jeudi 28 février 2019

épisode 135 : Éduquons qu'il disait...

_"Tiens, ce sont des jolis cailloux ça..."
_"Oui, mais surtout elles sont utiles, elles permettent de se sentir mieux, elles ont des vertus !"


_"Monsieur, on voudrait faire notre TPE sur le magnétisme."
_"Ah oui, pourquoi pas, vous pouvez préciser un petit peu?"
_"Eh bien il y a des gens qui y sont sensibles, qui ont des facultés..."

_"Des sorciers ? qui parle de sorciers?"
_"Ça existe monsieur, si si, y a des pays où y a des gens qui ont des pouvoirs; y a des sortilèges, ça existe !" 


Il paraît que le niveau scientifique n'a jamais été aussi élevé qu'à notre époque; que l'obscurantisme n'a jamais été si peu répandu... Peut-être est-ce vrai. Peut-être tout ce qui se répand sur le web n'est pas plus important qu'auparavant, seulement plus visible. Parce que c'est vrai que l'outil magnifique qu'est Internet permet de rendre accessible l'ensemble de nos connaissances en quelques clics. La toile permet aussi de donner une tribune à un nombre énorme de créateurs et d'artistes qui ne réussiraient jamais à percer autrement. Malheureusement, comme tribune pour faire entendre sa voix, le net ne fait aucun tri, aucune classification. Attention, je ne suis pas en train de vouloir mettre au point une censure d'Internet, ou une sorte de police de la pensée. Mais je ne peux qu'être attristé du nombre d’âneries qu'on peut trouver en parcourant la toile. Et notamment du nombre de théories ou de concepts faux qui ont de plus en plus d'adeptes. Au début de l'année 2019, on a vu fleurir le #10 years Challenge un peu partout sur les réseaux sociaux. Si elle n'est qu'un gag, l'illustration suivante est aussi vaguement symptomatique de ce dont on parle. Comment en est-on arrivé à voir se répandre la croyance que la Terre puisse être plate?


Hahahaha !!! ... mais en fait, c'est à pleurer...

Je suppose que nos grands parents ou leurs parents avaient aussi moult croyances, totalement à l'opposé des connaissances scientifiques. Mais des remèdes de grand-mère (certains trucs sont vrais, et le soin par les plantes existe vraiment) ou des superstitions n'ont pas vocation à être dangereux ou à se répandre partout. Mais actuellement, on trouve certains "magasines" de santé qui diffusent des idées débiles, ou des groupes qui postent des vidéos avec des audiences de plus en plus importantes. Quand il s'agit de s'insérer de l'ail ou du persil par tous les orifices, on peut admettre que ça ne menace pas directement la santé de la population, mais plutôt le bien-être de certains d'entre nous. Mais quand on en arrive à lutter activement contre la vaccination (qui est l'un des facteurs de notre espérance de vie actuelle par rapport à la cinquantaine d'années il y a encore peu de siècles), on lutte alors contre la santé de l'ensemble de la population. Et ce genre de croyance, dont certaines sont vraiment dangereuses s'ancrent aussi dans une part de théories du complot, qui font des scientifiques des agents des gouvernement qui mentent à la population...  Tout ceci commence à me faire faire sérieusement réfléchir, voire même presque peur. 



Les petits dialogues qui ouvrent cet article, je les ai eus avec des élèves de lycée, de première pour être plus précis. Et pour l'un d'entre eux, avec un groupe d'élèves de filière scientifique... Mais peu importe le niveau, ou la filière... Même dans les plus grandes écoles, ou dans les formations des enseignants de demain on trouve des exemples (heureusement, pas des masses) de croyances qui sont des non-sens scientifiques... Alors si la solution qui semble la plus pérenne, la plus logique, la meilleure: l'éducation, si cette solution ne fonctionne pas bien, où va-t-on? Comment faire pour renvoyer l'obscurantisme à l'obscurité?

C'est très difficile de bien faire la part des choses, surtout quand certains médias; et je mets Internet dans le lot, font tout pour ancrer une croyance dans l'esprit des masses. Squeezie se met à faire des vidéos diffusant aux plus jeunes (à des millions d'entre eux) des idées fumeuses sur les pyramides, la télévision publique (ah tiens encore un argument pour ne pas la regarder) invite à se défendre des scientifiques déchus par leurs pairs comme s'ils étaient dans leurs bon droit, et des associations vont même jusqu'à payer pour affréter un navire qui va prouver que la Terre est plate... Et le web, enfin Google (enfin, c'est pareil non?) contribue à tout ça, grâce à ses suggestions personnalisées, et à ses algorithmes de recommandations. Une fois qu'on est tombé sur une de ces vidéos, l'algorithme de Youtube ne fait qu'enchaîner les vidéos sur le même sujet, confortant l'utilisateur, presque malgré lui, de la véracité des propos qu'il regarde !

Je ne sais pas si ça suffirait, tout dépend de l'âge auquel on s'attaque à ce genre d'éducation, mais une éducation aux médias, à la méthode et à la rigueur scientifique serait au moins un début. Et ce genre de truc est vaguement prévu par l'Education Nationale. Oui, oui, il paraît. Une légende que l'on raconte au coin du feu, dans les salles des profs... Bon, c'est pas comme si les profs avaient du temps à revendre, des créneaux de libre avec leurs classes... Au moins, et ce serait presque considéré comme d'utilité publique, nombre de youtubeurs ont des chaînes consacrées à l'esprit critique, à la zététique, au "débunkage" des pseudo-sciences qui au mieux ne servent qu'à remplir les poches de leurs gourous et au pire sont dangereuses pour l'ensemble des populations. En vrac, dans le désordre, allez voir les contenus créés par les gentils youtubeurs qui suivent :



     




Que l'obscurantisme retourne à l'obscurité !

samedi 23 février 2019

épisode 134 : Et pourquoi pas un bilan 2017?

Comment se démarquer sur le net? Bon déjà, vu l'audience ici je suis à peine sûr d'être sur le net. Mais surtout, faire un article sur les films ou séries attendus en 2019 alors que l'année a déjà commencé depuis deux mois, là c'est bon, on se démarque des autres. Et comme ça, combo! Les films attendus et leurs critiques au même moment!

Commençons forcément en retard avec Gunnm, pour son titre international Alita Battle Angel. L'affiche ci-contre a été réalisée par l'auteur du manga Yukito Kishiro, avec les visuels du film. J'aime beaucoup le manga (la première série, la seconde est sympa mais se perd dans des bastons dont les rounds durent 3 tomes). J'étais inquiètemment enthousiaste à l'annonce du film, de l'équipe qui gérait, des premières bandes annonces, des avis plutôt partagés et du box office faiblard.

Forcément sur deux heures de film ce n'était pas possible de traiter l'intégralité de l'œuvre, aussi nous n'avons droit qu'aux débuts de Gallita dans la décharge de Zalem et à son incursion dans le monde du motorball. Ceci dit, l'adaptation est plutôt sympa, visuellement ça envoie du pâté et les grands yeux de l'héroïne qui dérangeaient tant la toile depuis la première bande-annonce passent au final bien. Étonnament dès les trois premières minutes je n'y prenais plus garde.
Le film est bien plus propre que le manga, ça découpe des bras métalliques à tour d'autres bras, mais point de jaillissement de cervelle auxquels nous avait habitués l'œuvre papier.

Concernant l'histoire deux ou trois petites modifications ont été faites.
Ido se retrouve maintenant avec une ex-femme et une fille décédée ; fille pour laquelle il a jadis conçu le corps dont il équipe Gallita au début, mais surtout c'est pour la venger qu'il devint chasseur de prime.
Le motorball a une importance exacerbée, avec des matches de quartier, et l'(ancienne) femme d'Ido conçoit des cyborgs toujours plus balèzes pour ce sport, espérant décrocher son ticket de retour à Zalem.
Mais surtout Nova est derrière toutes les péripéties, cherchant à faire tuer Gallita pour récupérer son cœur. Le premier match de motorball n'est d'ailleurs qu'un prétexte : Gallita veut gagner suffisamment d'argent pour que Yugo parte à Zalem et Vector qui organise tout pour Nova veut seulement tuer Gallita. Au final, le film ne nous montre donc que le tout premier segment du manga, avec une Gallita chasseuse de prime et tout le segment motorball, si important pour la construction du personnage n'apparaît que dans les trois dernières minutes, avec une ellipse du style "il ne lui aura fallu que deux mois pour devenir la meilleure, peut elle devenir l'ultime champion du motorball et monter à Zalem ?"
Ce qui laisse des trous énormes dans l'intrigue, avec un méchant quasi invisible, aux motivations inconnues qui finit le film sans qu'il ne lui soit rien arrivé. Un peu le syndrome Postlogie de Star Wars, peut être est ce fabuleux dans une trilogie, mais pour un seul film on reste quand même sur sa faim...

Notons par ailleurs qu'il semble que ce film soit l'un des derniers de la Fox avant que le studio ne soit phagocyté par notre studio préféré.. Hum... En tous cas par le studio qui d'ici peu sera le seul à nous produire des blockbusters en salle. Vous voyez le topo? 2035, vous avez le choix entre un film au cinéma, un Disney, ou une production VoD, du groupe Amaflixzon. Sinon y aura toujours l'épisode 2653 de Bob Lennon sur Skyrim.




Continuons dans notre retard avec Dragons 3. Pas autant d'attente que pour Alita, mais les deux précédents étant vraiment très agréables, l'annonce du troisième ne pouvait qu'être une bonne nouvelle. Le troisième opus, sous-titré "Le monde caché" est toujours aussi beau que les précédents ; l'histoire est sympathique, dans la lignée des précédents mais sans forcément être transcendante. En effet, encore des méchants qui veulent capturer des dragons, et tuer Krokmou qui est le tout dernier furie nocturne. Mais on passe un bon moment. Le bémol que je mettrais sur ce film, c'est plutôt dans sa conclusion, attention chérie, ça va spoiler!
Tout au long du film, Harold se repose beaucoup trop sur son dragon, et doute de ses capacités. Et sa proximité avec Krokmou l'empêche aussi de se consacrer à cent pourcents à sa copine. Une fois le méchant du film mort (c'est pour les enfants mais les méchants meurent quand même !), décision est prise, d'un commun accord, que les dragons vont quitter le monde des humains et rejoindre le monde caché. Et c'est ensuite que chacun va pouvoir convoler, Krokmou va se consacrer à son rôle de dragon Alpha et surtout batifoler avec sa Furie Éclair. De son côté, Harold peut enfin se marier. Et cette conclusion m'a un peu dérangé, surtout ce côté où il faut choisir entre partager sa vie avec quelqu'un (et se marier par exemple) et continuer à avoir des amis proches de soi. Le scénario pouvait tout à fait concilier le début de vie de famille de Harold avec celle de Krokmou. Et ne pas nous montrer ce mariage de Harold où l'on a un peu l'impression que c'est un choix par dépit après le départ des dragons. N'aurait-on pas le droit d'avoir une passion et un conjoint ? Sinon, je le répète, à part cette impression étrange à la fin, le film est un bon moment.


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En attendant la série qui nous ramènera en Terre du Milieu, nous pourrons toujours aller voir le biopic sur Tolkien. Je suis toujours assez peu attiré par les biopics; mais le trailer semble mixer la vie de l'auteur avec des images fantasmagoriques issues de son imagination et qui préfigureraient son oeuvre. C'est donc avec une certaine curiosité que je regarderai ce film.

Mais mais, ils sont pas tous morts les supers de Marvel ? Avengers 3 était le meilleur film du MCU depuis un bon bout de temps. Mais quand la pompe à pognon fonctionne, il faut pas la laisser se tarir. Même si ce qui était fabuleux dans Infinity Wars c'était justement ce côté "fin". Des morts, des vrais, une page qui devait se tourner. Du coup, le prochain Spiderman et Avengers 4 me semblent étrangement pas utiles. Captain  Marvel se passerait bien avant Avengers 3, mais n'aurait eu aucune incidence sur les événements du film. Tout aussi palpitant donc... Surtout si Marvel nous ressuscite des héros, le volet précédent n'aura a posteriori plus d'intérêt. À voir si les producteurs osent laisser mourir ou non leurs poules aux œufs d'or... Et oui, je sais, enfin un film de super avec une héroïne dans le rôle titre, depuis le temps que Marvel cantonnait sa Veuve Noire en sidekick alors que le personnage méritait mieux. Et pour une fois que Marvel court après DC et sa Wonder Woman ! J'espère au moins pour cela que le film ne sera pas trop anecdotique; mais tout de même, je reste sur mon idée que ces trois films me semblent assez peu utiles passé Avengers 3. 



Du côté de la Distinguée Concurrence, l'univers étendu ne prend pas. Et les projets se rebootent, ont des traitements aux antipodes les uns des autres... Pourquoi pas... Shazam semble très léger, quand au contraire Joker (sans Batman, dans aucune autre timeline) semble des plus sérieux. En fait, on veut un film avec les deux! Où le gamin de gauche craque nerveusement devant l'aura de bonne santé mentale dégagée par le phénix de droite ! Et venant de remater Batman Begins, c'était ça la recette qu'on veut : un film suffisamment sombre et profond, mais avec tout de même des pointes d'humour sans tomber dans du guignol. L'équilibre était parfait; on verra ce que donnera la suite, parce des débuts de la Justice Ligue ne ressort que Wonder Woman et une écaille d'Aquaman. Rappelons tout de même que j'ai mis Gungan/20 à ce dernier film...  

Disney continue de faire en live action ses dessins animés: trois dans l'année... Avec aux commandes: John Favreau, Tim Burton et Guy Ritchie. Oui, oui! Je reste dubitatif, mais je n'ai pas vu les précédents. Peut être un moyen de montrer à une nouvelle génération des vieux classiques? Ah mais non, un bénéfice et pas de création originale à acheter. Suis-je naïf? Les rumeurs parleraient même du retour de Jack Skellington...

Encore des Disney avec la suite de la Reine des neiges dont la bande annonce vient de sortir. Nous verrons bien si les questions que se pose le net sur les préférences sexuelles d'Elsa sont confirmées par le film. Ceci dit, vu les précautions prises par Disney pour rester grand public et attirer le plus de spectateurs dans les salles, la souris aux grandes oreilles prendra-t-elle le risque de s'aliéner un public conservateur qui attendra que la princesse trouve son prince?
En plus du retour de nos chansons Disney préférées, on aura aussi une adaptation d'Artemis Fowl. N'ayant jamais lu les bouquins, je n'en attends rien du tout, mais une petite série de films fantastiques bien ficelés ce serait agréable. D'ailleurs à ce propos, on devrait aussi voir le quatrième film Narnia en 2019, mais j'ai un doute vu qu'on en entend parler depuis un bail maintenant...

En vrac:
° Kingsman 3, préquel des précédents (donc avec un casting différent, il s'agirait même de la,  création de l'agence, dans les années 40);
° Hellboy, le reboot mais sans Del Toro (le poster fait bien dark, mais la bande annonce a un ton bien trop léger à mon goùt);
° Brightburn (et si Kal-El était pas un gentil garçon bien niais mais décidait d'utiliser ses pouvoirs comme risquerait de le faire un gamins quand les autres sont méchants avec lui?);
° Ad Astra (Brad Pitt et Tommy Lee Jones dans l'espace !);
° Détective Pikachu (par curiosité parce que le Pikachu avec la voix de Ryan Reynolds ça mérite le détour);
° Men In Black International (Spin-off sur une agence londonienne du MIB mais sans Will Smith)
° X-Men Dark Phoenix (le 4ème volet de la seconde trilogie, préquelle de la première, on dirait une timeline Star Wars)
° New Mutants, pour rester dans le même univers (mais cette fois, un film d'horreur, théoriquement Rated-R mais repoussé de presque un an, espérons que ça ne soit pas trop mauvais signe).






Et pour finir, encore Disney forcément, l'épisode IX. Clôturant la Postlogie, que les haters conchient déjà mais iront voir quand même. Une conclusion en signe de bilan, le film a intérêt à fédérer les critiques positives pour pérenniser la licence après l'échec de Solo. Concernant cet épisode au titre encore inconnu, nous n'avons pas encore de visuel, de teaser... Et c'est tant mieux. Pas de campagne de haine sur les réseaux sociaux loin en amont de la sortie, ça fait plaisir! Il paraîtrait d'ailleurs d'après Kylo Ren himself que la conclusion de cette trilogie aurait été écrite dès le début, contredisant ainsi les critiques qui trouvent que les deux films déjà sortis n'ont aucune cohérence. Il se pourrait donc que Rian Johnson n'en ait peut être pas totalement fait à sa guise... Qui sait? Nous verrons bien dans la conclusion de la Postlogie.


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Maintenant qu'on a parlé des films, jetons un œil aux séries. Alors bien sûr, il y a les nouvelles saisons des séries que j'ai déjà vues, mais finalement ça ne me hype jamais vraiment, même si je finirai aussi par les regarder. Ce qui m'intéresse ce sont des séries nouvelles!


Après le flop du film La Boussole d'or qui avait enterré les adaptations des autres tomes, les livres de Pullman reviennent bientôt adaptés par HBO et New Line pour la BBC. La production a commencé en 2015, et il y aurait déjà au moins deux saisons de prévues. Les livres avaient bercé une partie de ma jeunesse, j'espère que la suite sera à la hauteur; bien sûr évitons des attentes démesurées mais vu les gens qui bossent dessus, au moins visuellement ça devrait le faire!


Ensuite, histoire de me mettre un peu la pression, Netflix nous prépare une série sur le sorceleur. Heureusement les vacances scolaires qui se présenteront d'ici là me permettront d'avancer un peu dans le troisième opus vidéoludique des aventures de notre Geralt préféré avant de le voir débarquer sur le petit écran. Assez peu d'informations pour le moment, à part un visuel de Superman jouant le sorceleur, et faut avouer que ça fait un peu peur non? Vous en dites quoi? A priori ce n'était ni un déguisement d'Halloween ni une blague du 1er avril.... Même la version 3D animée fait plus le café...



En continuant dans les adaptations, après American Gods, un autre livre de Neil Gaiman (co écrit avec Terry Pratchett) verra le jour sur le petit écran en 2019: De bons présages. De quoi rentabiliser mon abonnement Amazon Prime Vidéo en attendant 2021 et la série sur le Seigneur des Anneaux.

Adaptation aussi pour des livres déjà adaptés de façon magistrale au cinéma par messieurs Snyder et Annaud : Watchmen et Le Nom de la Rose. Cette fois pour Watchmen il s'agira plus d'une adaptation que le film de Snyder qui était quasiment une transposition à l'écran. Ça c'est plutôt une bonne nouvelle, le fait que ce soit chapeauté par Damon Lindelof c'est un peu plus inquiétant. Le bonhomme me doit des dizaines d'heures de ma vie perdues en regardant Lost. Pour Le Nom de la Rose, il s'agira d'une série créée par Orange, et a priori Umberto Eco, l'auteur, aurait participé à l'écriture des premiers épisodes avant son décès. Ça, ça m'enchante plus que Lindelof sur Watchmen !


Et bien sûr, mais nous en avions déjà parlé avant, La série Live Star Wars: The Mandalorian! Elle servira d'appât pour nous attirer vers la future plateforme de streaming Disney... Si seulement ça pouvait être centralisé, l'utilisateur qui veut rester dans la légalité ferait des économies...

jeudi 14 février 2019

épisode 133 : Rebecca Guay

Après de nombreux peintres et illustrateurs, au tour ce mois-ci d'une illustratrice de talent. Rebecca Guay a commencé sa carrière en illustrant des jeux de rôle, de cartes (Magic of course), des livres... Elle s'est ensuite, depuis plusieurs années, tournée vers un travail plus personnel, exposant dans de grandes galeries. Personnellement j'ai un peu plus de mal avec ses oeuvres les plus récentes, certaines étant d'ailleurs un peu trop explicites pour le thème de ce blog, tout en conservant bien sûr la patte unique de l'artiste. Influencée par les maîtres de la Renaissance, Guay apporte son propre style, contemporain mais pourtant intemporel.
N'hésitez pas à jeter un oeil à son site ou à son compte Instagram où vous pourrez découvrir ses oeuvres récentes. Et quant à son travail plus précisément sur Magic, un petit article dégoté sur Parkage vous en fera une analyse fort sympathique.








mercredi 6 février 2019

épisode 132 : They're taking the Hobbit to ... Erebor!

Le week-end dernier, c'était après-midi marathon cinématographique Hobbit. Depuis le temps que j'ai acheté les Blurays,  version longue, 3D, méga version of doom, eh bien c'était la première fois que je regardais les trois films entièrement en version longue. Bon, déjà, pas besoin de la version longue pour effectuer ce constat, on est quand même assez loin du niveau de la trilogie du Seigneur des Anneaux. J'ai passé un agréable moment mais tout ceci n'en cassait pas pour autant trois pattes à un canard. Quoi qu'il en soit, enchaîner d'un coup les trois films, en version longue, a gommé ou du moins estompé certains des défauts qui m'avaient dérangé lors des sorties en salle. Le premier volet est de mon point de vue le meilleur. On y retrouve la magie du Seigneur des Anneaux, malgré la présence d'Azog, pas autant répugnant pour son ajout à l'histoire (vraiment pas si utile) que pour son aspect, raté, salement numérique, à mille lieux des personnages orques ou Uruk du Seigneur des Anneaux, dont la peau luisante de sueur et de crasse semblait puer à travers l'écran.


Dès le début du Voyage Inattendu, je me suis posé un question, en voyant arriver Thranduil sur son caribou, sur les collines dominant la porte d'Erebor. Que venaient faire les elfes à Erebor, aussi nombreux, en armes? À la vue de Smaug,  ils décidèrent de ne pas se mêler du conflit, mais n'étaient -ils pas justement là pour un but belliqueux? Bafoué et humilité par Thraïn, le papounet legolastique venait-il pour chercher ses fameuses gemmes blanches à la pointe de l'épée?

Jar Jar en tête de ses troupes: attendez... Attendez... Noussa pas de boumasse anti-dragon...


Avant de se continuer sa quête avec la compagnie des nains, Gandalf participe à un petit Conseil Blanc improvisé à Fondcombe. L'occasion de ressortir Galadriel et Saroumane du placard où on les avait laissés après le tournage du Seigneur des Anneaux. La poussière a alors un effet fabuleux, gommant les rides de Christopher Lee, effaçant même les pores de sa peau... Saroumane est alors le seul qui n'ajoute pas foi au récit de Gandalf, y allant même de son petit argument ad hominem contre Radagast et son amour de l'herbe à pipe qui lui brouille l'esprit. Tom Bombadil, Radagast, Gandalf... tous des hippies....
Les réticences de Saroumane sont elles de l'aveuglement ou tente-t-il de dissimuler le retour de Sauron dont il a déjà connaissance et à qui il se prépare déjà à prêter allégeance? On peut y voir une réponse dans les volets suivants : si le magicien blanc participe bien à la défaite du nécromancien à Dol Guldur, il dit ensuite qu'il va "s'occuper de Sauron lui-même". Si Tolkien a écrit Le Hobbit bien avant le Seigneur des Anneaux, Jackson en a fait un préquel de sa première trilogie, et clairement ce genre de scène ne passe que lorsqu'on connaît la première trilogie; sans quoi on passe complètement à côté du sous-texte qui annonce bien que Saroumane va tenter de profiter de la situation pour se créer une place aux côtés de Sauron (ou du moins va tenter de le lui faire croire tout en voulant s'accaparer l'Anneau Unique pour lui-même).



La Désolation de Smaug nous offre des moments vraiment bien foutus et agréables à regarder avec les passages dans la forêt Noire, ou dans les cavernes d'Erebor où Smaug cabotine pour notre plaisir. En revanche, que de longueurs à Lacville, où Jackson a fait rentrer au marteau-piqueur une autre histoire d'amour à la Beren et Luthien. Cette fois, il s'agit d'un nain et d'une elfe, avec les mêmes scènes que dans le Seigneur des Anneaux (blessure à la lame de Morgul, Feuille des Rois, Mauvaise herbe, soin magique...). Et le Maître de la ville des hommes avec son âme damnée ne sont là que pour du remplissage inutile; quand Elrond, Galadriel et Saroumane font du remplissage mais sont au moins là pour le fan-service.

Dans le troisième épisode, la version longue est un peu plus cohérente. Cela dit les ajouts par rapport à la version cinéma sont vraiment minimes sur les trois films confondus surtout en comparant avec le Seigneur des Anneaux. Mais courte ou longue, la Bataille des Cinq Armées n'évite pas les pires erreurs stratégiques et tactiques: les elfes qui chargent devant la ligne des nains, les orques qui arrivent juste à temps pour que les elfes et les nains ne s'entretuent pas alors qu'Azog a un quartier général tranquillement posé au dessus de la bataille... Ah oui, avant de finir, une dernière question qui reste sans réponse : pourquoi les orques ne craignent-ils plus la lumière du jour? Alors que Jackson explique bien dans le Seigneur des Anneaux que Sauron envoie des nuées de fumée pour obscurcir le soleil et permettre à ses troupes de se déplacer et de combattre en plein jour.

Je vous laisse sur la version en 5 secondes, ainsi que la trilogie aurait dû se terminer. Je trolle (juste) un peu.



jeudi 31 janvier 2019

épisode 131 : Retour à la réalité


Comment reprendre le cours de son ancienne vie? comment continuer, lorsque dans son cœur on commence à comprendre qu'on ne peut plus retourner en arrière. Il y a des choses que le temps ne peut cicatriser, des blessures si profondes qu'elles se sont emparées de vous.
Ainsi parlait Frodon Sacquet, à la fin du Retour du Roi, dans le film de Peter Jackson. En digne successeur de son oncle, Frodon a laissé sa vie posée à Cul de Sac pour partir à l'aventure. Mais contrairement à son oncle, lors de son retour Frodon n'a pas réussi à reprendre sa vie d'antan. Le contraste entre sa vie habituelle et ses aventures aux quatre coins de la Terre du Milieu était trop important. Plus question de s'accommoder du train train quotidien de Hobbitebourg quand on a goûté aux grands espaces du Rohan, du Gondor, quand on a vu le monde du haut de la Tour Blanche ou du dos de Gwaihîr. Peregrin, Meriadoc ou Samsagace ont sûrement aussi ressenti ce manque, ce vide à leur retour en Comté, mais, et pour Sam surtout grâce à Rosie et à leurs rejetons, ils ont tous réussi à reprendre le cour de leurs vies. Frodon quant à lui n'a pas pu se résigner, même rester en Comté ne pouvait plus rien lui apporter. Il a donc décidé de prendre la place que les elfes lui ont proposée sur l'un de leurs fins navires en partance pour Valinor.

La fin de ce film, comme celle du livre m'a toujours laissé un goût étrange dans la bouche. Ce sentiment qu'éprouve Frodon est partagé par son lecteur/spectateur. "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", cette phrase qui clôture nos contes d'enfance préfigure déjà ce blues de fin d'aventure. Après de palpitantes péripéties j'ai toujours trouvé presque décevant à la fois que l'histoire doive s'achever et que les héros en viennent à abandonner leur statut même de héros en redevenant anonyme. Apparaît alors une mise en abîme entre le héros et son lecteur ou son spectateur qui vient de passer des heures scotché dans son fauteuil et se demande comment repasser à sa vie normale. Le Monde de Narnia est un autre parfait exemple de ce syndrome de fin d'aventure. Les enfants Pevensie, à leur retour à Londres ont eu des difficultés à se réadapter à notre monde. Redevenir un enfant anonyme quand on était, il y a quelques heures à peine l'un des rois ou reines de Narnia, c'est assez difficile à encaisser.

On pourrait aussi qualifier ce dur retour à la réalité de syndrome "retour de GN". Ce ressenti diminue de jeu de rôle grandeur nature en jeu de rôle grandeur nature. Mais après plusieurs jours dans un univers fantastique avec une immersion maximale, où l'on vit, mange, et dort loin de notre réalité, y retourner est toujours difficile. Un jeu de rôle grandeur nature, comme un livre ou un film est un concentré d'aventures épiques, de rencontres fantastiques et d'actions héroïques, le tout en un laps de temps bien trop court. Et plus l'immersion est importante, plus la fin de l'aventure laisse l'aventurier vide, et plus le retour dans notre réalité est dur à accepter.

Et les entreprises comme Netflix ont bien compris le concept. Le phénomène de "Binge Watching" popularisé par les services de VOD, fonctionne sur ce concept. Pour reprendre l'exemple de Netflix, tout s'enchaîne, sans même que l'on ait besoin de bouger ses fesses de son fauteuil, et comble le vide de nos existences. Nous avons toujours un écran sous les yeux, télévision, ordinateur, tablette, smartphone... Et notre mode de consommation des médias évolue: la production et la consommation de séries augmente, avec toujours plus de budget, ayant ainsi des castings et des décors n'ayant plus rien à envier au cinéma. Certes toutes les séries ne sont pas Game of Throne, et toutes ne peuvent pas encore se comparer à un Avengers 4. Mais avoir des épisodes qui s'enchaînent tout seuls, coupant le générique, les résumés des épisodes précédents... cela renforce l'immersion que peut nous procurer une série. Notre syndrome de fin d'aventure et notre flemme nous poussent alors à continuer à regarder toujours plus d'épisodes, et à chercher la prochaine série dès qu'on vient de finir la précédente. Et Netflix comble ainsi le vide de notre existence qu'il a lui même exacerbé à un niveau encore jamais atteint pour une simple consommation d'un média. On retrouve aussi ce syndrome quand on finit un jeu vidéo sur lequel nous avons sué sang et eau pour que notre avatar, que notre personnage, que nous puissions compléter le destin que le scénario nous propose. Fort heureusement les Elders Scrolls sortent à un rythme auquel on pourrait donner la note de What The Cut /20. Ça nous donne bien le temps de faire une petite pause pour s'intéresser à autre chose, qu'il s'agisse de la réalité, d'un monde virtuel ou d'un univers créé par notre imagination à partir de simples mots sur du papier.


Buvons à nos aventures les gars, aux souvenirs, bons ou mauvais !

vendredi 25 janvier 2019

épisode 130 : C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !

S'il y a bien un sujet qui manque sur ce blog, c'est Star Wars le jeu de société. Ça fait un petit bout de temps que je voulais y mettre quelques critiques de jeux, ou même simplement quelques retours sur des parties. Idéalement, on ne parlerait que de jeux fraîchement débarqués dans les étals, mais j'avoue être assez blasé par les sorties récentes. Si je reste à l'affût d'un nouveau concept ludique, la plupart des derniers jeux testés semblent plutôt piquer des morceaux de gameplay à droite ou à gauche, et souvent à de bien meilleurs jeux. Du coup, pour commencer ces (hypothétiques) articles sur les jeux de société, on prend un titre assez ancien, totalement épuisé mais toujours très efficace : Cyrano.


Le système est on ne peut plus simple: chaque joueur a un papier et un crayon, à chaque tour on dévoile un thème et deux rimes. Il s'agit alors d'écrire un quatrain, en respectant les rimes, le thème, en essayant d'être le plus original, et bien sûr en tentant d'être le meilleur poète autour de la table (ces deux derniers points sont utiles pour le décompte des points, mais vous aurez compris que l'intérêt du jeu pour une fois réside ailleurs que dans la victoire).
Très fun, alternant des phases de réflexion où chacun se creuse la tête et des phases où les poètes lisent leurs œuvres à tour de rôle, Cyrano est une réussite ludique. Bien sûr, selon les rimes mais surtout selon les rimailleurs, certaines parties ne sont pas forcément tout public. Mais au moins les joueurs choisissent librement, le jeu s'adapte et ne contient rien de vraiment offensant/mauvais goût/gros beauf comme des titres à la Blanc Manger. 
Cela va de soit que ce genre de jeu, comme tous les jeux où l'on doit se mettre en scène (au moins un minimum sous les projecteurs quand on lit son poème) peut s'avérer difficile la première fois pour certaines personnes. Mais entre amis, quand on se sait ne pas être jugé (ou presque), même les plus timides se prendront rapidement au jeu pour d'excellents moments de rigolade. 
Pour être un tout petit peu complet, il convient de noter que je n'ai que très peu de parties à mon actif, et que je n'ai donc pas testé la rejouabilité. Heureusement le système pousse les poètes à trouver des rimes toujours différentes et originales; et bien sûr ce n'est pas non plus le genre de titre qu'on va enchaîner quinze heures d'affilée le même week-end !

Mais cessons toute cette prose pour quelques morceaux choisis parmi les meilleures œuvres de notre dernière partie. Toutes ne sont peut être pas du meilleur goût, qu'importe!




  "Psychopathe"
J'utilise ma perceuse
Pour tuer si je l'ose 
Uniquement en heure creuse
Ça apaise mon arthrose

  "Quinze ans seulement"
Derrière la tranchée les soldats patrouillent
À terre des corps entre les douilles 
Quinze ans seulement
Déjà eu par les Allemands

  sans titre
La tolérance a triomphé par de belles embrassades
La religion s'est tue devant la majorité 
Dieu a été refoulé par une ultime bravade
Démystifié par notre vaillante communauté

  "Nouveau programme"
Encore un changement
Dans notre enseignement
Ils nous cassent les couilles 
Avec ces carabistouilles 

  sans titre
La femme passant la ménopause
S'effrite de toutes parts sous l'ostéoporose
N'épargnant pas ses hanches devenues crémeuses 
Ni sa poitrine à l'odeur douteuse

  sans titre
Boire seul le soir une tasse de camomille
Devoir faire le trottoir dans les rues de Manille 
Ne plus avoir de jambon pour manger ses endives
Que de choses tristes qui pourtant arrivent

  sans titre
Torturé par l'aspect bleu de mes couilles 
Je ne saurai me satisfaire autrement
Qu'en me masturbant frénétiquement
Car ce soir je rentre de nouveau bredouille



samedi 19 janvier 2019

épisode 129 : Les taxes ! Les taxes ! Magnifiques taxes !



Aujourd'hui une petite expérience. En attendant que notre bon gouvernement supprime la taxe d'habitation, nous avons dû payer celle de 2018 il y a peu, doublée de la taxe audiovisuelle. Et en payant cette jolie facture (dommage, c'était le prix d'un casque VR, c'est pas aujourd'hui que j'arpenterai Bordeciel en immersion totale), je me suis dit que ça suffisait. 150 euros pour l'audiovisuel public? Sérieusement? C'est pas que je suis contre les impôts, mais voyons voir à quoi sert celui-ci. Admettons que les ordres de grandeurs sont identiques depuis la moitié des années 2000. Avec la redevance, nous finançons l'audiovisuel public à hauteur de près de 64% ! C'est bien plus que ce à quoi je m'attendais! Le reste vient de la publicité, des sponsors, et encore un peu de notre poche via un rab d'argent public. Quant à la répartition de l'argent de la redevance, des chiffres et des couleurs valent mieux que de longues phrases:


En 2017 cette taxe aurait permis d'engranger 3,2 milliards d'euros. Dans les bénéficiaires, heureusement on ne paye pas pour France Télévisions ou Radio France, mais pour l'INA par exemple, le contenu complet n'est pas disponible autrement que par abonnement. Bon, nous n'en finançons que 3% me direz vous, et près de 80% sont accessibles gratuitement, alors pourquoi pas un petit abonnement pour faire tourner le service. D'ailleurs saviez-vous qu'en plus d'un nombre énorme de chaînes de télévision, l'INA conserve aussi depuis près de 10 ans plusieurs dizaines de milliers de sites internet et même des comptes Twitter !!

Là n'est pas vraiment la question. La redevance sert quand même majoritairement à payer la télévision publique. Vous savez, ce truc que regardent nos parents ou nos grands parents pour qui Internet, la VoD ou le streaming sont aussi obscur qu'un pré-hilbertien ou que l'orientation des lycéens en ce début 2019. Les chiffres qui vont suivre sont vaguement extraits d'Internet, si vous voulez des sources, Google est votre ami; clairement je me soucierai de faire un travail propre et sourcé quand je dépasserai les trois lecteurs. Admettons grossièrement que les ordres de grandeurs sont vrais, et faites-moi confiance.

Les salaires des présentateurs, ou des producteurs, ou les coûts des émissions sur les chaînes publiques n'ont heureusement rien à voir avec ceux des chaînes privées. Ca me ferait mal de me dire qu'on donne tant de notre argent à des gens qui font une telle... Une telle... Enfin bon... Les émissions télé quoi. Nagui par exemple semble être l'un des présentateurs-producteurs les mieux payés (je ne parle pas de ceux uniquement dans les chaînes privées, les groupes comme Canal+ font ce qu'ils veulent de leur argent, je m'en fous). France télé lui commanderait pour plus de 30 millions d'euros d'émissions par an. Et il toucherait près d'un million pour les présenter en plus d'un salaire de 150 000 annuel pour animer une émission radiophonique sur France inter. Et au final, nombre de programmes appartiennent tous à la même entreprise de production, qui serait à l'origine de tout ce qui suit :

Le groupe Banijay a pour principal client le groupe Canal+ et ses filiales (70 millions d'euros de programme commandés en 2017) et France Télévisions (60 millions d'euros de commandes en 2017). Voilà quelles sont ses filiales en France :
  • Adventure Line Productions (100%): "Koh Lanta", "Fort Boyard", "On a échangé nos mamans" 
  • Air Productions (97,6%): "N'oubliez pas les paroles", "Taratata", Tout le monde veut prendre sa place"
  • H2O Productions (92,72%): "Touche pas à mon poste"
  • KM (100%): "28 minutes"
  • Banijay Productions (97,6%): "Les Marseillais", "les Ch'tis", "Une saison au zoo"
  • Banijay Studios France: "Versailles"
  • Gétévé Productions (100%)
  • Non Stop People (61%)
  • My Major Company & Bamago (50%)
  • Skillstar.com (50%)
  • EuroMedia (8,71%)
Au final, même en se concentrant uniquement sur les programmes publics, on finance Hanouna. Désolé d'en arriver là sur ce blog, je ne pensais pas devoir citer ce personnage un jour ici. Tant pis, on s'en remettra... Et outre payer outrageusement cher (mais non, je ne suis pas jaloux...) des animateurs qui font de la merde, à quoi utilise-t-on l'argent des contribuables? 

En plus de ces animateurs de divertissement, les chaînes publiques ont aussi moult journalistes à financer. Pour ceux qui gagnent le plus, les salaires sont plus que corrects, mais on ne dépasse quasiment jamais jamais les 10000 euros mensuels sur les chaînes publiques. Disons que ca reste honnête. C'est pas comme si un prof avait une mission bien plus importante au niveau de la culture... Nous on fait ça pour la gloire...

Et puis France Télévisions nous passe aussi des films, en s'engageant à n'y insérer aucune coupure publicitaire. Ah. Heureusement. Surtout vu les quantités de réclames entre les émissions. Et vu le niveau de qualité de diffusion des films à la télé...
Juste pour comparer, sur Netflix (sans parler d'avoir la diffusion à la demande), on conserve les ratios de diffusion originaux, on peut choisir son doublage... J'espère vraiment qu'en 2019 la télé a compris que couper le format d'un film, c'est comme rogner les bords de la Joconde sous prétexte qu'elle rentre pas dans un classeur A4. Ça m'avait fait saigner des yeux il y a dix ans, et je ne vais pas essayer de trouver un moyen de regarder la télé pour voir s'ils se sont améliorés.

Et pour en revenir à Netflix ou Amazon Prime Vidéo, pour un montant annuel équivalent à la redevance, on a un contenu cinématographique de plus en plus étoffé, des séries exclusives (oui, bon, The Pirate Bay rend tous ces genres de contenu beaucoup moins exclusifs...) Mais au final quasiment aucune de ces émissions de divertissement poubelle qui semblent coûter si cher à France Télé. En résumé, c'est mieux, au même prix, on a le choix de mater ce qu'on veut, quand on veut et on ne patauge pas dans la merde dès qu'on allume l' appli.

Le seul service audiovisuel public que je consomme c'est un peu de radio. Je serai bien tenté de dire que ça permet de rester informé rapidement, mais depuis un mois, c'est quand même Benalla, Gilets jaunes, Benalla, Gilets jaunes.... Que des informations qui m'intéressent....

Donc pour un prix équivalent à un abonnement Netflix premium ultra HD multi écran tutti quanti, ça me dérange un peu de payer un service que je n'utilise pas et que je considère majoritairement au mieux comme sans intérêt et au pire comme débile. Parce que sans vouloir le citer une seconde fois ici, le petit brun barbu est au final aussi soutenu par notre redevance et son contenu n'est clairement pas du genre à cultiver les masses, au contraire...
N'ayant plus de Box tv, ni même de câble pour relier ma télé à une quelconque antenne râteau, je considère plutôt cet écran comme le troisième relié à mon pc. Je vais donc envoyer un petit courrier de réclamation à notre bon service public de perception des taxes et impôts.
On verra bien ce qui se passe, au mieux le Prince Jean me remboursera la redevance, au pire il ne se passera rien. Aucun risque de pris, si ce n'est le prix du timbre. Il faudra que les gentils précepteurs me fassent confiance, vu qu'il semblerait que ces vampires ne puissent entrer chez vous vérifier que si vous êtes présents et que vous les acceptez. Ils peuvent vérifier au près des fournisseurs d'accès... Mais j'ai trouvé un forfait sans la télé.


Une mort certaine. Une faible chance de succès. Mais qu’attendons-nous ?

Et en plus qu'est ce que je viens de voir sur les actus Google (pour une fois, j'en ai même aussi entendu parler à la radio)? France Télévision n'aime pas Netflix. Alors, normal vu les part de marché du géant américain; que faire pour lutter? Un meilleur service? Mais non voyons, il suffit de s'arranger pour qu'aucune des séries produites majoritairement par l'audiovisuel public ne puisse plus être sur la plate-forme. Vous les voulez en VoD? Rassurez vous, vous pourrez payer le nouveau service de France Télé, quand il sera opérationnel, pour regarder des services que vous avez déjà financés vous-mêmes avec votre redevance. Elle est pas belle la vie?