dimanche 27 mars 2011

épisode 99: Les artifices du petit écran

Tiens, juste pour le plaisir de critiquer la télévision. Alors oui, y a plein de postes de télévision qui sont en 4/3, et donc diffuser des programmes en 4/3 ça permet d'avoir une image plus grande... Mais pitié pas le cinéma ! Couper les bords d'un film en 16/9 pour le faire passer en 4/3, c'est juste un sacrilège. Un peu comme couper la tête de la Vénus de Milo pour la faire rentrer dans une vitrine (quoique, on a déjà fait ça avec ses bras et personne ne s'en est plaint). Un peu comme raccourcir les Mémoires d'Outre tombe pour en faire un roman-photo, enfin quoi, ça ne se fait pas !!
Et puis outre le côté sacrilège, il y a une telle perte d'information que certains gags entiers sont retirés à cause de ça. Et je ne parle même pas (ah ben si en fait) des scènes mal cadrées, ou les 2 protagonistes à droite et à gauche sont réduits à leurs nez sur le bord de l'écran...

Vous vous rappelez de Fight Club ? Au début, Tyler travaillait dans un cinéma, il mentionne les "brulures de cigarette", repère entre chaque bobine, difficile en 4/3...

Comment ça il montre juste le bord de l'écran ?!?





Et un peu plus vieux, le Jour le plus long, le fameux coup des bottes, mais mais quelles bottes ?



Eh bien oui, elles sont à l'envers !!!







Ceci dit, la télévision fait aussi de très bonnes choses quand elle n'essaye pas de saccager le cinéma. Je viens juste de finir l'excellente série Dr Who et son spin-off Torchwood. Un univers très complet, tout plein de petits cross-overs et de jouissifs clins d'œil, l'une des séries les plus longues de l'histoire (une continuité depuis 1963, il faut le faire !). Un jour j'en ferais un article un peu plus complet. Peut-être.

Ah et puis au fait, c'est le 99ème article que je poste (bon, réellement ça doit faire 100 ou 101 mais les piratages ne comptent pas dans mon décompte officiel). Le prochain, c'est le 100ème !!! A moins qu'il ne s'agisse directement du 101ème, si j'ai pas l'inspiration pour faire un truc sympa qui marquerait le coup... On verra bien.

jeudi 24 mars 2011

épisode 98: La science à friction

Résultat d'une des nombreuses discussions avec Amaury, qu'appelle-t-on vraiment la science fiction ? D'après la définition, c'est un genre (autant en littérature qu'au cinéma) basé sur ce que pourrait être le futur. Et comme son nom l'indique, la vision du futur est basée sur la science, sur les développements technologiques tels qu'ils pourraient être en fonction des technologies actuelles. Ne sont pas censés faire partie de la science-fiction tous les domaines fantastiques ou magiques; on peut aussi parler d'anticipation.

La confusion que tout le monde fait souvent, c'est de confondre la forme avec le fond. Le lieu où se passe un film, le cadre de son action ne suffit pas à définir le film. Un bon exemple est un film que j'ai vu récemment; il s'agit du film Les Proies, avec Clint Eastwood, un huis-clos oppressant et glauque dont voici la bande-annonce:



Le fait que l'intrigue se déroule aux États Unis lors de la guerre de sécession (tout comme le Bon, la Brute et le Truand) n'en fait en aucun cas un Western. De la même manière, ce n'est pas parce qu'un film se passe dans le futur qu'il s'agit de science-fiction.


La science-fiction doit toujours mettre en scène des faits impossibles dans l'état actuel de la civilisation et de la science. Le monde imaginaire ainsi créé ne doit relever ni du merveilleux, ni du religieux. Et Star Wars (pour prendre un petit exemple comme ça) n'est pas vraiment de la science fiction. Certes, cela se passe dans un univers futuriste mais l'histoire pourrait bien être transcrite dans un autre univers, sans science (un peu comme dans Eragon). Il s'agirait plutôt d'aventures spatiales.
Le meilleur représentant de la science fiction c'est Fondation (avec presque tous les bouquins d'Asimov). Toute l'histoire est basée sur le développement scientifique de la Fondation, et la psycho-histoire de Hari Seldon. De même la série des Robots. Ils ne s'agit pas d'aventures avec des robots mais bien d'une histoire basée sur l'avancée scientifique qu'est la création robotique.

Il ne faut pas confondre non plus la science-fiction avec la sociale-fiction, qui si elle aussi se passe dans le futur, n'est pas basée sur une avancée ou un développement scientifiques mais plutôt sur une avancée sociale. Comme oeuvre référence de ce genre on trouve ainsi Le Meilleur des Mondes de Huxley; ou 1984 qui serait au croisement entre sociale et science-fiction.



Les gnomes de Pratchett: "La Science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons"


Et pour finir (parce que ça me fait plaisir et que j'adore ce résumé, et encore plus le bouquin dont c'est la quatrième de couverture), un petit résumé. Je remets en jeu le bocal de cornichons offert ICI et j'ajoute même une tablette de Galak pour qui trouvera d'où ça vient (sans faire mumuse avec Google parce que Google il connaît et qu'il en aurait rien à cirer d'un bocal de cornichons).

"Dans un repli du continuum, la Force Sombre attend. Deux cents cuirassés armés en guerre et qui n'ont jamais servi. Depuis des dizaines et des dizaines d'années, ils sont tapis, seuls, silencieux, effrayants. Mais Talon Karrde, le contrebandier, marchand d'armes et de mondes, a découvert le secret. Là-bas, dans la galaxie, les planètes flambent, les systèmes tombent tour à tour..."

dimanche 20 mars 2011

épisode 97: Question à 1000 Dinars

Alors, ça y est, la communauté internationale, chapeautée par l'ONU a décidé d'intervenir en Libye. Évidemment, on ne pouvait rester de marbre devant une population qui souffre. Mais tout ceci ne sent-il pas un peu l'hypocrisie ? Combien de populations d'Afrique Noire sont opprimées sans que personne ne s'y intéresse ? Seulement voilà, l'Afrique centrale c'est plus loin de nos côtes, aucun réfugié ne peut facilement débarquer sur les côtes européennes. Et puis bon, niveau pétrole c'est pas trop ça non plus... Alors posons-nous la vraie question: certes, il y a un côté humanitaire, mais pourquoi l'occident intervient-il vraiment en Libye ?

Et forcément, si on attaque un dictateur, même en ayant reconnu l'opposition comme seul vrai représentant du pays, on se retrouve en guerre. Kadhafi menace tous les pays autour de la Méditerranée de représailles. Peut importe, au nom du bien fondé de l'action, on attaque quand même. Avouons évidemment que l'action "humanitaire" se limite aussi à des pays qui ne sont pas censés avoir l'arme nucléaire... Si jamais la population nord-coréenne décidait de se soulever (bon, vu la dictature là-bas, ils peuvent pas faire grand chose), irait-on aussi au secours de ce peuple ?

Ah oui, les libyens manifestent "de leur plein gré" pour sauver leur guide, leur Führer...



Voilà, ca m'arrive pas beaucoup de faire de politique ou de commenter l'actualité ici, mais là comme ça, je me posais des questions sans vraiment avoir de réponse...

samedi 19 mars 2011

épisode 96: John Avon

Ça fait plus d'un mois que j'avais pas posté un article sur un illustrateur, eh bien voilà, c'est réparé ! Cette fois-ci, un dessinateur que tous les joueurs de Magic connaissent bien, John Avon. Créateurs de couvertures de romans, il a surtout livré plus de 200 œuvres pour Wizard of the Coast et son jeu de cartes à collectionner. Sa spécialité, ce sont les terrains de base; avec de magnifiques forêts. Originaire de Cardiff, peut-être doit-il son talent à la présence de la faille... Je crois qu'il faut que j'arrête mes divagations dans le Whoniverse et que je laisse la place aux illustrations.








mercredi 16 mars 2011

épisode 95: "Pour la grande Union Soviétique !!!"

Un petit cadeau pour les amateurs d'histoire récente. Je n'ai pas pour habitude de faire politique dans ce blog, et encore moins de propagande, mais le régime en question étant tombé en désuétude depuis longtemps (quasiment tout comme le communisme d'ailleurs), je ne déroge donc pas à mon habitude. Je tiens donc à vous présenter ici un petit opuscule issu des archives familiales. L'ouvrage en question s'intitule "U.R.S.S. 100 questions 100 réponses" et c'est avec un plaisir non dissimulé que je vais en tourner la couverture. Et pour bien me mettre dans l'ambiance, quoi de mieux que l'hymne soviétique ?



Les premières pages ne sont qu'une description presque grand-gignolesque de ce grand pays qu'était l'U.R.S.S.; en voici un petit extrait, tout le reste est dans le même ton:

"Ce livre est consacré à un pays qui occupe un sixième des terres habitables; une bonne moitié de l'Europe et un tiers de l'Asie. Il s'étend sur plus de 172 degrés de longitude. Ses points extrêmes sont si éloignés l'un de l'autre que lorsque le soleil se lève à l'un, la nuit étend son voile sur l'autre. Un express met plus d'une semaine pour traverser le pays dans le sens de la longueur.

[...]

Ce livre est consacré à un pays qui a entrepris, il y a soixante ans, une expérience sans précédent, l'édification d'une société socialiste, alors qu'il accusait un retard économique et technique de 50 à 100 sur les pays capitalistes développés et que les trois quarts de sa population étaient analphabètes. Ajoutons à cela les dévastations, la famine et la misère occasionnée par la Première Guerre mondiale et la guerre civile, l'environnement hostile des puissances capitalistes désireuses d'étouffer au berceau le premier État ouvrier et paysan de l'histoire.
Les peuples de ce pays, qui pendant des siècles passa aux yeux des étrangers pour un mystérieux géant endormi, durent surmonter toutes ces difficultés et bien d'autres encore. Il y a soixante ans, bien peu alors croyaient en la réussite future de cette expérience sans précédent.
Sous la conduite du parti bolchévik dirigé par Lénine, le peuple soviétique s'engagea dans une voie que nul encore n'avait empruntée et réussit à construire une société socialiste développée. Ses succès et ses erreurs, inévitables pour celui qui s'avance dans l'inconnu, servent d'expérience précieuse accessible à d'autres peuples.

[...]

Ce livre est consacré à un pays qui, depuis sa naissance, mène une politique de coexistence pacifique avec les États à régime sociaux différents, qui lutte activement pour le désarmement
(mouhahaha que c'est drôle), l'établissement d'une vaste coopération entre tous les peuples sur la base de l'égalité et de l'avantage mutuel.
L'U.R.S.S. a supporté le fardeau essentiel de la seconde guerre mondiale, a joué un rôle de premier ordre dans la défaire du fascisme. Cette victoire, elle l'a acquise au prix d'importantes pertes humaines et matérielles. Le pays a dû fournir des efforts surhumains pour réparer les dommages incalculables causés à l'économie et retrouver son niveau de production d'avant-guerre..."



Ensuite, le bouquin se compose d'une série de questions-réponses réparties en 7 chapitres:
-L'état, le parti et les syndicats;
-Économie, planification, emploi;
-Ressources naturelles et recherche scientifique;
-Le niveau de vie;
-La société et les droits des citoyens;
-L'éducation, l'art;
-La coopération internationale.

Sans en vouloir donner une transcription exhaustive (je vais pas non plus passer le prochain mois à recopier un bouquin (vu que je n'ai ni scanner ni aucun autre moyen que le traitement de texte basique pour mettre du texte sur le net)), je vais juste recopier quelques petits passages que j'ai trouvés intéressants et rigolos.


Pour créer une dictature du prolétariat, "le pouvoir de la classe ouvrière en Russie dut nationaliser l'économie en un court laps de temps, briser la vieille machine d'État et en créer une nouvelle. Afin d'empêcher les éléments hostiles d'exercer une quelconque influence sur les organes du pouvoir, toute personne ne vivant pas du fruit de son travail (rentiers, capitalistes, propriétaires fonciers, etc.) fut privée de ses droits de vote". Ou comment dès les 10 premières pages du bouquin avouer que son pays est une infâme dictature...


"Pourquoi ne présente-t-on qu'un seul candidat pour les élections aux Soviets ?

Il ne s'agit pas de la loi qui ne limite pas le nombre de candidatures, mais de la tradition qui s'est formée. Notons que, dans les états bourgeois, chaque parti ne présente habituellement qu'un seul candidat et non deux et encore moins trois. Le nombre des candidats à la députation correspond généralement au nombre des partis qui prennent part aux élections. Nous n'avons qu'un parti, le Parti Communiste, et lui aussi ne présente qu'un seul candidat par circonscription". Je crois que ce passage là fait vraiment partie de mes préférés. Pourquoi un seul candidat, ben tiens, parce qu'il n'y a qu'un seul parti !!!!


Pourquoi donc, n'y a-t-il qu'un seul parti ? Après un bref rapport de la situation historique à partir de la révolutionnaire d'octobre, "il s'avéra très vite que les Socialiste-révolutionnaires [l'autre grand parti] n'avaient aucune intention de coopérer avec les bolchéviks et de réaliser le programme de transformations socialistes. En mars 1918, ils sortirent de leur plein gré du gouvernement de coalition et en juillet de cette même année organisèrent à Moscou une émeute contre le pouvoir soviétique.
Les partis petits-bourgeois ne furent pas dissous, comme l'affirment certains historiens occidentaux. ils quittèrent la scène politique s'étant compromis devant le peuple. Le cours des événements historiques contraignit les bolchéviks à assumer eux-mêmes la responsabilité pour le destin du pays." C'est un peu la technique Jospin, tous les opposants se retirent de leur plein gré de la vie politique... Et le bon parti bolchévik se sacrifie pour le pays et assume seul le pouvoir !


Tintin chez les Soviets; Hergé était bien en dessous de la réalité lui qui imaginait 3 partis différents...

Ajoutons ensuite à cela un vernis de bons sentiments sur la grandeur d'âme des communistes et quelques petites pointes d'humour involontaires et littéraires: "L'exemple de la coopération des pays membres du C.A.E.M. en matière de protection de l'environnement fait tache d'huile"; et laissons le mot de la fin à monsieur Dumas: " "Un pour tous, tous pour un", dit le code moral des bâtisseurs du communisme".

mercredi 23 février 2011

épisode 94: Généalogie nocturne

Aujourd'hui, je tiens à vous faire part d'une hypothèse personnelle qui se balade sur le net. Tout d'abord, que le lecteur me pardonne ici ma folie mono maniaque avant de continuer. Eh oui, vous vous en doutez, une fois de plus mon cerveau malade, quelque part dans les volutes de la fatigue schizophrénique, a pondu une autre folie star-waresque. Sûrement les affres de la solitude dans mon petit appartement alsacien. Ou les chuchotements inquiétants de mes nouveaux pensionnaires de résine qui semblent suivre du coin de leur yeux sans vie le moindre de mes mouvements.
Au détour d'une scène sombre et venteuse, sur la désertique Tatooine, Shmi Skywalker avouait au regretté maître Jinn son incertitude et même son incompréhension quant à la nature du père de son enfant. Que dis-je ? Quant à l'existence même d'un hypothétique père.
"Je l'ai porté, je l'ai mis au monde, je ne me l'explique pas" explique cette pauvre femme, emplie de l'espoir que le vaillant maître jedi puisse sauver son fils de son existence miséreuse d'esclave.


Avant de se retrouver propriété de Watto, Shmi Skywalker et son futur Sith de bambin appartenaient à Gardulla la Hutt.

Le jeune pilote de podracers prodige, et bientôt le meilleur astro-pilote de toute la galaxie semble bien avoir été créé de toutes pièces par la Force. Nous n'entrerons pas ici dans l'explication fort simpliste que Lucas nous a fourni dans ce fumeux opus qu'est La Menace Fantôme. Cette énergie qui nous entoure et nous relie, faisant de nous des êtres illuminés s'y retrouve en effet réduite à un état pseudo chromosomique.
Quoi qu'il en soit, la Force peut s'appréhender comme une sorte de Tout qui aurait sa volonté propre. Les Jedi en sont les utilisateurs mais aussi les gardiens. Ils accomplissent la volonté de Force quotidiennement. C'est d'ailleurs cela qui en fait leur principale différence avec les Sith. Ces derniers ne suivent pas la volonté de la Force mais la plient à leur volonté. Souvent, un Jedi peut suivre une vision, ou une impression que lui transmet la Force. Le Sith va plier la Force à ses désirs, dans un but purement égoïste.

Ainsi, en étant apparemment créé par la volonté de la Force, le "petit Ani" est donc tout désigné pour être cet Élu, cet homme créé par la Force pour restaurer l'équilibre dans la galaxie. Notons à ce moment que si les Jedi ont cette prophétie en tête, bien peu en connaissaient le contenu exact. Même Yoda, le plus sage et le plus avisé d'entre eux ne savait dire quel était cet "équilibre" que devait apporter l'Élu. Probablement mettre fin à cette gangrène qui rongeait l'Ancienne République et l'Ordre Jedi...

Faisons maintenant un bond de près de 15 ans (ou passons simplement de l'épisode I à l'épisode III, c'est peut-être plus facile à concevoir pour un esprit sain, ce que je n'ai jamais prétendu être). Les temps se sont assombris, nombre de planètes sont en pleine sécession, la république est en plein chaos, les Jedi, ces garants de la paix se sont mués en généraux et mènent leurs troupes sur le terrain. Insidieusement les Sith sont même à la tête de la galaxie. Dans tout ce chaos, retrouvons nos grands amis Palpatine et son futur apprenti Vador, à l'Opéra.
Palpatine explique alors à Anakin la tragédie de Dark Plaguéis le Sage: "C'est une légende sith, Dark Plagueis était un seigneur noir des Sith tellement puissant et tellement sage qu'il pouvait utiliser la Force pour influer sur les midi-chloriens; il pouvait créer la vie..."


Respectueux de la Règle des Deux, Dark Plaguéis fut le maître de Dark Sidious, avant que celui-ci ne le tue pour devenir à son tour le maître, dans la plus pure tradition sith.

A la lumière de ces faits nouveaux, nous pouvons alors nous demander si c'était bien la volonté de la Force... L'Immaculée Conception de l'épisode I ferait alors place à une sorte d'engrossement forcé, de viol mental (un concept que l'on n'a pas encore inventé par chez nous). Dark Plaguéis serait alors le père d'Anakin, de Dark Vador, ce père que l'on cherchait désespérément; le fondateur de la lignée Skywalker. Cette lignée qui a changé le cours de la galaxie pendant plus de 150 ans et qui continue encore à le faire. Ainsi donc, peut-on toujours prétendre voir Anakin comme l'Élu de la Force, s'il est celui de Palguéis, un Sith, tout malfaisant qu'il puisse être ?

Pour mieux juger ceci, penchons nous donc sur ce qu'Anakin Skywalker mais surtout sa seconde incarnation Dark Vador a apporté à la galaxie. Comme le fait remarquer ce bon vieux maître Kenobi (qui était à l'époque le jeune maître Kenobi, mais enfin, passons), Anakin était censé apporter l'équilibre à la Force, pas la condamner à la nuit. Mais si le destin d'Anakin Skywalker touchait à sa fin, celui de Dark Vador commençait... Et de quelle manière: en table-rasant l'Ordre Jedi et tous les séparatistes. L'ordre nouveau était instauré. Le constat se fait rapidement: dans les premiers temps de l'Empire, quasiment toute la galaxie est unifiée, soudée par la guerre puis par la poigne de fer avec laquelle Palpatine la pressure. Aucune sédition ou aucun complot qui ne soit sous contrôle. Même le Soleil Noir, cet omnipotent syndicat du crime dirige ses affaires depuis Coruscant, et si l'Empereur n'ingère pas dans ses affaires, il est très clairement au courant de tout ce qui se trame presque sous son nez crochu.
Sans tenir compte des rares Jedi encore en vie, éparpillés aux quatre coins de la galaxie ni des utilisateurs de Force anecdotiques (comme les sorcières de Dathomir, redoutables mais cantonnées sur leur lointaine planète), la Force se concentre alors dans les deux Sith au pouvoir, qui sont sortis de l'ombre pour la première fois depuis des centaines voire des milliers d'années. A bord de la seconde étoile noire, Vador en tuant l'Empereur détruit alors la quasi totalité des utilisateurs de Force d'un seul coup. L'ordre Jedi est anéanti depuis longtemps, les Sith depuis peu, la place est alors libre, dans une galaxie apparemment nettoyée pour Luke Skywalker qui va s'atteler à la création de son Nouvel Ordre Jedi. Sa sœur va quant à elle s'atteler à la création de la Nouvelle République; après le nettoyage du premier des Skywalker, la deuxième génération commence à reconstruire une galaxie...

A première vue, si on s'en tient uniquement au bilan final (peu importent les moyens mis en œuvre pour y parvenir), Vador a bien permis à la Force de revenir à un certain équilibre, même si ce n'était pas ainsi que le voyaient les maîtres de jadis. Une simple destruction du duo de Sith n'aurait pas éliminé la corruption au sein de la République ni les défections au sein de l'Ordre Jedi.
Tout n'est-ce alors qu'écrit d'avance ? Il me semble un peu étrange que la Force choisisse un Sith pour procréer son Élu. Cela dit, si le Sith va à l'encontre de la Force (même créer la vie ou ramener quelqu'un de la mort n'est pas une compétence naturelle puisqu'elle s'oppose à l'inéluctabilité de la vie), les circonstances ne sont-elles pas tellement énormes qu'elles ne peuvent qu'être une partie du grand Dessin de la Force ?

Et si jamais Anakin n'est pas l'Élu, la prophétie est alors toujours active, n'attendant que son vrai destinataire pour se réaliser. Heureusement, il reste fort peu de Jedi de l'époque pré-guerre clonique; sinon, nous aurions fort bien pu voir apparaître plusieurs courants opposés. Certains voyant Anakin comme l'Élu, tandis que d'autres seulement comme une sorte de prophète. Mais laissons tout ceci de côté car je m'égare. C'est sûrement l'heure tardive qui me fait divaguer. J'avoue avoir laissé mes esprits vagabonder un peu lors de l'écriture de cet article (merci à toi de l'avoir lu (je dis toi, car je doute d'avoir conservé mes lecteurs du haut de page à cet endroit)); et effectivement, il doit se faire vraiment tard si j'envisage de voir Anakin en Messie... ou pas tant que ça, c'est à voir.

Sur ce, je finis ici mes sombres errements nocturnes (au moins pour la présente nuit) et je m'en vais rejoindre les limbes du sommeil, dans les bras de Sire Morphée (n'en ayant pas d'autres à disposition pour le moment).



"Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix"

lundi 21 février 2011

épisode 93: Pimp my Death Star

Depuis mes 12 ou 13 ans (impossible de me rappeler exactement (il y a souvent dans son passé des trucs que l'on préfère occulter)), je collectionne les figurines de Star Wars. Certains malveillants diront que je fais du tuning (voyant par là toute la vacuité, l'inutilité et la stupidité tape-à-l'œil d'un tel passe-temps). Laissons parler les jaloux et reprenons aux figurines. De simples jouets articulés d'une marque que je ne citerais pas mais qui vend aussi les cartes Magics, le jeu D&D et autres... Devant les petits prix, je préférais m'en tenir à cette collection, tout en bavant devant les produits dérivés de meilleur qualité, mais à des tarifs hautement prohibitifs pour mon porte monnaie de collégien puis de lycéen. Jusqu'à ce jour, ce réveillon qui vient de passer.

Jusqu'à ce que je reçoive_merci encore à vous trois qui vous êtes cautérisés pour ça_un magnifique Luke Skywalker ! Sans trop faire de publicité (ou de chauvinisme), cette statuette vient du fabricant Attakus. Voici ce que ça donne dans mon appart' (qui se révèle tous les jours trop petit, et où installer une pareille vitrine fut une gageure):


Qu'est ce qu'il y a ? Il te plaît pas mon orange ?


Et naturellement, avec une telle pièce, je ne pouvais que commencer une collection. Pas forcément ni exhaustive ni immédiate. La première pierre venant principalement de ma moitié, je me suis personnellement acheté ensuite une statuette qu'aucune fille n'offrirait à son copain (surtout après certaines rumeurs propagées par certains chambériens...). Et voilà:


Avouons que les Hutts ont un certain goût, même un goût certain...


Après, résolu à attendre un peu tout en savourant (des yeux) ma nouvelle collection, je n'ai pu me résoudre à passer à côté d'une bonne affaire (oui oui, ebay c'est le mal). Et voilà donc, en moins de 2 mois, le troisième larron d'une collection que je ne pensais même pas avoir avant Noël:

Le dernier poilu encore en vie...


Note spéciale concernant ce larron, la livraison étant au nom de Lau, ledit ewok a passé un certain temps à faire le ménage dans son appartement (les pièces à conviction trainent pas loin). Et ensuite, voici le quatrième membre de ma toute nouvelle collection !


"Je suis un gentil vaurien"


Après, le niveau supérieur, le Jabba Le Hutt, mais à plus de 60 centimètre de long et plus d'une dizaine de kilos, faut que je change d'appart' ! Et bientôt les boules à facettes, les jacuzzis, les sonos de ouf, le tout dans un appart' plein de chrome et de néons... Ouais gros !