vendredi 6 juillet 2018

épisode 108 : Drew Struzan

Fichtre, un second article en moins d'une semaine ! On se croirait en 2010 ! Cette fois, changeons un peu des articles précédents de 2018, et revenons à quelque chose de plus court. Au bas de l'épisode 107, j'ai mis une superbe illustration intitulée George Lucas / The creative Impulse, par Drew Struzan. Revoilà donc la série d'articles pour vous faire (re)découvrir des artistes parmi mes préférés. Drew Struzan est principalement connu pour ses magnifiques affiches de films, quasi photoréalistes. Vous connaissez forcément son travail, même si vous ne connaissiez peut-être pas son nom.
N'hésitez pas à vous procurer L'Art de Drew Struzan, un superbe artbook qui laisse la parole à l'artiste, et nous plonge via commentaires et anecdotes sur chaque oeuvre dans le monde de l'illustration : entre nuits blanches passées sur une toile livrée à moitié sèche et costards-cravatés des studios limitant la volonté créative. Clairement, pas forcément une vision toute rose...
Mais place aux illustrations (que je mets d'ailleurs ici sans avoir les droits, forcément, nous en reparlerons bientôt); un simple clic sur l'une ou l'autre vous amène d'ailleurs sur le site de l'artiste, allez y jeter un œil :


           


         
















mercredi 4 juillet 2018

épisode 107 : Who have the only right ?

Quel est le point commun entre Picsou et Yan Solo? À première vue, pas grand chose, mais rassurez-vous, il y a bien de quoi retomber sur du Star Wars en partant d'à peu près tout ce qu'on veut. Ce blog vient de ressusciter, ne rompons pas tout de suite le contrat nécromantique stipulant qu'il devra évoquer du Star Wars pour ne pas retomber dans les limbes. Comment ça, qu'est ce qu'il ne faut pas entendre?



Attiré depuis un certain temps par une édition intégrale fort sympathique du travail de Don Rosa sur le plus riche des canards, je suis passé en librairie acheter les premiers tomes narrant la jeunesse de Picsou (oui, la librairie c'est bien, pas besoin d'aller enrichir davantage M. Amazon, qui appartient sûrement à Picsou d'ailleurs). L'édition est vraiment réussie, et laisse la parole à l'auteur entre chaque histoire. Et au début du tome 2, Don Rosa précise :


“Je tiens à ce que vous sachiez que la publication de ces histoires [...] sera la meilleure version jamais publiée en France, au moins aussi bonne, voire meilleure, que toutes les éditions disponibles “à travers le monde” ! Quand de précédentes éditions de ces histoires étaient publiées, je n'avais “aucun” contrôle sur la présentation. Certains traducteurs n'avaient apparemment pas une haute opinion de l'intelligence des lecteurs, allant jusqu'à réécrire mes scripts afin d'abréger et de simplifier les dialogues à l'attention des très jeunes lecteurs. Tout le côté “naturel” des dialogues était perdu, quand ce n'était pas ma vision tout entière du sens que j'avais voulu donner qui était changée quand ils considéraient qu'elle était trop complexe pour un petit enfant. En d'autres termes, ce que vous avez vu par le passé n'était parfois pas de réelles traductions, mais des réécritures intentionnelles. La mise en couleur [...] se révélait parfois incorrecte, ou inconstante d'une histoire à l'autre quant aux habits des personnages ou à la couleur de leurs cheveux. Néanmoins, pour la présente édition, j'ai personnellement inspecté chaque case de ces précédentes versions de mes histoires avec lesquels Glénat devait travailler. J'ai vérifié l'intégralité de la mise en couleur, et [...] nous avons vérifié chaque cartouche, chaque bulle, chaque panneau, chaque onomatopée et nous avons “tout” restauré en suivant mes scripts d'origine. [...] Si vous comparez les nouvelles avec les versions passées, en particulier deux de mes histoires préférées [...], je pense que vous aurez l'impression de lire une toute nouvelle histoire.
Maintenant, reste à savoir si vous aimerez ou pas la version corrigée! Je sais d'expérience que rien ne le garantit. Dans les autres pays où j'ai effectué des inspections similaires des traduction de mes histoires, on a parfois dit que les histoires étaient moins drôles que dans les versions précédentes. Mais c'est apparemment parce que les traducteurs prennent quelquefois l'initiative de rajouter des blagues dans mon dialogue là où il n'y en avait pas. Si j'avais voulu qu'un gag figure dans telle bulle, j'en aurai mis un : je pense avoir un certain sens de l'humour, du moins c'est ce qu'on m'a dit. Mais il m'arrive de vouloir sciemment que mon dialogue ait une autre finalité que de simplement lancer une plaisanterie facile au lecteur, et d'adopter parfois un ton plus sérieux. Ainsi il se peut que vous ne retrouviez pas certains gags, alors que d'autres ont été restauré. Une autre réaction très intéressante à ces éditions “corrigées” est liée à la mise en couleur. Il arrive qu'une réédition collector telle que celle-ci soit achetée par un lecteur de la première heure ayant grandi avec mes histoires [...], et qui désire à présent un volume relié permanent de ses héros d'enfance préférés. Et je me donne un mal de chien pour m'assurer que toutes les histoires soient recolorisées de façon plus réaliste, dramatique ou complexe comme je l'avais toujours voulu, et le résultat me ravit. Mais voilà ces lecteurs qui me disent préférer les anciennes versions ! Ce à quoi je répond : “Mais... Mais ces nouvelles colorisation sont tellement meilleures ! Faites par de vrais artistes qui utilisent des techniques de colorisation numérique complexes tout en se basant sur mes préférences personnelles ! Les anciennes versions ont été bâclées, mal faites, et sont tout simplement “incorrectes” ! Ce à quoi ils rétorquent : “Mais elles étaient comme ça quand j'étais petit, et c'est comme ça que je les aimais.”
Eh bien, comme je crois véritablement en la beauté de la nostalgie, je n'ai pas de réponse face à un tel raisonnement. Revivre son enfance est une chose magnifique. Mais c'est aussi une chose magnifique pour un auteur ou un artiste de voir son travail présenté à son public tel qu'il l'avait voulu. J'espère que mes fans de la première heure ont encore ou peuvent à nouveau se procurer ces éditions originales, celles que les enfants qu’ils étaient ont aimées. Ils pourront en parallèle découvrir ces nouvelles versions “corrigées” de mon travail, dont l'apparence et le contenu sont fidèles à mes intentions.”

Don Rosa et Picsou

La question soulevée est ici celle de l'appartenance d'une oeuvre. Qui possède un film, un livre?
  • L'auteur, le créateur, le réalisateur s'investissent dans leur travail, y mettent toujours d'eux mêmes. Ce sont les vrais artisans qui ont créé l'oeuvre. Laissons ici de côté les réalisateurs qui ne sont que des techniciens, au profit de ceux qui, comme George Lucas, ont réalisé leur vision, sans se soucier de directives extérieures. De même, nous ne nous penchons pas sur le cas des techniciens, des “ petites mains” au service de la vision.
  • Les producteurs, distributeurs, éditeurs apportent des fonds, prennent parfois des risques pour promouvoir une oeuvre. Idéalement, ils ne se mêlent pas de la création proprement dite (hum…. Combien de blockbusters actuels sont charcutés à l'encontre de la vision du réalisateur… coucou JLA), mais sont parfois derrière une idée, en plus de fournir la logistique et la crédibilité (comment ça une mention du type “par le producteur de…” n'est pas un gage de qualité?).
  • Enfin le spectateur paye son billet, achète une copie, veut à son échelle posséder une part de l'oeuvre, la regarder et en jouir à son gré. Et quand suffisamment de temps ou de notoriété sont en jeu, il faut même tenir compte de l'Histoire ou de la Culture, les œuvres devenant partie intégrante du patrimoine de l’Humanité. 



Dans tout ce bouzin, la volonté du créateur semble prendre de moins en moins d'importance.... La liberté laissée à Don Rosa pour publier ses histoires selon sa volonté me semble louable. D'ailleurs, l'auteur a sauté sur l'occasion et ne s'est pas contenté de valider une version toute faite, mais a bien remis les mains dans le cambouis pour nous offrir le meilleur de sa volonté. Il semble ici qu'il avait à retravailler des modifications de traductions ou des mises en couleurs qui avaient été modifiées avant la publication, sans son approbation. On assiste donc à une opération de nettoyage, un retour à zéro au niveau de l'oeuvre originale.
Mais le lecteur s'est approprié l'oeuvre, et en payant, veut retrouver l'oeuvre initiale dans son histoire personnelle. Comme le signale Don Rosa, il y a effectivement nombres de gens qui veulent retrouver exactement ce qu'ils ont lu dans leur jeunesse. Et c'est tout à fait compréhensible de vouloir sentir de nouveau le parfum des madeleines de son enfance… Et je suis le premier à vouloir que Greedo se fasse abattre par Solo “first”.


Penchons nous alors sur les multiples changements que George Lucas a fait sur son oeuvre. Je ne me lancerai pas à écrire qu'il a dénaturé Star Wars, parce que contrairement à nombre de fans hardcore, de haters (oui, passé un certain niveau de haine, je ne considère même plus que certains sont encore des fans, mais seulement des égoïstes, plutôt stupides, quand on voit le niveau de connerie débité… jetez un œil sur la vidéo d’InThePanda), je respecte, au moins l'homme, mais aussi l'univers qu'il a créé et dont il a été le maître d'oeuvre pendant près de quarante ans.

Celui que les "vrais" fans devraient considérer comme le maître et non pas conspuer...

Là, contrairement à Don Rosa, Lucas n'a pas fait qu'effectuer un nettoyage (il l'a fait au moment de sortir DVD ou BluRay qui ne pouvaient conserver l'image dégradée par les ans des vieilles copies). Confronté à la technologie de l'époque qui ne lui permettait pas d'exprimer sa vision à son plein potentiel, Lucas n'a pas forcément pu en 1977 filmer tout ce qu'il aurait voulu. Ce qu'il a fait ensuite, en plusieurs étapes, avec l'édition spéciale, la sortie DVD, la sortie BluRay...
La motivation est donc différente, mais pour le spectateur, le lecteur, quelle différence? En achetant la dernière édition de la trilogie classique, on ne retrouve donc pas forcément ce qu'on voulait. George est passé par là, mais tout comme Don Rosa, il a modifié son oeuvre, pour la rendre plus proche de sa vision d'origine. Certains diront qu'il n'avait pas le droit, ben tiens, il l'a fait, donc en plus de la possibilité, il en avait sacrément les droits. Le nombre de mèmes sur le net prouve le respect que la communauté accorde pour les différentes versions successives….

Les fans les plus mesurés ont alors décrié l'impossibilité de trouver la première version de leurs films préférés. Ok, George a fait ce qu'il voulait avec son bébé, mais pourquoi interdire la distribution des premières versions? Soyons un peu honnêtes, la première fois que les épisodes de la trilogie sont sortis en DVD, un par un, ils étaient tous accompagnés de la version originale du film. Oui, oui, la possibilité sur DVD, produite par Lucasfilm, de voir Yan Solo abattre Greedo de sang froid, avant de rejoindre Chicco au Millenium Condor. Ils ont une place bien au chaud dans ma dvdthèque, à côté des épisodes 7 et 8. La mise à niveau en haute définition est un travail non négligeable, on peut comprendre que Lucas ne l'ait pas fait pour le BluRay , mais ces versions ont existé dans le commerce. Dès lors, de quoi se plaint-on?




Et pour finir, une petite question pour les hardcore haters : depuis la reprise par Disney, vous ragez au maximum, criant à l'hérésie, appelant au Djihad… mais respectiez-vous la volonté de Lucas quand il a fait la prélogie selon sa vision, sans se plier aux studios (vu qu'il était le studio), quand il a modifié la trilogie classique pour mieux la faire correspondre à sa vision? Non, vous avez été tellement nombreux à hurler, donnant à notre communauté de fans la réputation la plus extrémiste qui existe…. Et vous pensez ne pas être responsable de la vente à Disney? Lucas avait encore des idées, des visions à nous montrer… mais c'est facile d'imaginer la fatigue qu'il a pu ressentir face aux “auto-proclamés” fans qui pensaient mieux que le conteur deviner la fin de l'histoire…
Nous n'avons au final que les nouveaux films que nous méritons. Personnellement, j'ai réussi à mettre de côté l'ancien univers étendu pour les apprécier, sans les porter plus aux nues que leur qualité intrinsèque. Mais si vous vous en plaignez, assumez un peu…


Merci à George Lucas pour sa vision, et pour l'univers qu'il a créé, qui nourrit l'imaginaire et la création depuis plus de quarante ans.




jeudi 24 mai 2018

épisode 106 : Reboot solo


2018. C'est fou ce que le temps passe. Mes derniers articles ont quasiment 7 ans. Et un hébergeur d'image qui a disparu depuis… mais ce n'est pas grave, tous les anciens articles ont des illustrations maintenant hébergées chez Big Br.. euh Google. Ce blog est donc comme neuf! À tout point de vue. Son nombre de lecteurs ne doit pas faire exception… Qu'à cela ne tienne, il suffira de publier de temps à autre; et puis, au final, si personne ne lit ce que j'ai envie d'écrire, on s'en fout non ? Tant qu'on y est d'ailleurs, un petit changement éditorial (ce mot me semble tellement grandiloquent pour un blog comme le mien...), à la relecture des articles précédents (juste pour remettre les images, rassurez-vous) je me suis dit que je ne mettrais plus autant d'articles personnels. Parce que je n'ai pas envie de m'étendre sur internet. Parce que la petite communauté de blogs (les autres sont à droite) est quasiment morte et que les lecteurs habituels cités à de nombreuses reprises ne sont plus là. Parce que, parce que, voilà, c'est tout. Donc, à l'avenir, il devrait y avoir ici (mouhahaha, qui croit vraiment que je vais publier des trucs après la whathecuterisation de mon blog) uniquement des articles/réflexions/critiques sur du cinéma, des livres, des sujets d'actualité...

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Cela fait plusieurs fois déjà que j'avais pensé à rajouter quelques articles sur ce blog et voilà que l'occasion se présente. Cette occasion, c'est la sortie d'un film d'auteur confidentiel à petit budget. Solo. Le dernier Star Wars. Eh oui, de quoi pensiez-vous donc que j'allais parler sur ce blog?



Avant de s'attaquer à Solo proprement dit, il va falloir remettre certaines choses au point. On commence d'ailleurs avoir un nombre de films suffisamment conséquent pour qu'un bref récapitulatif ne me fasse pas de mal. Depuis le rachat par la petite souris, notre franchise préférée s’est lancée, au cinéma du moins, dans deux directions différentes. D'une part la troisième trilogie, avec ses films numérotés qui sont censés se suivre pour raconter une histoire globale, et d'un autre côté des spin-off censés être totalement indépendants et couvrir des événements se déroulant entre, avant, pendant d'autres épisodes.
J'évoque le fait que la postlogie est censée être un tout, même si contrairement aux deux précédentes, celle-ci semble plutôt s'adapter au réalisateur de chacun des films et au retour sur le film précédent, quand les trilogies chapeautées par Georges Lucas suivaient un plan prédéterminé quitte à ce que tous les films ne soient pas aussi bons. En effet, ce n'est pas le cadre de cet article, mais l'épisode VIII ne semble pas s'inclure dans le projet de JJ Abrams, vu les petits tacles au numéro précédent. J'attends de voir ce que va donner l'épisode IX avant de vraiment conclure, mais pour le moment, il se dégage de tout ceci un petit côté "cadavre exquis"; cela peut donner de très bonnes choses, mais c'est quand même un peu regrettable par rapport à la cohérence qui régnait jusqu'ici dans l'hexalogie (et même dans l'univers étendu, la Force ait son âme).


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Maintenant, revenons-en à nos shaaks, les films spin-off, "Star Wars Story". Rogue One introduisait de nouveaux personnages, un enjeu certes faible vu qu'on avait affaire à un préquel de l'épisode IV, mais se regardait vraiment comme un film indépendant. L'apparition de Vador et de la princesse Leïa ne laissait pas le spectateur sur sa faim car la suite se trouvait dans la trilogie originale.
Solo, jusqu'à sa toute fin, est aussi un film "solo", qui ne nécessite pas d'avoir vu d'autres choses. Et puis là, boum ! Dark Maul ! Je reviens sur le reste du film après, mais là, comme je suis un peu resté vissé sur mon fauteuil lors de la séance, il faut que je revienne sur la présence de ce personnage !



Quand on connait l'univers étendu (officiel, ou pas), on sait que Maul n'est pas censé être mort dans la Menace Fantôme. Le personnage apparaît aussi dans The Clone Wars, et dans Rebels (il va vraiment falloir que je regarde cette seconde série). Mais jusqu'ici, quand Lucas était aux manettes de son univers, il avait sa vision des choses. L'univers étendu devait s'adapter; même avec Clone Wars, la série créait pas mal de personnages, mais un peu cartoonesques, et on ne les voyait pas dans les films. Pour rappel, la première série animé Clone Wars est sortie 2 à 3 ans avant la Revanche des Siths, il va de soit que le film devait déjà être écrit, et à part Grievous, des personnages aussi importants que Durge ou Ventress ne sont pas à l'écran dans l'épisode III. 

Asajj Ventress, apprentie de Dooku; le général Grievous et le chasseur de primes Durge.



Cette fois-ci, la volonté semble être l'interconnectivité entre tous les éléments de l'univers. Voire même, je trouve que c'est presque une intrusion d'une série jeunesse dans un film. Sans tomber dans un cliché de comics, faire survivre un personnage (ou le faire revenir) de la sorte, ça passe étrangement au cinéma. Et puis, on sort du film en restant largement sur sa faim ! Maul est censé être éliminé dans Rebels; le faire revenir dans Solo ne peut pas être juste un simple caméo sans suite. Tous les fans sont en ébulition (à l'écriture, je cherchais une image de Maul extraite du film, je n'en ai pas trouvé, mais en revanche il y a pléthore d'articles évoquant Maul); et cela n'aurait pas un grand intérêt de juste mettre un personnage si important ici, sachant qu'il meurt ensuite dans une série "canon" si ce n'est pour le montrer dans de futures aventures. Peut-être même des aventures télévisuelles ou papier....

Disney a écrasé l'ancien univers étendu, pour éviter de se trouver face à un problème de continuité, de liberté d'écriture, et surtout pour que les nouvelles productions ne soient pas comparées aux livres existants ou ne soient pas trop ancrés dans ces œuvres, empêchant ceux qui ne les ont pas lus de bien comprendre. Oui, il existe des gens qui n'ont pas lu Zahn, Stackpole... C'est un peu l'effet "Marvel": les films ne sont qu'inspirés des comics, mais les développements des personnages, les grandes trames sont différents. Et je suis le premier à accepter ça, n'ayant lu que l'équivalent de 3 ou 4 ans de production papier, je suis content de ne pas avoir à remonter jusqu'aux années 60 pour comprendre le MCU. 
Mais là, n'est-on pas justement en train de faire l'inverse ?? Les séries Marvel sont très imbriquées dans l'univers cinématographique (pour Agents of SHIELD) ou au contraire pas du tout (les séries Netflix). Cependant, Agents of SHIELD n'empiète pas sur les films. Là, avec Solo et le retour de Maul, les séries s'incrustent dans le film ! C'est très bien pour les séries; une petite partie de moi attend de voir Thrawn dans un film, mais pour autant, on attend du spectateur une connaissance de l'univers pour bien comprendre le film ! Et alors, E Chu Ta ! Pourquoi avoir effacé notre univers étendu, si c'est pour en créer un nouveau, encore plus connecté avec les films ?

Si on efface l'univers étendu, mais qu'on laisse les anciens auteurs aux commandes du nouveau, forcément, les personnages les plus charismatiques reviendront inéluctablement ! Et c'est tant mieux !


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Bon alors, le bilan ! Avant la grosse critique et le résumé étape par étape, que vous pourrez lire plus bas, voici mon avis. Solo est un film de gangsters, assez réussi en tant que tel. Nous n'avons pas qu'une intrigue mais bien plusieurs phases d'introduction; le gros coup, qui rate, puis les suites de cette action, avec des rebondissements jusqu'à la fin. Rien n'est vraiment totalement novateur, mais le film tient ses engagements, c'est bon divertissement et l'histoire est assez sympa.
Les références au reste de l'univers sont assez présentes mais sans gêner l'histoire (à part la réapparition de Maul), et cela fait un excellent prologue (encore un, après Rogue One) pour l'épisode IV. Mais contrairement à Rogue One, Solo a un enjeu bien plus limité. La situation de la galaxie est bien présente en toile de fond, mais les personnages n'ont pas de réelle influence. Cela nous sert donc en réalité de prologue au personnage de Solo plutôt qu'au reste de l'épisode IV.
Le personnage de Han, justement, est fort sympathique (laissez tout de même de côté l'idée d'y voir ce bon vieux Harrison) et foncièrement gentil. C'est le "gentil vaurien" dont tombe amoureuse Leia. Mais justement, les éléments marquants du film qui développent le personnage (son côté naïf de vouloir toujours aider Qi'ra à quitter Corellia malgré plusieurs années, son bon fond quand il aide Enfys Nest mais aussi son implacabilité quand il tire le premier sur Beckett) semble bien se lier à des petits éléments de la trilogie classique. Peut être même trop: comme si le personnage avait comme un cahier des charges de plusieurs éléments importants de personnalité et qu'entre chaque, il est assez plat.
De même les liens avec les autres personnages sont assez rapidement traités, et ainsi, les motivations de Solo sont parfois au second plan, et lors de la séance, pris par l'action, je me suis demandé, une fois la scène finie : "pourquoi ils sont là déjà?". Nous avons tendance à nous habituer à des intrigues développées sur plusieurs épisodes (séries, MCU, postlogie...) et là, un peu plus de temps pour développer plus d'empathie serait nécessaire.
Cependant, le film est donc réussi, un très bon divertissement, même si les détails cités ci-dessus, et son manque d'ambition galactique (inhérent à son type de film de gangsters par rapport à du space opéra) ne le place pas parmi les indétrônables de la trilogie classique, et reste en deçà de Rogue One (même si son rythme est plus équilibré !).

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Un dernier petit mot, concernant les conditions du visionnage : pour la première fois, j'ai tenté le cinéma IMAX ("the ultimate experience... bla bla bla"). Déjà, même avec la carte étudiant (oui, depuis les premiers articles de ce blog, je suis toujours étudiant !), force est de constater que ça coûte cher. 15 euros. Pour une place de cinéma, c'est quasiment le prix d'un BluRay neuf ! Mais c'est vrai que l'écran est (très) grand, et le côté courbe fait que quand on est bien au milieu, on ne voit rien d'autre ! Les lunettes 3D cachent d'ailleurs les panneaux lumineux des sorties de secours. L'image est vraiment de bonne résolution, et le son envoie suffisamment du pâté et fait trembler les sièges. Enfin, la 3D; je serais tenté de dire qu'elle se fait oublier. Pas de défaut visuel, mais pour autant, pas non plus de trouvaille fabuleuse scotchant le spectateur à son dossier. Elle donne un peu de profondeur, et participe sûrement à l'immersion mais ne me laissera aucun souvenir.



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Et pour finir, vu le temps depuis lequel je n’avais pas parlé de Star Wars, il manque forcément des articles sur les épisodes VII, VIII, Rogue One… Et la galaxie a aussi vu une perte arriver, voilà donc l’occasion de repenser quelques instants à notre princesse préférée qui a rejoint la Force.



le résumé bien lourd est plus bas.

lundi 12 septembre 2011

épisode 105: Olly Moss

Ça y est, la fin des vacances, la reprise des cours, mais de paire avec tout ça, j'ai de nouveau internet !! C'est donc parti pour une nouvelle saison d'articles totalement inutiles et starwaresques. Et pour me remettre dans le bain, n'ayant pas encore d'inspiration après une éprouvante semaine de stage sur le terrain (hum...), je reprends mes articles sur les illustrateurs.

Et ce mois-ci, Olly Moss. Un jeune artiste anglais connu surtout pour ses détournements d'affiches de films, avec souvent deux interprétations possibles d'une même image. Et la plupart du temps, foultitude de références geek !!







jeudi 5 mai 2011

épisode 104: Just useless

mercredi 13 avril 2011

épisode 103: Rk Post

De son vrai nom Randy Post, c'était un petit gamin de ferme américain qui imaginait des mondes et des créatures fantastiques. Maintenant, il les dessine pour notre plus grand bonheur, son trait est toujours très rapidement reconnaissable. On trouve de ses œuvres dans bon nombre de jeux, comme D&D, Magic et pas mal de bouquins. On lui doit aussi des designs pour des jeux vidéos comme Alien Vs Predator et des images de l'univers Star Wars. Et puis surtout, l'Avatar du Malheur, une de mes cartes préférées.






dimanche 10 avril 2011

épisode 102: An apple a day...

... keeps the Doctor away !!



Comme quoi, ça sert à quelque chose d'avoir une alimentation saine et équilibrée... Mais non, je galéje; pourquoi voudrait-on tenir à l'écart un si gentil seigneur du temps ? Et puis bon, une alimentation saine...

Et hop, avant de poursuivre la lecture, un peu de musique pour se mettre dans l'ambiance:



Doctor Who, une excellente série de .. science-fiction (disons le, même après un précédent et strict article sur la S-F). On y retrouve tous les ingrédients d'une bonne série de S-F, avec de l'action, des robots, des mutants, des voyages dans l'espace... Mais en plus des autres séries, Doctor Who est une de celles qui réussit à faire rire et pleurer. Le Docteur, qui voyage dans le temps et l'espace se balade toujours avec un compagnon (en l'occurrence, une compagnonne, c'est plus agréable comme compagnie pour lui et ça ne gâche rien pour nos yeux). A chaque changement de compagnon, un truc irrémédiable le contraint à se séparer du précédent, malgré tous les liens qu'ils ont pu tisser, et c'est trop triiiiiiste (oui, il paraît que je suis "fleur bleue"). Et souvent, les épisodes qui suivent sont filmés sur un ton tellement léger et débonnaire que c'en est génialement drôle. Et les intrigues sont pleines de clins d'œils d'une saison à l'autre. Et de nombreux cross-overs avec les séries annexes, ce qui en fait une histoire complexe et très fouillée. Tiens, d'ailleurs depuis la reprise de la série en 2005, les incarnations du Docteur sont de plus en plus jeunes, j'espère que le prochain sera un peu plus âgé parce que si on continue comme ça, il lui faudra un hochet sonique à la place de son tournevis sonique.

Et puis les personnages secondaires sont tellement géniaux. Une mention spéciale pour Wilf, le papy de Donna Noble (une des compagnes du Docteur). Même pas besoin de discours, juste sa tête suffit !




Tenez, voilà un petit épisode spécial Noël diffusé dans le cadre de "Children in Need", un programme d'aide de la BBC. Les non initiés n'y comprendront peut-être pas grand chose. Le Docteur "actuel" rencontre sa 5ème incarnation (l'acteur qui jouait le docteur dans les années 70/80). Un superbe clin d'œil où le jeune David Tennant rencontre l'acteur Peter Davison qui lui a donné envie de jouer dans cette série. Et qui plus est, la fille de Davison, qui a joué la fille de Tennant dans un épisode est aussi sa compagne dans la vraie vie; tout reste entre docteurs.