en prendre à moi-même. Quoi qu'il en soit, la nouvelle expérience rôlistique qui s'annonce est d'un genre un peu particulier. Et ce blog va en accueillir une bonne partie. Il s'agit d'un jeu de rôle épistolaire avec le camarade Tamorky, dont vous trouverez le blog à droite. 

Pour paraphraser ainsi ce qui est déjà écrit sur son blog (je vous enjoins à aller lire directement sur son Reblog la présentation du bouzin), voici en quelques mots le concept: 
Les deux correspondants, chacun jouant le rôle d'un investigateur, s'échangent des lettres, enquêtant sur... Eh bien on verra sur quoi... Et se font ainsi parvenir leurs découvertes. Lors de la préparation, sur le thème envisagé on a laissé la liberté à ce cadavre exquis de développer ses propres univers. On verra bien où ça nous mène. Du Cthlhu? Du Dr Who? Des extra terrestres? Qu'en sais-je? Ce sera à mademoiselle Linda Esparon et à monsieur Louis Adamos de creuser et de voir sur quels éléments ils sont tombés. Pour le moment, il n'y a pas besoin de connaître d'autres éléments que la période, actuelle, et les personnages, dont je vous mets les caractéristiques ci-dessous.


Introducting Tamorky as Linda Esparon



  • Nom : Linda Esparon
  • Date de naissance : 15/06/1996
  • Adresse : Chemin Les Cannelles, Victoria, Seychelles
  • Situation familiale : non mariée, sans enfant. Fille unique d’un gros magnat de l’industrie thonière de l’archipel, elle s’est construite en opposition avec sa famille,… sans refuser son argent de poche.
  • Profession : Étudiante (géographie)/dilettante
  • Affiliation éventuelle : présidente de l’association “young researcher for the study and preservation of Seychelles”
  • Passions/champs de compétence : tout ce qui concerne de près ou de loin son île, écolo, aime traîner seule dans les petits villages et petites îles reculées. Navigation.
  • Traits de caractère : extrêmement curieuse, sportive et sociale. Elle n’a clairement pas sa langue dans sa poche.

And Ernest as Louis Adamos 




Le but de la publication va être de diffuser ici les lettres que je reçois, qu'Adamos reçoit, de la part de Linda Esparon. De son côté, Tamorky publiera le courrier qu'il reçoit. À chaque fois en rappelant le lien vers le courrier précédent sur le blog du compère.

Pour le moment, j'ai déjà reçu un premier courrier, complété de documents numériques tels des photos qui ne sont pas forcément aisées à imprimer et à envoyer. La réponse de Louis Adamos est en cours d'acheminement. L'affaire s'avère vraiment intéressante. Fort proche du cadavre exquis, le travail d'écriture est néanmoins ardu. Enfin, c'est peut être uniquement de mon point de vue. Le premier courrier reçu s'appuie sur des éléments réels, cela ajouté à l'ancrage dans le monde contemporain, donne un côté réaliste aux recherches effectuées par Adamos pour répondre à Linda. Et sans spoiler la dite demoiselle qui n'a pas encore reçu mon courrier, j'ai du coup fait un certain travail de recherche. Et pour le moment nombre des éléments renvoyés s'appuient sur des éléments réels.
De plus, ayant affaire à un maître de jeu aguerri avec lequel j'ai déjà fait moult parties, je me mets une pression supplémentaire, tout seul, en pensant que Tamorky dirige l'histoire. Ce qui bien entendu n'est pas du tout le but de ce projet. Pour le moment je n'ai pas la moindre idée d'où nous allons, et c'est ça qui rend tout le truc intéressant ! Tamorky écrit qu'il se servira probablement des cartes de "muses et oracles" pour résoudre des situations ou s'inspirer pour de nouvelles intrigues. Bien sûr, il n'est pas question ici de quelconques lancers de dés. De mon côté, je n'ai aucune idée d'aides de jeu ou d'écriture à utiliser ! Nous verrons bien au fur et à mesure ! Mais j'ai quelques idées que j'aurai plaisir à  placer...
Sur ce, et pour ne pas alourdir les futurs articles rolistico-épistolaires, je vous donne rendez vous dans une poignée d'heures avec l'article suivant qui contiendra donc le premier courrier reçu par Louis Adamos.


jeudi 8 août 2019

épisode 156 : Eine kleine Nachtmusik


Fichtre, que s'est-il passé? Où donc est passé ce mois de juillet? Et dire que j'avais réussi à tenir un rythme plus que convenable depuis le début de l'année. Et puis là, bim! Les vacances d'été ! Bon, il reste encore quelques jours de congés pour me remettre à publier quelques articles. Et accessoirement pour prendre un peu d'avance, et programmer deux ou trois trucs... Vous n'avez pas réellement cru que je publiais des choses avant 10h du matin? Ou après minuit? Ce ne serait pas sérieux voyons!

En cette période de canicule orageuse (je viens juste de refaire mon brushing à coup d'averse d'orage), quoi de mieux pour relancer l'activité de ce blog en toute fraîcheur qu'un petit retour sur ce mois écoulé, en commençant par Rammstein.


Alors, oui, je sais, cette article arrive aussi à point que les carabiniers. Parce que Rammstein, ça fait bien 2 ou 3 semaines qu'ils sont passés à Paris... Plus précisément à La Défense. Ça faisait des lustres que je n'avais pas fait de concert, cette rare occasion semblait parfaite pour s'y remettre. Enfin, s'y remettre... Un ou deux par an ce serait déjà acceptable.






J'en profite pour remercier ce bon ami Busquo. Malgré sa volonté de profiter à fond, il n'a heureusement pu s'empêcher de prendre quelques clichés. Il avait déjà fait un très joli boulot sur Omnia qui lui avait pris tout le concert.


La salle, une arène façon Rome décadente, nous accueille sous son plafond beaucoup trop haut. Une température bien trop élevée stagne à l'extérieur, heureusement avec les rues alentours barrées pour l'événement et les nombreuses entrées qui avalent du métalleux (et pas que d'ailleurs) à une vitesse effrénée, nous nous retrouvons rapidement dans la pénombre climatisée. 
La première partie était pour le moins originale. Un duo qui jouait du... Rammstein! Pas tellement de concurrence possible parce que le duo Jatekok reprend toutes les chansons les plus connues avec seulement leurs pianos. Le parti pris est intéressant. Pas forcément réussi à chaque chanson, mais intéressant. Certains morceaux des allemands se prêtent mieux que d'autres à l'adaptation pianistique des deux françaises. Ceci dit, et passée la surprise d'entendre ce pour quoi on est venu, mais au piano, la foule finit par s'y retrouver. D'autant plus quand les membres de Rammstein rejoignent Jatekok sur leur morceau Engel. Sans s'approcher de gens comme les Piano Guys (typiquement ce que j'ai en tête en parlant d'adaptation de musiques pour piano, et violoncelle, certes), Jatekok offre une intro fort sympathique, dans le thème de la soirée et surtout qui permet ensuite de déguster Rammstein sans pollution métallique préalable.

On en arrive ensuite à la pièce de résistance. Rammstein envoie du très lourd. Beaucoup de chansons viennent de leur dernier album, que je n'ai malheureusement pas eu le temps d'écouter avant le concert, mais on retrouve aussi beaucoup d'autres des anciens albums. Sauf de Rosenrot.
L'occasion de découvrir donc les nouveaux titres, ou de sentir ses poils se hérisser sur les anciens ! La mise en scène est parfaitement maîtrisée, avec des décors dantesques façon cathédrale industrielle qui semblent s'animer sous les faisceaux lumineux qui créent des ambiances distinctes selon les chansons. Le gigantisme des scénographies compense l'absence d'un écran géant, c'est vrai qu'à une telle distance de la scène, Lindemann et ses comparses sont bien petits.

Parmi les morceaux les plus marquants visuellement, une mention particulière pour Mein Teil et Puppe. Mein Teil était l'un des clips que je regardais le plus, pendant mes années lycée, quand je n'avais pas d'Internet, seulement un stock d'une vingtaine de clips tournant en boucle sur mon premier ordinateur... Quel plaisir de retrouver en live Lindemann jouant du lance-flamme envers son claviériste, en tenue ignifugée, au fond de sa marmite. Et un musicien allemand ça ne semble pas cuire aussi vite que prévu, alors on passe au canon lance-flamme !
Puppe est extrait du dernier album, lors de sa représentation, un "petit" écran vertical nous immerge au coeur de l'action. Le point de vue alterne alors entre une vue subjective du chanteur regardant dans le landau géant apporté sur la scène, et du point de vue du "bébé", regardant avec appréhension ce maître de la pyrotechnie. Forcément, le landau finit par s'embrasser, le visage déformé du "bébé" grimaçant sur l'écran.

Et les flammes ne sont pas cantonnées à la scène. Au bout d'un quart du show (difficile à dire exactement au bout de plus d'un mois), quand je me disais justement que la climatisation de l'Arena était la bienvenue vue la quantité de spectateurs, des jets de flammes dantesques partent des îlots au milieu de la fosse. Non contents de faire monter la température dans la salle de plusieurs degrés, ces volutes incandescentes remplissent aussitôt l'atmosphère d'une fumée épaisse.

Un concert dantesque, avec des déluges de pyrotechnie, de décibels et d'effets lumineux... On en redemanderait... En tous cas, un de mes concerts préférés, si ce n'est le plus gigantesque et démesuré. Si vous avez l'occasion d'y aller, foncez !


Avant de passer à la suite de l'article, mes lecteurs trouvent que la fin de certains de mes articles est un peu abrupte. Et c'est vrai que ce n'est pas aussi facile à écrire qu'une intro, quand on est motivé par le sujet que l'on va traiter. Du coup pour remédier à  cela, je vou

vendredi 5 juillet 2019

épisode 155 : Roger Dean

Après des illustrateurs spécialisés dans les couvertures de livres, ce mois-ci Roger Dean, un illustrateur très connu dans le monde du Rock Progressif pour ses très nombreuses pochettes d'album. Vous voyez le logo un peu psychédélique du groupe Yes? Eh bien c'est monsieur Dean qui l'a designé. Beaucoup de créations inspirées d'univers de science-fiction ou de mondes fantastiques dues à Roger Dean ont ensuite inspiré bien d'autres créations.






dimanche 23 juin 2019

épisode 154 : Deux aurevoirs ?


YouTube change paraît-il. C'est en tous cas ce qui ressort des différents ressentis des créateurs sur la plate-forme, entre les recommandations, l'algorithme, les vidéos sponsorisées (Twitter se demandait même si nordVPN n'avait pas sponsorisé Game of Thrones)... Mais surtout, les créateurs changent, leur travail évolue et doit s'adapter à exigences de YouTube (pour ceux qui veulent simplement toujours plus de clics) ou à leurs envies et à leur exigences personnelles (pour ceux qui veulent continuer à faire du contenu qualitatif). Aujourd'hui, enfin, aujourd'hui, vu l'heure à laquelle j'écris ça c'est peut être plutôt demain, aujourd'hui donc, j'avais envie de revenir sur deux chaînes YouTube auxquelles je suis abonné.

Moi en train de parcourir mes abonnements... Oui j'en ai beaucoup. D'ailleurs dans le lot il y a toujours Mr Antoine Daniel et sa mezzanine qui pourrait faire partie de cet article mais il est parti depuis trop longtemps, cet article commencerait à sentir la naphtaline.

Voilà donc les vidéos qui ont motivé cet article. Les dernières vidéos de Benzaie et de LinksTheSun. Quand je dis dernières, ce sont les dernières en date dans les émissions concernées, en attendant de voir si les émissions continueront après. S'il s'avère qu'au final ce ne sont pas des vidéos de conclusion, il s'agit néanmoins de très bonnes conclusions. Et avant de les regarder, allez voir si ce n'est l'intégralité des chaînes concernées, au moins les émissions; les Hard Corner de Benzaie et les Non mais t'as vu ce que t'écoutes ? de LinksTheSun.




Benzaie et LinksTheSun ont, semble-t-il, tous les deux eu plusieurs changements dans leur vie personnelle. Je ne suis pas un grand lecteur de Voici, et les créateurs qui font du contenu uniquement sur leur vie de tous les jours très banale ne m'intéressent pas vraiment. Cela dit, pour les deux créateurs précédents, on peut comprendre quelques changements au fur et à mesure de leurs vidéos. 
Et dans ces deux vidéos, les créateurs et leurs personnages se mélangent, histoire de mettre certaines choses au point pour leurs spectateurs mais tout en maintenant un excellent niveau à leurs vidéos. D'ailleurs, ce sont parmi leurs meilleures vidéos à mon humble avis. Benzaie et Links font du contenu qualitatif, qui leur plait, et si ce n'est pas ce qu'il y a de mieux pour l'algorithme, et bien tant pis. Et si certains sur les réseaux sociaux n'accepteront pas forcément qu'ils fassent ce qu'ils ont envie de faire, ils ne vont pas se démonter pour autant. Et j'espère qu'ils continueront à faire ce qu'ils aiment pour persévérer leur envie de créer du contenu qualitatif! 

Dans ce dernier Hard Corner, Benzaie célèbre à sa façon les 10 ans de son personnage. Toutes les critiques sur son physique, sur le rythme de sortie de ses vidéos apparaissent alors avec autodérision successivement dans sa bouche en tant que Benzaie (perruque et voix rocailleuse) ou que Benjamin Daniel, pour une fois invité de sa propre émission. Là est tout l'intérêt de la vidéo: la prise de distance avec son personnage pour ne pas rester enfermé dans cet archétype. Et avec son contenu récent sur l'E3 ou sa série Hard Looters, Benzaie montre bien qu'il peut sortir de son modèle du Hard Corner. L'épisode est teinté de mélancolie avec des échos de la vraie vie de youtuber, pas toujours facile, qui ne semble pas forcément correspondre aux idéaux du début de la chaîne, lors de la création du personnage il y a 10 ans. A priori l'émission revient, mais le ton qui s'en dégage rend aussi le fan de Benzaie nostalgique à l'idée que c'était peut-être la dernière fois que l'on voyait sa perruque; sentiment appuyé par une reprise fond vert de son ancien décor et un retour ponctuel de son ancien générique.

Dans son NMT sur Aznavour, Links nous gratifie cette fois d'un épisode aux dimensions gigantesques: près d'une heure mêlant analyse de l'oeuvre de Charles Aznavour et retour sur la création (fictive) de l'épisode. Links livre un épisode très touchant sur le départ de ses frères qui jusqu'ici l'aidaient pour chacune de ses vidéos, aussi bien semble-t-il à la technique que pour l'acting. Ils ont maintenant déménagé, eu des enfants... enfin changé de mode de vie et ne peuvent plus continuer à former le groupe qu'on avait l'habitude de voir dans les émissions de Links. Pour balancer un poncif, ainsi va la vie. C'est normal de s'éloigner de ses frères et sœurs quand on construit sa propre famille, cela n'enlève rien à la tristesse ressentie. Le vide ressenti par Links est parfaitement palpable dans les passages de fiction de la vidéo, tout comme la peur de se retrouver seul à travailler comme avant mais sans ses frères. Et si l'hommage à Aznavour est très agréable, la tristesse de sa disparition se mélange avec la mélancolie du personnage et de l'acteur. Cette fois-ci, contrairement à Benzaie, la distinction est moins palpable entre Links acteur et Links créateur derrière la chaîne. Mais les soucis et la pression rencontrés par les créateurs sont les mêmes.

Voilà, allez donc voir ces deux vidéos, et tant que vous y êtes, abonnez-vous à leurs chaînes !


lundi 17 juin 2019

épisode 153 : Le Bac




Lundi matin, 7h30, du soleil et je suis déjà debout. C'est la première fois de l'année que je suis dehors dès le potron-jacquet. La raison est toute simple, c'est le bac! Je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs, à dire vrai je ne sais même pas ce qu'il en est dans le reste du lycée, mais dans ma salle et son petit bout de couloir adjacent, pas d'influence de la grève des enseignants.  Ceci dit, les élèves sont plutôt détendus, normal ce sont des élèves de filière scientifique abordant une épreuve littéraire à la manière d'un Federer abordant le tournoi de Halle. Preuve en sont les questions "Épreuve c'est quoi déjà? Attends, je regarde comment tu as écrit philosophie... y a pas de f ? Et baccalauréat, y a deux c ?"
Au menu donc de cette matinée, philosophie pour la filière scientifique. Au choix:

La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l'unité du genre humain?

Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté?

Ou une petite explication d'un texte de Freud de 1927:

La science a beaucoup d'ennemis déclarés, et encore plus d'ennemis cachés, parmi ceux qui ne peuvent lui pardonner d'avoir ôté à la foi religieuse sa force et de menacer cette foi d'une ruine totale. On lui reproche de nous avoir appris bien peu et d'avoir laissé dans l'obscurité incomparablement davantage. Mais on oublie, en parlant ainsi, l'extrême jeunesse de la science, la difficulté de ses débuts, et l'infinie brièveté du laps de temps écoulé depuis que l'intellect humain est assez fort pour affronter les tâches qu'elle lui propose. Ne commettons-nous pas, tous tant que nous sommes, la faute de prendre pour base de nos jugements des laps de temps trop courts ? Nous devrions suivre l'exemple des géologues. On se plaint de l'incertitude de la science, on l'accuse de promulguer aujourd'hui une loi que la génération suivante reconnaît pour une erreur et remplace par une loi nouvelle qui n'aura pas plus longtemps cours. Mais ces accusations sont injustes et en partie fausses. La transformation des opinions scientifiques est évolution, progrès, et non démolition. Une loi, que l'on avait d'abord tenue pour universellement valable, se révèle comme n'étant qu'un cas particulier d'une loi (ou d'une légalité) plus générale encore, ou bien l'on voit que son domaine est borné par une autre loi, que l'on ne découvre que plus tard ; une approximation en gros de la vérité est remplacée par une autre, plus soigneusement adaptée à la réalité, approximation qui devra attendre d'être perfectionnée à son tour. Dans divers domaines, nous n'avons pas encore dépassé la phase de l'investigation, phase où l'on essaie diverses hypothèses qu'on est bientôt contraint, en tant qu'inadéquates, de rejeter. Mais dans d'autres nous avons déjà un noyau de connaissances assurées et presque immuables.

Les trois sujets me tentent bien. Bon le premier un peu moins que les autres: il est très intéressant, permet facilement de parler de différents peuples, de différentes cultures que nombres de choses semblent opposer mais qui se complètent ou peuvent se retrouver sur des sujets transcendants. Ceci dit, des exemples comme des religions répandues (imposées) à travers le monde ont dépassé des cultures; de grands événements culturels ou historiques réunissent aussi au delà des cultures.
En tous cas, le second sujet fait écho à mon article précédent et à nombre de choses qu'on voit passer sur le net. Pour vivre en société sans s'anéantir mutuellement on a forcément besoin de règles et de devoirs qui semblent restreindre nos libertés. Mais bon, les libertés de chacun ne s'arrêtent-elles pas où commencent celles des autres?

Tiens, au point où j'en suis, il est actuellement 9h20 (oui, j'ai publié cet article plus tard, ne sachant pas trop quelle est la restriction niveau fuite des sujets pendant les épreuves), et de nombreux candidats autour de moi ont déjà noirci des pages et des pages de... brouillon... d'une écriture aussi propre que s'il s'agit de la copie. De mémoire, j'ai toujours uniquement mis au brouillon un squelette de travail, avec les grands axes, quelques points cruciaux et tout le reste venait directement sur la copie, à la fois dans l'optique de ne pas perdre de temps et parce que je déteste écrire deux fois la même chose (je vous parle même pas du dernier bug de blogger qui m'a fait réérire un article de deux heures...).

Quoi qu'il en soit, revenons-en au texte, que je trouve totalement d'actualité aujourd'hui, presque cent ans après son écriture. Cent ans, qu'est-ce donc? Oui, la science a progressé depuis; la preuve, j'écris cet article sur une machine de précision dont la puissance aurait fait fantasmer les ingénieurs il y a seulement quelques dizaines d'années. Et si la science semble opaque avec ses termes quantiques repris par les plus grands charlatans pseudo scientifiques pour vendre des bouts de quartz ou des thèmes astraux guérissant les cancers du colon, c'est parce qu'elle explique de plus en plus de choses et commence alors à poser des questions sur des concepts qui n'existaient même pas jusqu'ici. Mais la science continue de progresser et de se poser des questions, et l'obscurantisme continue d'exister aussi, et pas uniquement religieux. Quoique... Quand une croyance est suffisamment ancrée pour que toute démonstration scientifique ne fasse que tomber dans le vide, on n'est pas si loin d'une croyance religieuse envers toutes ces pseudo sciences. Je trouve cet extrait vraiment intéressant; bon c'est pas ce que j'aurai choisi, j'ai toujours eu du mal à faire des commentaires de textes. Surtout que celui-ci me semble très clair, j'ai pas du tout envie d'y rajouter quoi que ce soit.

Ah, il est 10h, la première copie est rendue, prenant comme exemple Huxley et le black métal, je ne peux que plussoyer. J'espère que tous les candidats et toutes les candidates auront passé un moment sympa et surtout couronné de succès.