mardi 19 mars 2019

épisode 138 : Levez l'encre

Aujourd'hui, j'avais envie de ressortir quelques illustrations bonus, plus ou moins uniques: des dédicaces ou des dessins originaux que l'on m'a offerts. Je ne suis pas très porté sur la chasse à la dédicace, et au final tout le monde n'a pas le temps de se lancer dans ce genre de cadeaux, fort originaux et satisfaisants au demeurant. Ce qui explique la quantité restreinte; mais sans pour autant perdre en qualité, des dessins que nous allons (re)voir aujourd'hui. Pour ne pas séparer les dessins par une ligne de texte, voici les descriptions, dans le bon ordre, vous pouvez passer directement plus bas pour voir les dessins en question.
  • Commençons par mon blason (oui, je sais, ça fait un peu pompeux, mais en fait c'est cool !), j'ai une version imprimée dans un joli cadre qui vient seulement de trouver une place dans mon appartement. Réalisé par Aristide et Ilo pour mes երեսունմեկ ans, on y retrouve plein de références geek (le terme devient vraiment réducteur, mais comme ça on comprend tout de même de quoi on parle). Vous les avez toutes j'espère?
  • En 2017, pour Noël, une illustration de Camille Tisserand, artiste alsacienne (d'adoption, du reste je n'en sais pas plus) commandée par Claire. Allez jeter un œil aux facebook/site/blog de Camille, ce sont des dessins pour enfants principalement, tous très beaux et doux. Et allez jouer à Galaxy Trucker, comme nous sommes en train de le faire sur l'illustration ! Best Board Game Ever ! (on en reparle plus tard).
  • Ensuite un dessin de Tolkien, bien sûr ce n'est pas un original de Tolkien lui-même mais une version recopiée à la main pour en faire un joli cadre au mur. Du coup, ce n'est pas vraiment aussi original que les autres, mais c'est fort sympathique, surtout quand ça nous vient de nos parents !
  • Et ensuite, quelques dédicaces, à commencer par la première, la seule qui a le même niveau d'intérêt que les dessin précédents, vu que c'était un cadeau. Dédicace donc, dans le tome prologue des chroniques de la Lune Noire, dessinée par Fabrice Angleraud. Une mention particulière pour l'orthographe de mon prénom, que je réutiliserai sûrement plus tard !
  • Viennent ensuite deux dédicaces avec très peu de valeur sentimentale. Certes, pour la première, j'ai vu l'auteur, mais pas réellement de surprise, passé le fun d'avoir un dessin d'un auteur qu'on aime bien, et qui nous représente ! Oui j'assume ma mégalomanie. Dessinée par Boulet pour le tome n°2 issu de son blog, dans ma période de fan boy où je ne voulais acheter ses livres que si je pouvais les faire dédicacer. Ça s'est calmé très très vite, et je n'ai que les deux premiers tomes de ses Notes. Mais allez voir son blog, c'est toujours très agréable à lire.
  • La dernière dédicace était vraiment un coup de chance : j'ai acheté le tome d'occasion, pour trois sous, avec la dédicace à l'intérieur. C'est un peu dommage pour moi (clairement le dessin ne m'était pas destiné) et pour le précédent propriétaire du livre qui a décidé de s'en débarrasser, alors qu'il était pourtant dédicacé pour lui par l'auteur !

Au moment de poster cet article, je me rends compte de la totale mégalomanie de cet article: trois fois ma tronche sur un article, quasiment plus que l'ensemble de mes photos sur Facebook... Et en plus, ce n'est quasiment pas (que) de ma faute ! Mais bon, c'est mon blog après tout, donc au diable ! J'y fais ce que je veux !!










mercredi 13 mars 2019

épisode 137 : Vivent les maths




Aujourd'hui c'est mercredi, et comme chaque mercredi on fait passer les TPE aux élèves de première. Et en sciences, les TPE c'est pas toujours réussi. En effet, il y a deux sortes de TPE, ceux qui maîtrisent leur sujet et les autres. Malheureusement, ces derniers représentent un pourcentage bien trop important. Concernant les pourcentages justement, penchons nous un peu sur ce que les élèves pensent être des mathématiques.


Mais avant, pour vous qui n'êtes pas forcément dans le métier ou qui avez quitté le système scolaire pré-baccalauréat depuis un bout de temps, remettons les choses en contexte. Les TPE, ou Travaux Personnels Encadrés, sont une épreuve du bac général qui se présente sous la forme d'une recherche débouchant sur un exposé et un rapport écrit. En gros, il s'agit d'une version lycée d'un travail de recherche supérieur avec son mémoire de recherche. Déjà, voir des élèves ne même pas savoir ce que l'acronyme veut dire, ça pique salement les yeux. Oui, bon, je sais, l'éducation nationale balance toujours trop de sigles et d'acronymes imbittables, mais quand même... Taffer six mois sur un truc et ne même pas connaître le nom du truc en question...

Selon les classes, les élèves doivent trouver un sujet respectant uniquement deux conditions : suivre les matières enseignées par leurs encadrants et correspondre aux thèmes de l'année en cours. Les thèmes sont assez vagues et interprétables pour qu'on puisse y balancer un peu n'importe quoi. En revanche, y mettre des mathématiques, ça semble bien plus compliqué pour la majorité des jeunes lycéens. Et même en première S, pour beaucoup, les maths c'est juste des nombres. Ahlala les pauvres enfants, c'est tellement restreint et nul comme vision des maths, mais tant pis.  Donc mettre des maths dans une étude revient juste à plaquer une chiée de nombres par dessus. Et quoi de mieux que des statistiques ou des pourcentages ?

Il y a trois semaines je m'affligeais du niveau d'obscurantisme galopant actuel. Et les statistiques personne ne sait s'en servir, à commencer par les politiciens et tous les autres charlatans qui veulent nous faire gober de la merde par paquet de 15 kilos. Mais le problème, c'est qu'on n'a même plus les connaissances pour se rendre compte qu'on nous dit n'importe quoi. Pour s'en convaincre, il suffit de voir comment des futurs étudiants en science utilisent des statistiques. Bien sûr, pour des raisons évidentes les exemples suivants sont anonymes, modifiés et toute ressemblance avec des TPE ayant réellement existé serait purement fortuite.



La voiture du turfu

Les véhicules autonomes façon Google Car c'est vraiment l'avenir parce que c'est d'une fiabilité à toute épreuve. Ben oui, rendez vous compte, en 2018, en France les véhicules conventionnels font plus de 200 morts par mois, et les voitures autonomes seulement 1 mort sur toute l'année.
Les journalistes font tous la même connerie... Mais comment voulez vous comparer les millions de véhicules français au nombre bien plus restreint de véhicules autonomes, en phases de test, autorisés à rouler sur des zones spécifiques.... 




Souvent l'âge varie, bien fol qui s'y fie

Quand on ne sait pas quoi faire pour faire des maths, on rajoute un petit sondage pour en effectuer une étude statistique. Ineptie pour la majorité des cas. On étudie par exemple le nombre de cas de pararibulitis dans la population française. Pour cela le mode opératoire est souvent identique, on mitonne un petit questionnaire à envoyer au plus grand nombre et on dépouille les réponses avec les connaissances statistiques dont on dispose.
Et immanquablement on tombe dans deux erreurs béantes. La première question étant l'âge du sondé, que se passe-t-il quand on prend cette réponse comme série statistique ?
On a beau avoir calculé des moyennes, des médianes, des quartiles, des écarts types et autres joyeusetés statistiques, et bien on a fait tout ça simplement sur l'âge des gens qui ont répondu au questionnaire. Et du coup, quel rapport avec le pararibulitis ? Aucun bien sûr ! Mais on a une étude statistique très poussée des gens touchés non par la maladie étudiée mais par la diffusion du questionnaire... Intéressant mais totalement hors sujet...
Et si on a compris le truc, on finit quand même par tomber dans l'autre erreur typique. À votre avis, qui est touché par un questionnaire diffusé par des élèves ou par l'administration d'un lycée ? Et bien globalement d'autres élèves et des parents d'élèves. Soit à peu près plus de 50% de gens entre 15 et 19 ans, et quasiment tout le reste entre 35 et 50 ans. Pas tellement représentatif de notre population tout ça non ? Et du coup, quelle valeur peut avoir un résultat indiquant un pic de pararibulitis autour de 18 ans si on ne tient pas compte des tranches d'âge complètement absentes de notre étude ? Aucune bien sûr !




Mais il ne s'agit pas de jeter (uniquement) la pierre aux élèves, ni de s'autoflageller en dénigrant la qualité de l'enseignement pratiqué à ces chèrs écolièrs. Nous baignons de tous les côtés dans des inepties statistiques, et ce, depuis des années. Le titre des Échos ci-dessus est-il vrai ou faux ? On va admettre que c'est vrai, mais c'est débile. Une preuve supplémentaire que les statistiques, chacun essaye de leur faire dire n'importe quoi. Eh oui, réfléchissez un peu. Ça veut dire que trois accidents sur quatre sont dus à des gens sobres. Sans plus d'information, logiquement il faut donc en déduire que picoler avant de prendre la route c'est plus sûr !
La base, que chacun devrait éviter de perdre de vue, c'est la population globale qu'on étudie. On ne peut pas comparer proprement des trucs qui ne font pas partie du même ensemble. Et surtout, ne pas donner l'ensemble qu'on étudie, c'est de la manipulation purement et simplement. Et je ne sais pas ce qui est pire : qu'elle soit volontaire ou juste due à de l'incompétence. Par exemple, avancer que l'exposition à l'une ou l'autre substance soi-disant cancérigène augmente de 50% le risque de cancer quand on double la dose peut s'avérer une non-information. Surtout si l'on ne précise pas que les cancers liés à la dite substance ne sont que deux cas sur 500. Forcément, une augmentation du nombre de malades de 50% ça revient alors à avoir 3 cas sur 500. Mais ça reste toujours trop faible pour faire un quelconque lien avec la substance incriminée.

Les statistiques, non seulement on leur fait vraiment dire n'importe quoi, mais il faut surtout savoir les décrypter pour ne pas se faire entuber par le premier gugusse venu (le gugusse fut-il un ou une candidate aux plus hautes fonctions du pays). Et je n'ai pas la prétention de fournir ici de quoi éviter de se faire avoir, j'espère simplement que les exemples précédents, et un soupçon d'esprit critique, permettront d'y voir un peu plus clair. Et pour finir, une petite citation britannique :

"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées."


lundi 4 mars 2019

épisode 136 : There is only one Return and it's of the Cantal ! !

Qui tient la rédaction de ce blog? Normalement c'est moi, tout seul, sinon il y aurait sûrement moins de Star Wars. Mais il arrive de temps à autre que des lobbies réussissent à passer ma porte et à me proposer avec plus ou moins de finesse un sujet d'article. L'image ci-contre fait partie de cette campagne de loobying que j'ai dû subir... Ahlala ... Bon aller, allons-y, Alonso ! De toutes façon, si je ne voulais pas, je n'aurais pas fait cet article, mais j'aime juste me plaindre un peu !! Un dernier détail : depuis l'écriture de cette critique pour laquelle j'ai cherché deux ou trois trucs sur Google, Big Bro(th)wser me propose toutes les semaines des actualités régionales sur le Cantal...

Aujourd'hui, un... film? Allez, admettons que c'est l'équivalent d'un fan-film, avec un certain budget. Avant de passer à l'article proprement dit, je tiens à signaler au gentil lobbyiste que j'ai regardé une seconde fois ce film pour la rédaction de cet article; ça mérite bien en contre-partie deux petits visionnages de la meilleure saga de tous les temps !


Alors de quoi parlons-nous ce soir? Le Hobbit: Le Retour du Roi du Cantal est un long métrage parodique basé sur les films de Peter Jackson

* * * *

Devant le scénario excessivement bien ficelé de ce film, nous voici donc au début d'une critique tout aussi bien structurée... Commençons par le doublage du film. Oui, quasiment l'intégralité des rôles importants sont doublés. Et tous les doubleurs originaux sont là; et nombres de répliques sont calquées mot pour mot sur la version française des films de Jackson; à ceci près qu'on remplace de temps à autre Mordor par Puits de Dôme, Terre du Milieu par Auvergne... et que certaines changent d'interprète pour les besoin du scénario. Ce gros avantage des voix originales est contrebalancé par l'amateurisme de la production (pour le moment, nous ne parlons que du doublage), et quand l’œil non exercé remarque qu'un mauvais acteur français est doublé en français, ça fait bizarre... Et puis dans les premières scènes du film, des voix additionnelles rajoutent un peu d'ambiance aux rues et aux tavernes, cela-dit, comme on dirait que c'est Pen Of Chaos qui les a faites pour du Naheulbeuk, on ne sait pas trop si on doit rire ou pas... J'admet que pour le côté parodique c'est rigolo, mais comme le film se veut quand même plutôt sérieux dans le fond et dans la forme, c'est étrange. Quand je dis sérieux, je ne suis pas totalement débile au point de penser que le "Retour du Roi du Cantal" n'est pas destiné à être drôle. Mais l'introduction nous laisse tout de même penser une envie de montrer un vrai film, avec de vraies références locales, mis en musique et en image pour faire baver les fans du SDA sur une région excessivement proche.
Avant de passer à la suite, une mention spéciale à Gandalf, l'un des seuls personnages dont le doubleur n'a pas voulu (?) participer au projet, et qui se retrouver affublé de la VF habituelle de Morgan Freeman ! Mindblowing !

Ça envoie quand même un peu du Cantal ce genre d'intro non ?

Les voix françaises sont d'ailleurs ce qui m'a permis de regarder ce film une seconde fois: c'est vraiment ce qui est bien foutu, presque drôle, mais de façon quasi méta. Difficile de ne pas imaginer les doubleurs en plein exercice, essayant de ne pas oublier d'envoyer du "Cantal" un peu partout...

Après le doublage, la musique, qui souffre des mêmes paradoxes. La bande originale ne l'est pas du tout vu qu'il s'agit exclusivement des musiques d'Howard Shore. Ce qui est fabuleux pour l'ambiance du bouzin, mais se retrouve gâché de temps à autre par un fondu au noir visuel doublé d'un fondu au noir (enfin, un fondu au silence) sonore plus ou moins habilement placé, plus ou moins en fin de piste audio...

Dommage de ne pas ajouter un petit mot sur les dialogues avec  un petit exemple. Les répliques des films de Jackson, souvent tirées des livres, sont épiques et peuvent, soutenues par la musique, réussir à nous faire dresser les poils, d'émotion et de puissance véhiculées. Là, on assiste à la tirade de Théoden:
Où sont le cheval et le cavalier ? Où est le cor qui sonnait ? Ils sont passé comme la pluie sur les montagnes, comme un vent dans les prairies. Les jours sont descendus à l’ouest derrière les collines, dans l’ombre. Comment en est-on arrivé là?
La musique est là, pas de souci, on passe sans problème sur les modifications pour le background cantalien. Puis.. boum, la réplique se finit, la musique aussi, et le seigneur de Marcolès qui parlait balance un petit: "bon faut qu'on aille voir notre avant-poste"; presque aussi à propos et casse-ambiance que s'il avait proposé un petit kébab à son sbire après l'une des meilleures répliques de la trilogie...

Je suis ... ton père !! Bon, t'as faim, on va au restau?
(comme quoi, y aura toujours du Star Wars partout sur ce blog)

Et maintenant, un mot des décors et costumes. Les décors sont pour la plupart vraiment beaux, vu qu'il s'agit souvent d'environnement naturels ou de vieilles pierres médiévales. Nous choisirons simplement le bon moment pour prendre une pause pipi et ainsi éviter ce que nous voyons ci-dessous.

Il veut filmer un décor médiéval, ça tourne mal !

Quant aux costumes, on oscille entre le costume type médiéval correct (je vais me faire taper sur les doigts par les nazis de la reconstitution historique je pense...) et le déguisement joué club, ce qui nous permet en toute objectivité de donner à ce film la note de barbe postiche/20. On continue sur la photographie? L'étalonnage des lumières et des couleurs n'est pas toujours le même au sein d'une même scène... Vous savez, quand la caméra de votre téléphone change légèrement de colorimétrie à cause d'un surplus de lumière ? Et bien dans un film, c'est un peu moche... Ceci-dit, ce n'est qu'une sorte de faux raccord parmi d'autres...

Pour sûr qu'c'est joli le Cantal !

Vu la qualité des barbes et perruques, vous imaginez ce qu'aurait donné SylveBARBE ???

* * * *

Passons maintenant à l'histoire, plus  ou moins dans le détail. Tout le truc commence par une intro "à la façon de la Communauté de l'Anneau" : narrée par les Voix de Galadriel et Bilbon, avec de très belles images du Cantal (c'est dommage de n'avoir qu'une résolution qui fait saigner des yeux quand même les productions les plus pauvres sur le net se permettent minimum la HD, mais bon, passons, on va dire que l'année de sortie _2015_ y  est pour quelque chose)

La qualité de l'intro est vraiment correcte en comparaison de l'intro sur la Comté des films de Peter Jackson. Les scènes champêtres hobbites demandent somme toute assez peu de budget; en revanche la mise en place du scénario se fait exclusivement avec des illustrations sur fond de parchemin et de voix galadriale: c'est à la fois cheap, un peu long et difficilement compréhensible (c'est quelle cité d'Auvergne qui est en bisbille avec quelle autre déjà?).

Enfin grossièrement (je n'ai clairement pas envie de me refaire une troisième fois ce film dans l'immédiat pour dénouer cet écheveau scénaristique convenablement) : les cantalous hobbits et nains étaient prospères et se baffraient tranquillement de fromage dans l'abondance obtenue grâce à leur anneau magique quand celui-ci disparut. Le roi du Puits de Dôme en profita pour fondre sur le Cantal, même si certaines  cités lui tenaient tête. Thorin, le roi déchu du Cantal, n'avait donc d'autre choix que de rallier à lui ces cités pour détruire le Puits de Dôme. Mais pendant ce temps, l'anneau de pouvoir cantalien a été retrouvé par un jeune Hobbit ... 

Passée l'introduction et sa dizaine de figurants, l'armée du Puits de Doom, qui mixe Isengard et Mordor est alors composée de cinq (oui, cinq, comme tes doigts de ta main) péquenots... oulàlà "qui a la force de résister à la puissance du Puits de Dôme?" Ben, je sais pas, même le père Magott ferait l'affaire non? 
Et puis là, boum, sans crier gare, un autre fondu !! MAIS NON !! Ça fait tellement pas pro...

Puis sans transition le Hobbit se retrouve dans la compagnie de Thorin écu-de-barbe, devisant avec Gandalf de la marche à suivre. "Et si on allait chez les elfes?" Quand Thorin Barbe-de-chêne refuse catégoriquement, on se rend compte en fait que des elfes se sont téléportés là... Oui, après une intro au fusain sur parchemin qui n'était pas loin d'atteindre les 10 minutes, on passe d'une scène à une autre avec des transitions dignes de ... #Ernest s'est endormi sur son clavier en cherchant une comparaison#

Avis de recherche: Gandalf dit "Gandalf barbe grise"

Sans transition encore, passons maintenant à la première baston (escarmouche..ron) entre des hommes du Nord (le Puits de Dôme) et les homme du Cantal (de Marcolès). Ça fait un peu petit mais c'est pas si mal foutu, même si certain figurants sont en roue libre, ils nous livrent une version pas désagréable de l'attaque des Uruk pour chopper les Semi-Hommes. A ceci près que l'attaque commence comme celle d'Osgilliath par le Mordor... Tout ça sent bon le découpage/charcutage pour ne pas avoir à écrire une seule ligne de scénar original...

Avant je voulais être Boromir, puis j'ai pris une flèche dans le genou...
Noooooon, Boromir est moooooort !!!!

Tout cet imbroglio scénaristique est entre-coupé de scènes bien trop nombreuses sur le seigneur d'Aurillac qui s'envoie cognac sur cognac, tout en refusant la proposition de son conseiller d'aller aider Thorin. Conseiller qui, notons-le au passage, a englouti tout le budget barbe: c'est bien le seul sur lequel les postiches ont un peu de crédibilité. Ces scènes sont peut-être drôles pour les autochtones qui connaissent la région et ont peut-être du passif avec Aurillac, mais pour le natif du [insérer random autre région] c'est pas utile. (Vous l'avez senti l'euphémisme là?) Surtout quand on commence à citer les commerçants locaux...

Quoi? Moi, je cabotine? meuuh non voyons ! Vous dites ça parce que je suis le seul à pas être doublé par quelqu'un d'autre !! De toutes façons, je suis là pour le cognac, renvoyez une lampée !

Mais retournons un peu suivre notre Bilbo de service qui arrive à Boisset, The Village qui doit se dresser contre l'envahisseur mais seulement si on lui balance l'anneau magique sous le nez ! L'occasion de vanter un peu l'hospitalité proverbiale de la région: tout le village rumine à l'arrivé d'un étranger, les sourcils se froncent, les fourches apparaissent... encore sûrement une private local joke... Grâce à l'anneau le hobbit amène tous les "nains" de Boisset en renfort au château des elfes où Thorin commence à préparer les défenses. Défenses mises à rude épreuve avec l'attaque des troupe du Puits de Dôme; qui a lancé une procédure RH et attaque avec une troupe multipliée ! Heureusement Gandalf arrive sur ces entrefaites, accompagné du seigneur de Marcolès qui a finalement décidé de venir aider Thorin. On se doute de la fin, hein, victoire pour le Cantal ! Et puis scène avec Bilbo vieux, qui écrit son livre pour Frodon. Cette scène de fin est vraiment plutôt bien foutue, il faut l'admettre (à ceci près que quand Bilbo écrit le bouquin, soit il n'a pas d'encre dans sa plume, soit il fait des gribouillages sur sa feuille... était-ce si dur de faire semblant d'écrire?).

* * * *

Voici venue l'heure de faire le bilan ensemble de ces 70 minutes de film: ça oscille du visuellement sympa au visuellement suédé, le scénar est difficile à suivre, à coups de private local jokes, les acteurs sont pas fous, mais, oui, oui, mais... le doublage fait quand même le café, avec  un côté méta fort sympathique. Ceci dit, une fois que vous l'aurez regardé une fois, l'expérience ne sera peut-être pas facile à réitérer si vous n'êtes pas des autochtones (ou si vous n'avez pas un groupe d'amis avec qui voulez partager une bonne bouteille devant).

Avant de finir, il convient tout de même de mettre ce truc en situation : son réalisateur a sorti le film a 19 ans, avec un budget ridicule estimé par Wikipédia à moins de 10 000 euros. Il a tout de même réussi, malgré son jeune âge à décrocher des subventions de sa région, de son député... pour un projet au final réunissant de nombreux figurants, et quasiment tous les doubleurs des films originaux ! Et s'il le vend en DVD (plusieurs milliers d'écoulés), il l'a aussi mis en ligne gratuitement ! Pour tout ça, allez le voir, et on se refera un visionnage ensemble autour d'une bonne bouteille de vin d'Alsace et/ou du Jura !

jeudi 28 février 2019

épisode 135 : Éduquons qu'il disait...

_"Tiens, ce sont des jolis cailloux ça..."
_"Oui, mais surtout elles sont utiles, elles permettent de se sentir mieux, elles ont des vertus !"


_"Monsieur, on voudrait faire notre TPE sur le magnétisme."
_"Ah oui, pourquoi pas, vous pouvez préciser un petit peu?"
_"Eh bien il y a des gens qui y sont sensibles, qui ont des facultés..."

_"Des sorciers ? qui parle de sorciers?"
_"Ça existe monsieur, si si, y a des pays où y a des gens qui ont des pouvoirs; y a des sortilèges, ça existe !" 


Il paraît que le niveau scientifique n'a jamais été aussi élevé qu'à notre époque; que l'obscurantisme n'a jamais été si peu répandu... Peut-être est-ce vrai. Peut-être tout ce qui se répand sur le web n'est pas plus important qu'auparavant, seulement plus visible. Parce que c'est vrai que l'outil magnifique qu'est Internet permet de rendre accessible l'ensemble de nos connaissances en quelques clics. La toile permet aussi de donner une tribune à un nombre énorme de créateurs et d'artistes qui ne réussiraient jamais à percer autrement. Malheureusement, comme tribune pour faire entendre sa voix, le net ne fait aucun tri, aucune classification. Attention, je ne suis pas en train de vouloir mettre au point une censure d'Internet, ou une sorte de police de la pensée. Mais je ne peux qu'être attristé du nombre d’âneries qu'on peut trouver en parcourant la toile. Et notamment du nombre de théories ou de concepts faux qui ont de plus en plus d'adeptes. Au début de l'année 2019, on a vu fleurir le #10 years Challenge un peu partout sur les réseaux sociaux. Si elle n'est qu'un gag, l'illustration suivante est aussi vaguement symptomatique de ce dont on parle. Comment en est-on arrivé à voir se répandre la croyance que la Terre puisse être plate?


Hahahaha !!! ... mais en fait, c'est à pleurer...

Je suppose que nos grands parents ou leurs parents avaient aussi moult croyances, totalement à l'opposé des connaissances scientifiques. Mais des remèdes de grand-mère (certains trucs sont vrais, et le soin par les plantes existe vraiment) ou des superstitions n'ont pas vocation à être dangereux ou à se répandre partout. Mais actuellement, on trouve certains "magasines" de santé qui diffusent des idées débiles, ou des groupes qui postent des vidéos avec des audiences de plus en plus importantes. Quand il s'agit de s'insérer de l'ail ou du persil par tous les orifices, on peut admettre que ça ne menace pas directement la santé de la population, mais plutôt le bien-être de certains d'entre nous. Mais quand on en arrive à lutter activement contre la vaccination (qui est l'un des facteurs de notre espérance de vie actuelle par rapport à la cinquantaine d'années il y a encore peu de siècles), on lutte alors contre la santé de l'ensemble de la population. Et ce genre de croyance, dont certaines sont vraiment dangereuses s'ancrent aussi dans une part de théories du complot, qui font des scientifiques des agents des gouvernement qui mentent à la population...  Tout ceci commence à me faire faire sérieusement réfléchir, voire même presque peur. 



Les petits dialogues qui ouvrent cet article, je les ai eus avec des élèves de lycée, de première pour être plus précis. Et pour l'un d'entre eux, avec un groupe d'élèves de filière scientifique... Mais peu importe le niveau, ou la filière... Même dans les plus grandes écoles, ou dans les formations des enseignants de demain on trouve des exemples (heureusement, pas des masses) de croyances qui sont des non-sens scientifiques... Alors si la solution qui semble la plus pérenne, la plus logique, la meilleure: l'éducation, si cette solution ne fonctionne pas bien, où va-t-on? Comment faire pour renvoyer l'obscurantisme à l'obscurité?

C'est très difficile de bien faire la part des choses, surtout quand certains médias; et je mets Internet dans le lot, font tout pour ancrer une croyance dans l'esprit des masses. Squeezie se met à faire des vidéos diffusant aux plus jeunes (à des millions d'entre eux) des idées fumeuses sur les pyramides, la télévision publique (ah tiens encore un argument pour ne pas la regarder) invite à se défendre des scientifiques déchus par leurs pairs comme s'ils étaient dans leurs bon droit, et des associations vont même jusqu'à payer pour affréter un navire qui va prouver que la Terre est plate... Et le web, enfin Google (enfin, c'est pareil non?) contribue à tout ça, grâce à ses suggestions personnalisées, et à ses algorithmes de recommandations. Une fois qu'on est tombé sur une de ces vidéos, l'algorithme de Youtube ne fait qu'enchaîner les vidéos sur le même sujet, confortant l'utilisateur, presque malgré lui, de la véracité des propos qu'il regarde !

Je ne sais pas si ça suffirait, tout dépend de l'âge auquel on s'attaque à ce genre d'éducation, mais une éducation aux médias, à la méthode et à la rigueur scientifique serait au moins un début. Et ce genre de truc est vaguement prévu par l'Education Nationale. Oui, oui, il paraît. Une légende que l'on raconte au coin du feu, dans les salles des profs... Bon, c'est pas comme si les profs avaient du temps à revendre, des créneaux de libre avec leurs classes... Au moins, et ce serait presque considéré comme d'utilité publique, nombre de youtubeurs ont des chaînes consacrées à l'esprit critique, à la zététique, au "débunkage" des pseudo-sciences qui au mieux ne servent qu'à remplir les poches de leurs gourous et au pire sont dangereuses pour l'ensemble des populations. En vrac, dans le désordre, allez voir les contenus créés par les gentils youtubeurs qui suivent :



     




Que l'obscurantisme retourne à l'obscurité !

samedi 23 février 2019

épisode 134 : Et pourquoi pas un bilan 2017?

Comment se démarquer sur le net? Bon déjà, vu l'audience ici je suis à peine sûr d'être sur le net. Mais surtout, faire un article sur les films ou séries attendus en 2019 alors que l'année a déjà commencé depuis deux mois, là c'est bon, on se démarque des autres. Et comme ça, combo! Les films attendus et leurs critiques au même moment!

Commençons forcément en retard avec Gunnm, pour son titre international Alita Battle Angel. L'affiche ci-contre a été réalisée par l'auteur du manga Yukito Kishiro, avec les visuels du film. J'aime beaucoup le manga (la première série, la seconde est sympa mais se perd dans des bastons dont les rounds durent 3 tomes). J'étais inquiètemment enthousiaste à l'annonce du film, de l'équipe qui gérait, des premières bandes annonces, des avis plutôt partagés et du box office faiblard.

Forcément sur deux heures de film ce n'était pas possible de traiter l'intégralité de l'œuvre, aussi nous n'avons droit qu'aux débuts de Gallita dans la décharge de Zalem et à son incursion dans le monde du motorball. Ceci dit, l'adaptation est plutôt sympa, visuellement ça envoie du pâté et les grands yeux de l'héroïne qui dérangeaient tant la toile depuis la première bande-annonce passent au final bien. Étonnament dès les trois premières minutes je n'y prenais plus garde.
Le film est bien plus propre que le manga, ça découpe des bras métalliques à tour d'autres bras, mais point de jaillissement de cervelle auxquels nous avait habitués l'œuvre papier.

Concernant l'histoire deux ou trois petites modifications ont été faites.
Ido se retrouve maintenant avec une ex-femme et une fille décédée ; fille pour laquelle il a jadis conçu le corps dont il équipe Gallita au début, mais surtout c'est pour la venger qu'il devint chasseur de prime.
Le motorball a une importance exacerbée, avec des matches de quartier, et l'(ancienne) femme d'Ido conçoit des cyborgs toujours plus balèzes pour ce sport, espérant décrocher son ticket de retour à Zalem.
Mais surtout Nova est derrière toutes les péripéties, cherchant à faire tuer Gallita pour récupérer son cœur. Le premier match de motorball n'est d'ailleurs qu'un prétexte : Gallita veut gagner suffisamment d'argent pour que Yugo parte à Zalem et Vector qui organise tout pour Nova veut seulement tuer Gallita. Au final, le film ne nous montre donc que le tout premier segment du manga, avec une Gallita chasseuse de prime et tout le segment motorball, si important pour la construction du personnage n'apparaît que dans les trois dernières minutes, avec une ellipse du style "il ne lui aura fallu que deux mois pour devenir la meilleure, peut elle devenir l'ultime champion du motorball et monter à Zalem ?"
Ce qui laisse des trous énormes dans l'intrigue, avec un méchant quasi invisible, aux motivations inconnues qui finit le film sans qu'il ne lui soit rien arrivé. Un peu le syndrome Postlogie de Star Wars, peut être est ce fabuleux dans une trilogie, mais pour un seul film on reste quand même sur sa faim...

Notons par ailleurs qu'il semble que ce film soit l'un des derniers de la Fox avant que le studio ne soit phagocyté par notre studio préféré.. Hum... En tous cas par le studio qui d'ici peu sera le seul à nous produire des blockbusters en salle. Vous voyez le topo? 2035, vous avez le choix entre un film au cinéma, un Disney, ou une production VoD, du groupe Amaflixzon. Sinon y aura toujours l'épisode 2653 de Bob Lennon sur Skyrim.




Continuons dans notre retard avec Dragons 3. Pas autant d'attente que pour Alita, mais les deux précédents étant vraiment très agréables, l'annonce du troisième ne pouvait qu'être une bonne nouvelle. Le troisième opus, sous-titré "Le monde caché" est toujours aussi beau que les précédents ; l'histoire est sympathique, dans la lignée des précédents mais sans forcément être transcendante. En effet, encore des méchants qui veulent capturer des dragons, et tuer Krokmou qui est le tout dernier furie nocturne. Mais on passe un bon moment. Le bémol que je mettrais sur ce film, c'est plutôt dans sa conclusion, attention chérie, ça va spoiler!
Tout au long du film, Harold se repose beaucoup trop sur son dragon, et doute de ses capacités. Et sa proximité avec Krokmou l'empêche aussi de se consacrer à cent pourcents à sa copine. Une fois le méchant du film mort (c'est pour les enfants mais les méchants meurent quand même !), décision est prise, d'un commun accord, que les dragons vont quitter le monde des humains et rejoindre le monde caché. Et c'est ensuite que chacun va pouvoir convoler, Krokmou va se consacrer à son rôle de dragon Alpha et surtout batifoler avec sa Furie Éclair. De son côté, Harold peut enfin se marier. Et cette conclusion m'a un peu dérangé, surtout ce côté où il faut choisir entre partager sa vie avec quelqu'un (et se marier par exemple) et continuer à avoir des amis proches de soi. Le scénario pouvait tout à fait concilier le début de vie de famille de Harold avec celle de Krokmou. Et ne pas nous montrer ce mariage de Harold où l'on a un peu l'impression que c'est un choix par dépit après le départ des dragons. N'aurait-on pas le droit d'avoir une passion et un conjoint ? Sinon, je le répète, à part cette impression étrange à la fin, le film est un bon moment.


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En attendant la série qui nous ramènera en Terre du Milieu, nous pourrons toujours aller voir le biopic sur Tolkien. Je suis toujours assez peu attiré par les biopics; mais le trailer semble mixer la vie de l'auteur avec des images fantasmagoriques issues de son imagination et qui préfigureraient son oeuvre. C'est donc avec une certaine curiosité que je regarderai ce film.

Mais mais, ils sont pas tous morts les supers de Marvel ? Avengers 3 était le meilleur film du MCU depuis un bon bout de temps. Mais quand la pompe à pognon fonctionne, il faut pas la laisser se tarir. Même si ce qui était fabuleux dans Infinity Wars c'était justement ce côté "fin". Des morts, des vrais, une page qui devait se tourner. Du coup, le prochain Spiderman et Avengers 4 me semblent étrangement pas utiles. Captain  Marvel se passerait bien avant Avengers 3, mais n'aurait eu aucune incidence sur les événements du film. Tout aussi palpitant donc... Surtout si Marvel nous ressuscite des héros, le volet précédent n'aura a posteriori plus d'intérêt. À voir si les producteurs osent laisser mourir ou non leurs poules aux œufs d'or... Et oui, je sais, enfin un film de super avec une héroïne dans le rôle titre, depuis le temps que Marvel cantonnait sa Veuve Noire en sidekick alors que le personnage méritait mieux. Et pour une fois que Marvel court après DC et sa Wonder Woman ! J'espère au moins pour cela que le film ne sera pas trop anecdotique; mais tout de même, je reste sur mon idée que ces trois films me semblent assez peu utiles passé Avengers 3. 



Du côté de la Distinguée Concurrence, l'univers étendu ne prend pas. Et les projets se rebootent, ont des traitements aux antipodes les uns des autres... Pourquoi pas... Shazam semble très léger, quand au contraire Joker (sans Batman, dans aucune autre timeline) semble des plus sérieux. En fait, on veut un film avec les deux! Où le gamin de gauche craque nerveusement devant l'aura de bonne santé mentale dégagée par le phénix de droite ! Et venant de remater Batman Begins, c'était ça la recette qu'on veut : un film suffisamment sombre et profond, mais avec tout de même des pointes d'humour sans tomber dans du guignol. L'équilibre était parfait; on verra ce que donnera la suite, parce des débuts de la Justice Ligue ne ressort que Wonder Woman et une écaille d'Aquaman. Rappelons tout de même que j'ai mis Gungan/20 à ce dernier film...  

Disney continue de faire en live action ses dessins animés: trois dans l'année... Avec aux commandes: John Favreau, Tim Burton et Guy Ritchie. Oui, oui! Je reste dubitatif, mais je n'ai pas vu les précédents. Peut être un moyen de montrer à une nouvelle génération des vieux classiques? Ah mais non, un bénéfice et pas de création originale à acheter. Suis-je naïf? Les rumeurs parleraient même du retour de Jack Skellington...

Encore des Disney avec la suite de la Reine des neiges dont la bande annonce vient de sortir. Nous verrons bien si les questions que se pose le net sur les préférences sexuelles d'Elsa sont confirmées par le film. Ceci dit, vu les précautions prises par Disney pour rester grand public et attirer le plus de spectateurs dans les salles, la souris aux grandes oreilles prendra-t-elle le risque de s'aliéner un public conservateur qui attendra que la princesse trouve son prince?
En plus du retour de nos chansons Disney préférées, on aura aussi une adaptation d'Artemis Fowl. N'ayant jamais lu les bouquins, je n'en attends rien du tout, mais une petite série de films fantastiques bien ficelés ce serait agréable. D'ailleurs à ce propos, on devrait aussi voir le quatrième film Narnia en 2019, mais j'ai un doute vu qu'on en entend parler depuis un bail maintenant...

En vrac:
° Kingsman 3, préquel des précédents (donc avec un casting différent, il s'agirait même de la,  création de l'agence, dans les années 40);
° Hellboy, le reboot mais sans Del Toro (le poster fait bien dark, mais la bande annonce a un ton bien trop léger à mon goùt);
° Brightburn (et si Kal-El était pas un gentil garçon bien niais mais décidait d'utiliser ses pouvoirs comme risquerait de le faire un gamins quand les autres sont méchants avec lui?);
° Ad Astra (Brad Pitt et Tommy Lee Jones dans l'espace !);
° Détective Pikachu (par curiosité parce que le Pikachu avec la voix de Ryan Reynolds ça mérite le détour);
° Men In Black International (Spin-off sur une agence londonienne du MIB mais sans Will Smith)
° X-Men Dark Phoenix (le 4ème volet de la seconde trilogie, préquelle de la première, on dirait une timeline Star Wars)
° New Mutants, pour rester dans le même univers (mais cette fois, un film d'horreur, théoriquement Rated-R mais repoussé de presque un an, espérons que ça ne soit pas trop mauvais signe).






Et pour finir, encore Disney forcément, l'épisode IX. Clôturant la Postlogie, que les haters conchient déjà mais iront voir quand même. Une conclusion en signe de bilan, le film a intérêt à fédérer les critiques positives pour pérenniser la licence après l'échec de Solo. Concernant cet épisode au titre encore inconnu, nous n'avons pas encore de visuel, de teaser... Et c'est tant mieux. Pas de campagne de haine sur les réseaux sociaux loin en amont de la sortie, ça fait plaisir! Il paraîtrait d'ailleurs d'après Kylo Ren himself que la conclusion de cette trilogie aurait été écrite dès le début, contredisant ainsi les critiques qui trouvent que les deux films déjà sortis n'ont aucune cohérence. Il se pourrait donc que Rian Johnson n'en ait peut être pas totalement fait à sa guise... Qui sait? Nous verrons bien dans la conclusion de la Postlogie.


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Maintenant qu'on a parlé des films, jetons un œil aux séries. Alors bien sûr, il y a les nouvelles saisons des séries que j'ai déjà vues, mais finalement ça ne me hype jamais vraiment, même si je finirai aussi par les regarder. Ce qui m'intéresse ce sont des séries nouvelles!


Après le flop du film La Boussole d'or qui avait enterré les adaptations des autres tomes, les livres de Pullman reviennent bientôt adaptés par HBO et New Line pour la BBC. La production a commencé en 2015, et il y aurait déjà au moins deux saisons de prévues. Les livres avaient bercé une partie de ma jeunesse, j'espère que la suite sera à la hauteur; bien sûr évitons des attentes démesurées mais vu les gens qui bossent dessus, au moins visuellement ça devrait le faire!


Ensuite, histoire de me mettre un peu la pression, Netflix nous prépare une série sur le sorceleur. Heureusement les vacances scolaires qui se présenteront d'ici là me permettront d'avancer un peu dans le troisième opus vidéoludique des aventures de notre Geralt préféré avant de le voir débarquer sur le petit écran. Assez peu d'informations pour le moment, à part un visuel de Superman jouant le sorceleur, et faut avouer que ça fait un peu peur non? Vous en dites quoi? A priori ce n'était ni un déguisement d'Halloween ni une blague du 1er avril.... Même la version 3D animée fait plus le café...



En continuant dans les adaptations, après American Gods, un autre livre de Neil Gaiman (co écrit avec Terry Pratchett) verra le jour sur le petit écran en 2019: De bons présages. De quoi rentabiliser mon abonnement Amazon Prime Vidéo en attendant 2021 et la série sur le Seigneur des Anneaux.

Adaptation aussi pour des livres déjà adaptés de façon magistrale au cinéma par messieurs Snyder et Annaud : Watchmen et Le Nom de la Rose. Cette fois pour Watchmen il s'agira plus d'une adaptation que le film de Snyder qui était quasiment une transposition à l'écran. Ça c'est plutôt une bonne nouvelle, le fait que ce soit chapeauté par Damon Lindelof c'est un peu plus inquiétant. Le bonhomme me doit des dizaines d'heures de ma vie perdues en regardant Lost. Pour Le Nom de la Rose, il s'agira d'une série créée par Orange, et a priori Umberto Eco, l'auteur, aurait participé à l'écriture des premiers épisodes avant son décès. Ça, ça m'enchante plus que Lindelof sur Watchmen !


Et bien sûr, mais nous en avions déjà parlé avant, La série Live Star Wars: The Mandalorian! Elle servira d'appât pour nous attirer vers la future plateforme de streaming Disney... Si seulement ça pouvait être centralisé, l'utilisateur qui veut rester dans la légalité ferait des économies...

jeudi 14 février 2019

épisode 133 : Rebecca Guay

Après de nombreux peintres et illustrateurs, au tour ce mois-ci d'une illustratrice de talent. Rebecca Guay a commencé sa carrière en illustrant des jeux de rôle, de cartes (Magic of course), des livres... Elle s'est ensuite, depuis plusieurs années, tournée vers un travail plus personnel, exposant dans de grandes galeries. Personnellement j'ai un peu plus de mal avec ses oeuvres les plus récentes, certaines étant d'ailleurs un peu trop explicites pour le thème de ce blog, tout en conservant bien sûr la patte unique de l'artiste. Influencée par les maîtres de la Renaissance, Guay apporte son propre style, contemporain mais pourtant intemporel.
N'hésitez pas à jeter un oeil à son site ou à son compte Instagram où vous pourrez découvrir ses oeuvres récentes. Et quant à son travail plus précisément sur Magic, un petit article dégoté sur Parkage vous en fera une analyse fort sympathique.








mercredi 6 février 2019

épisode 132 : They're taking the Hobbit to ... Erebor!

Le week-end dernier, c'était après-midi marathon cinématographique Hobbit. Depuis le temps que j'ai acheté les Blurays,  version longue, 3D, méga version of doom, eh bien c'était la première fois que je regardais les trois films entièrement en version longue. Bon, déjà, pas besoin de la version longue pour effectuer ce constat, on est quand même assez loin du niveau de la trilogie du Seigneur des Anneaux. J'ai passé un agréable moment mais tout ceci n'en cassait pas pour autant trois pattes à un canard. Quoi qu'il en soit, enchaîner d'un coup les trois films, en version longue, a gommé ou du moins estompé certains des défauts qui m'avaient dérangé lors des sorties en salle. Le premier volet est de mon point de vue le meilleur. On y retrouve la magie du Seigneur des Anneaux, malgré la présence d'Azog, pas autant répugnant pour son ajout à l'histoire (vraiment pas si utile) que pour son aspect, raté, salement numérique, à mille lieux des personnages orques ou Uruk du Seigneur des Anneaux, dont la peau luisante de sueur et de crasse semblait puer à travers l'écran.


Dès le début du Voyage Inattendu, je me suis posé un question, en voyant arriver Thranduil sur son caribou, sur les collines dominant la porte d'Erebor. Que venaient faire les elfes à Erebor, aussi nombreux, en armes? À la vue de Smaug,  ils décidèrent de ne pas se mêler du conflit, mais n'étaient -ils pas justement là pour un but belliqueux? Bafoué et humilité par Thraïn, le papounet legolastique venait-il pour chercher ses fameuses gemmes blanches à la pointe de l'épée?

Jar Jar en tête de ses troupes: attendez... Attendez... Noussa pas de boumasse anti-dragon...


Avant de se continuer sa quête avec la compagnie des nains, Gandalf participe à un petit Conseil Blanc improvisé à Fondcombe. L'occasion de ressortir Galadriel et Saroumane du placard où on les avait laissés après le tournage du Seigneur des Anneaux. La poussière a alors un effet fabuleux, gommant les rides de Christopher Lee, effaçant même les pores de sa peau... Saroumane est alors le seul qui n'ajoute pas foi au récit de Gandalf, y allant même de son petit argument ad hominem contre Radagast et son amour de l'herbe à pipe qui lui brouille l'esprit. Tom Bombadil, Radagast, Gandalf... tous des hippies....
Les réticences de Saroumane sont elles de l'aveuglement ou tente-t-il de dissimuler le retour de Sauron dont il a déjà connaissance et à qui il se prépare déjà à prêter allégeance? On peut y voir une réponse dans les volets suivants : si le magicien blanc participe bien à la défaite du nécromancien à Dol Guldur, il dit ensuite qu'il va "s'occuper de Sauron lui-même". Si Tolkien a écrit Le Hobbit bien avant le Seigneur des Anneaux, Jackson en a fait un préquel de sa première trilogie, et clairement ce genre de scène ne passe que lorsqu'on connaît la première trilogie; sans quoi on passe complètement à côté du sous-texte qui annonce bien que Saroumane va tenter de profiter de la situation pour se créer une place aux côtés de Sauron (ou du moins va tenter de le lui faire croire tout en voulant s'accaparer l'Anneau Unique pour lui-même).



La Désolation de Smaug nous offre des moments vraiment bien foutus et agréables à regarder avec les passages dans la forêt Noire, ou dans les cavernes d'Erebor où Smaug cabotine pour notre plaisir. En revanche, que de longueurs à Lacville, où Jackson a fait rentrer au marteau-piqueur une autre histoire d'amour à la Beren et Luthien. Cette fois, il s'agit d'un nain et d'une elfe, avec les mêmes scènes que dans le Seigneur des Anneaux (blessure à la lame de Morgul, Feuille des Rois, Mauvaise herbe, soin magique...). Et le Maître de la ville des hommes avec son âme damnée ne sont là que pour du remplissage inutile; quand Elrond, Galadriel et Saroumane font du remplissage mais sont au moins là pour le fan-service.

Dans le troisième épisode, la version longue est un peu plus cohérente. Cela dit les ajouts par rapport à la version cinéma sont vraiment minimes sur les trois films confondus surtout en comparant avec le Seigneur des Anneaux. Mais courte ou longue, la Bataille des Cinq Armées n'évite pas les pires erreurs stratégiques et tactiques: les elfes qui chargent devant la ligne des nains, les orques qui arrivent juste à temps pour que les elfes et les nains ne s'entretuent pas alors qu'Azog a un quartier général tranquillement posé au dessus de la bataille... Ah oui, avant de finir, une dernière question qui reste sans réponse : pourquoi les orques ne craignent-ils plus la lumière du jour? Alors que Jackson explique bien dans le Seigneur des Anneaux que Sauron envoie des nuées de fumée pour obscurcir le soleil et permettre à ses troupes de se déplacer et de combattre en plein jour.

Je vous laisse sur la version en 5 secondes, ainsi que la trilogie aurait dû se terminer. Je trolle (juste) un peu.