jeudi 9 décembre 2010

épisode 84: L'Iliade et l'Odyssée du Passeur d'Aurore



Et hop, de retour du cinéma pour aller voir le dernier Narnia. Je viens de finir le bouquin et j'avouais un certain scepticisme avant voir le film.

Attention, tout le paragraphe suivant (en bleu), raconte l'histoire du livre. Pas celle du film, celle du livre !


Les deux petits Pevensies, Lucy et Edmund sont chez leur oncle, avec leur cousin Eustace, un chieur de première. Ils passent tous les trois dans un tableau (la même scène est dans le film) et se retrouvent en pleine mer. Ils sont réceptionnés par le Passeur d'Aurore, mené par Caspian, alors roi de Narnia. Trois ans ont passé depuis la dernière escapade narnienne des gamins. Caspian s'est mis en quête de 7 seigneurs qui ont pris la mer et n'en sont jamais revenus. Les Pevensies sont enchantés de se joindre à lui, tandis qu'Eustache est totalement perdu et se met vite Reepicheep à dos (la souris parlante).

Le Passeur d'Aurore va ensuite passer d'îles en îles, et sur chacune d'entre elles découvrir un des seigneurs perdus. Se succèdent ainsi plusieurs aventures sans aucun vrai lien entre elles.
Première escale sur les Îles solitaires. La bande de Caspian reprend ces îles pour le compte de Narnia et y interrompt le trafic d'esclaves.
Ensuite, ils s'arrêtent sur une île pour faire des réparations et Eustache s'éclipse et se cache dans la grotte d'un dragon. A son tour transformé en dragon, il aide ses amis sous cette forme. Aslan le retransforme ensuite en garçon et ils quittent l'île.
Ils passent encore par une île avec un étang qui transforme tout ce que l'on plonge dedans en or; puis par une île peuplé de créatures unipodes rendues invisible par un sort que Lucy doit défaire; par l'île où les rêves deviennent réalité, entièrement plongée dans l'obscurité.
Ils arrivent enfin sur l'île de Ramandu qui y vit avec sa fille. Ils y découvrent le banquet d'Aslan: y "participent" uniquement les seigneurs perdus restant, en hibernation. Ils repartent ensuite vers le bout du monde (le pays d'Aslan doit s'y trouver), rencontrent le peuple de la mer et finalement le bateau fait demi-tour, laissant les Pevensies, Eustache et Reepicheep continuer, sur une mer couverte de lys. Ils finissent par se heurter à un mur d'eau qui ramène les humains chez eux tandis que Reepicheep continue vers l'horizon.


Voilà. Donc pas vraiment de gros scénario construit, pas non plus de réapparition de la sorcière blanche comme sur les affiches du film.
Et ben pour le film, pas vraiment de grosse surprise. D'ailleurs pas non plus de réapparition de la sorcière blanche; ce n'est qu'une illusion créée sur l'île où les rêves sont réels (et qui ne dure que quelques instants). Niveau scénar, on a miantenant un fil rouge qui sert de prétexte au voyage. Il ne s'agit plus seulement de retrouver les seigneurs disparus mais cette fois de lutter contre "le mal" qui vient de la fameuse île où les rêves deviennent réalité. Sur les îles solitaires, des esclaves sont offert en sacrifice à une sorte de brume verdâtre, un "fog" qui les engloutit. Cette brume se retrouve sur chaque île. Les îles sont d'ailleurs dans un ordre différent du bouquin, et Eustache reste en dragon plus longtemps (comme ça, tout son potentiel est exploité sur grand écran). Outre ça, et des différences minimes sur chaque île (pour rendre les aventures plus pêchues), le film reste proche du livre. Aucune vraie surprise mais l'histoire reste sympa même si elle n'est pas excessivement originale.
Avec les sept épées des seigneurs diparus, on peut détruire le fameux brouillard vert avant qu'il n'engloutissent Narnia; voilà en gros l'histoire.
Visuellement le film reste beau; et la 3D me semble plus réussie que pour les précédents films. De grandes scènes restent nettes aussi bien au 1er qu'à l'arrière plan: un bon point de ce côté là donc.



Maintenant, reste plus qu'à aller voir Machete et Scott Pillgrim. D'ailleurs, avec l'article de Momo là-dessus, j'ai encore plus envie d'y aller. Ahlala les sorties de Noël, jamais bon pour le porte-monnaie. Aller, maintenant vivement le week-end pour aller profiter des pistes (depuis le temps que j'attends ça !!!).

mardi 7 décembre 2010

épisode 83: TER Bombay direction Moscou




Le garçon avançait au milieu du wagon avec un air éteint. Sa peau mate contrastait avec celle de la femme d'âge moyen qui le suivait, tirant derrière elle une énorme valise à roulettes. Sûrement sa mère. Le garçon, habillé chaudement à cause du froid semblait vouloir se trouver à cent lieues de ce train et la femme dut le pousser légèrement pour qu'ils accélèrent, suivis par toute une foule désireuse de trouver une place assise dans le wagon.


Les sédatifs ralentissaient le jeune homme et sa ravisseuse pesta intérieurement. Quand ils se seraient installés à leur place dans le train, la somnolence du garçon passerait inaperçue, nombre de gens dormant lors des longs trajets. La femme espérait que le teint mat du jeune garçon ne la ferait pas repérer. Ce teint, il le devait à son père, le Maharadjah de Kapurthala, un riche armateur indien qui était arrivé très récemment en France pour conclure un contrat vital pour son empire.

Infiltrée dans l'entourage du Maharadjah depuis bientôt 6 mois sous la couverture de traductrice, la femme avait planifié avec ses complices l'enlèvement depuis presque 2 ans. Le Maharadjah était descendu avec tout son staff dans un hôtel de la côte d'azur. Son fils avait voulu profiter des fastes de la nuit sur la côte. L'imbécile. Rien n'avait été plus simple que de le droguer lors d'une soirée en discothèque puis de le faire sortir discrètement de la ville.

Les choses s'étaient gâtées au moment de l'accident. La femme devait conduire son "colis" dans le QG de sa bande, dans le nord de la France, le plus loin possible des recherches qui seraient mises en œuvre pour le retrouver. Indemne mais privée de voiture, la femme avait dû improviser. La vitesse était un élément essentiel du plan et elle s'était rabattue sur la sncf. Aucun contact n'était envisageable avec ses complices par téléphone. Le Maharadjah avait le bras long et dès le début de sa fuite, elle s'était débarrassée de son téléphone portable.

Mais c'était sans compter l'efficacité légendaire de la compagnie française en période de neige. Avec ses 2 heures de retard au départ, et sûrement bien plus à l'arrivée, la ravisseuse s'imaginait déjà attendue à l'arrivée par la police locale, ou bien pire, par des sbires à la solde du Maharadjah. Le riche indien ne s'encombrait guère de scrupules et la loi ne l'empêcherait pas de se débarrasser discrètement de celle qui lui avait ôté son fils.




La femme et le garçon passèrent devant deux hommes assis l'un à côté de l'autre, dans le sens de la marche. Tous les deux étaient d'âge moyen mais celui de gauche semblait plus âgé, plus mature que son voisin. Ces deux individus avait des cheveux très courts, quasiment rasés et portaient des bleus de travail qui n'auraient pas dépareillé sur un chantier: poussiéreux et tachés de peinture. L'homme de droite, côté fenêtre ne daigna pas jeter un seul regard au paysage enneigé pendant que le train prenait de la vitesse. Il sortit un lecteur mp3 de sa poche; sembla avertir son collègue qu'il allait écouter de la musique puis se coupa effectivement du monde par le biais de ses écouteurs.



Le train prenait de la vitesse mais l'homme ne l'entendait pas, son attention toute à la voix qui sortait de ses écouteurs. La voix gutturale de l'adjudant-chef Kornakov raisonnait dans ses oreilles. Entendre de nouveau du russe était presque apaisant, même par la voix de Kornakov, craint par tous ses hommes. Plus jeune de 2 ans que son voisin, l'homme aux écouteurs avait besoin d'un dernier point sur la mission. Ils avaient déjà été longuement brieffés sur leur cible mais le plus jeune avait enregistré les ordres détaillés et se les repassait de temps à autre. Pour être sûr de réussir parfaitement disait-il. Parce que les jeunes n'ont aucune mémoire avait l'habitude de répondre son voisin. Plus expérimenté, celui-ci se laissa aller à somnoler.

Chaque rouage de la mission était depuis longtemps imprimé dans sa mémoire. Fisher devait arriver dans 8 jours. Son hôtel particulier aurait une sécurité renforcée. Mais si le côté impromptu de sa visite avait accéléré la réaction du Service, sa sécurité n'avait pas eu autant de temps que d'habitude pour se préparer. Peu importait à notre voyageur pourquoi le Service voulait la peau de Fisher. Les ordres étaient clairs et venaient de très haut. Fisher ne devait en aucun cas quitter Paris autrement que les pieds devant.

Moins rodé, son compagnon se trémoussa sur son siège. Son bleu de travail le dérangeait, il n'était pas habitué à en porter, comme le témoignaient d'ailleurs ses mains, inaptes au travail de chantier. La voix numérique de l'adjudant continuait inlassablement son briefing, chaque détail répété encore et encore...







Y a des jours comme ça, dans le train, on se fait chier (désolé mais il n'y a pas d'autre mot). Le bouquin de côté (sachant qu'on va le lire pour les 5 prochaines heures), ni papier ni crayon à portée de main (à moins de vouloir étaler 20 kilos d'affaires à même le sol du wagon)... Et bien l'observation des gens (il y en a toujours pour avoir une mine patibulaire (mais presque)) fait bien passer le temps, surtout quand on imagine ce que font ou ce que sont réellement nos voisins de voyage.

dimanche 5 décembre 2010

épisode 82: Jamais plus jamais

Tirons notre chapeau à la mémoire d'un grand du cinéma qui vient de s'éteindre. Irvin Kershner est mort à l'âge de 87 ans. Nous devons à cet homme le meilleur des Star Wars: l'Empire contre-attaque, Jamais plus Jamais, le dernier James Bond, non officiel, avec Sean Connery et notamment les Yeux de Laura Mars. Si Lucas était souvent en désaccord avec lui lors du tournage de l'Empire, celui-ci n'en fut que meilleur. Il a rejoint la Force.


Lucas, Vador et Kershner (non, ce n'est qu'une impression, Lucas n'est pas (du tout) plus grand que Vador)


Pour repartir sur une note plus joyeuse, je rentre juste du Don des Dragons. Un week end entier (à Strasbourg) consacré aux jeux en tous genres (mais surtout les jeux de plateaux et de rôles, avec une petite pincée de grandeur nature). Et en profitant de l'occasion, tous les bénéfices sont reversés au Téléthon. Et comme ça, je fais des dons !!

Après un petit tour au marché de Noël, nous (non, ce n'est pas un nous de majesté, même si c'est tentant), nous, disais-je donc, sommes arrivés un peu tard, trop tard en fait pour pouvoir faire un jeu de rôle (à mon grand dam), et nous nous sommes rabattus sur les jeux de plateau.

Encore une petite partie de Dune (trop courte en fait à cause d'un horaire de train à respecter), où mes Harkonnens ont suivis leur background en s'alliant aux Atréides (hum); et un premier test de Thèbes et d'un jeu (basé je crois sur les chevaliers d'Arthur) dont je ne me rappelle pas le nom mais très proche tactiquement du jeu de go. Deux jeux au final fort sympathiques. Je tenterais d'y retourner sans aucune contrainte de temps l'année prochaine...



jeudi 25 novembre 2010

épisode 81: Pendant ce temps, au restoU...




Restaurant universitaire, campus Savoie-Technolac. Une bête discussion à propos de soirées geek prévues: une soirée passée à regarder un film de John Carpenter (ou autre) allongé dans un canap' et une soirée jeu de rôle avec l'association chambérienne. Discussion entre moi, un pote et un troisième (qui participe peu):

_Alors, la soirée film de prévue ben on la fait vendredi ?
_Non, vendredi je peux pas...
_Ah oui, le soirée jeu à finir ?

_Oui oui, il faut finir le scénar!
_C'est vrai, quand on a commencé, on est un peu engagé à finir, et c'est chiant pour les autres si on vient pas.

_Tout à fait !

_Mais euh, vous les avez rencontrés comment ces gens ? (ceci est la réplique d'une troisième personne qui essaie de suivre la conversation)
_Ben sur le net, y a des sites spécialisés, très bien faits ! On peut aussi passer par une boutique.
_Ouep.
_Et puis même si la première fois on est pas forcément dans l'ambiance, les gens sont très sympas et on se lie assez vite.

Maintenant, cette petite conversation vue par la troisième personne (celle de la réplique du milieu). Naturellement, il faut savoir que le pote vient de passer la matinée à faire croire au troisième qu'il fait partie du milieu échangiste, qu'il organise des soirées de tournage de vidéos assez... bizarres. Et voilà, il suffit de relire la conversation du dessus ! une magnifique conversation à deux niveaux; dur de continuer à parler comme si de rien n'était.


mercredi 24 novembre 2010

épisode 80: "Mon cul, le vioc !!"

Dans notre monde capitaliste où tout va à vau l'eau, il reste encore quelques bonnes valeurs communistes issues de la défunte URSS. Non, je ne parle pas uniquement de la vodka ou de la kalachnikov; je parle des Chœurs de l'Armée Rouge !
Il y a de ça une petite semaine, lesdits chœurs et leurs ballets passaient à Aix les bains. Première surprise (mais en fait, en réfléchissant un peu, on aurait dû s'en douter): la moyenne d'âge est honorable (très honorable, vieille quoi !).
Le spectacle est euphémistiquement sympathique, la troupe alterne entre morceaux uniquement musicaux et danses en costumes. Même les choristes, en grand uniforme, mettent une certaine ambiance selon les morceaux (c'est toujours rigolo de voir les différentes rangées d'un groupe au premier abord si sérieux se mettre à osciller de droite et de gauche, comme montées sur rail).
Et pour finir, un petit medley (tiens, ça m'a donné l'occasion d'apprendre un mot, je me limitais au français "pot-pourri") ) de chansons françaises connues (et pas forcément récentes). Je vous le filerai dans un prochain article; il faut avouer que l'été indien chanté en yaourt par un russe, c'est mythique.

Et puis ensuite, un petit mot de RED, l'adaptation cinématographique du comic de Warren Ellis. Un "jeune" retraité de la CIA (Willis) subit une tentative d'assassinat par ses propres collègues. Il va entraîner dans ses problèmes trois autres anciens et anciennes, tous des retraités choc et feu. Le film a un ton très léger et les acteurs, tous mythiques, ont des personnages très sympas à interpréter. La première moitié du film joue bien du côté "vieux" de ces personnages, de ces retraités qui enfoncent allègrement les petits bleus qui les ont remplacés à la CIA. Ensuite, on passe plus dans un thriller classique avec complot et trahison; c'est un peu dommage mais le film reste un bon divertissement.

les Retraités Extrêmement Dangereux

Bon ben voilà, il est à peine 15h et je dois allumer la lumière pour voir quelque chose dans le bureau... Je vais retourner à mes programmes qui ont peut-être fini de tourner.

Ah tiens, une fois n'est pas coutume, une petite page de pub piquée sur Youtube, parce que ça me fait toujours rigoler les fautes de frappe (non non, ce n'est pas retouché), aller, soyons bnaque et populaires...


jeudi 11 novembre 2010

épisode 79: Maurits Cornelis Escher

Et hop, on continue avec un nouvel artiste. Le néerlandais Escher est surtout connu pour ses œuvres représentant des structures géométriques impossibles. Son travail présente aussi une importante composante mathématique avec ses représentations du Ruban de Möbius, du Cube de Necker ou du Triangle de Penrose. On peut voir son influence dans un certain nombre de film comme Labyrinth (avec des perspectives d'escaliers verticaux) ou même dans Inception (un escalier en boucle infinie).






lundi 8 novembre 2010

épisode 78: L'impossibilité du Nil

Ca y est, le prix Goncourt vient de tomber, sacrant l'écrivain Michel Houellebecq. Le dit Michou attendait cela depuis plusieurs années, il avait même été éliminé 3 fois ces dernières années. Cette fois, c'est un bouquin nommé "La Carte et le Territoire" qui lui a permit de remporter le prestigieux prix, mettant d'accord tous les membres du jury en quelques minutes.
Ca change de ses tentatives précédentes où le prix était allé à un "livre médiocre, pas antipathique mais raté" selon Houellebecq (ahlala il l'avait vraiment mauvaise). Et en 2005, on a échappé à "La possibilité d'une île" en tant que prix Goncourt, d'une toute petite voix. Sans vouloir critiquer ce bouquin, s'il est à la hauteur de son adaptation cinématographique... Le film éponyme est quand même à ce jour l'un des meilleurs remèdes contre les insomnies.


Tiens, sinon je reviens de Disneyland (enfin, ça va faire une semaine maintenant); et j'ai pu rencontrer une légende vivante, un grand parmi les grands (au propre figurez-vous). Tenez, je vous laisse admirer la photo immortalisant cette rencontre:



Comme quoi, je n'ai PAS DU TOUT une coupe de wookie !!! Non mais !