dimanche 4 septembre 2022

épisode 191 : Où l’on passe pour un vieux con en disant que c’était mieux avant

 En préambule, disons immédiatement que cet article n’est pas une critique de la nouvelle série Amazon «  les Anneaux de Pouvoir », ni même de la série Disney «  Obi-Wan Kenobi ». Mais il s’avère que je viens de finir Kenobi et de regarder l’épisode 1 des Anneaux. Ce qui est l’élément déclencheur amenant à la rédaction de ceci.

Reprenons chronologiquement mes derniers visionnages : la Prélogie Star Wars, suivie de Kenobi et enfin Rogue One. Puis l’épisode 1 des Anneaux de Pouvoir.


Peu importent les défauts qu’on lui trouve, la Prélogie forme un tout, une histoire cohérente, mais surtout ce sont trois films. Trois histoires, assez longues pour qu’on y développe des personnages, pour qu’on s’investisse dans une histoire, mais surtout assez rythmées pour ne pas qu’on s’y ennuie. Alors non bien sûr, je ne dis pas qu’il n’y a pas des films longs, ennuyeux, mal rythmés, etc… mais le principe d’un film est de raconter une histoire complète sur un format relativement court, avec du rythme, parfois des rebondissements ou de l’action.

Passons maintenant à Kenobi, série précédée d’une attente très élevée puis d’une réputation en demi teinte. J’attendais Kenobi à plus d’un titre.


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Déjà, faisons une petite (hum… pas trop longue alors…) digression pour parler de l’impression que Disney donne vis à vis de la Prélogie. Attention chérie, ça va spoiler. Après l’annonce de la Postlogie et de son premier opus dirigé par J.J. Abrams, la communication de Disney laissait peu de place au doute. Le fan de Star Wars, malgré les années, préfère la Trilogie originale. Il suffit pour cela de regarder les scores sur le site Rotten Tomatoes. Personnellement je ne suis pas fan de baser une possible séance de cinéma sur une critique, encore moins sur un simple score numérique.


Mais pour des décideurs dont l’intérêt principal se trouve au porte feuille, suivre le marché semble indispensable. Et toute la promotion autour du «  Réveil de la Force » axait un retour aux fondamentaux. Oui, les effets numériques du début des années 2000 ont vieilli, souvent très mal en comparaison des effets pratiques (maquettes, maquillages, masques en latex, animatroniques, … etc) pourtant de 20 ans plus âgés. Et les images de vaisseaux ressemblant comme deux gouttes d’eau à ceux volant sur nos écrans dans les années 80 devinrent partie intégrante de la communication de Disney en 2015. La firme misait clairement sur la nostalgie, et sur les ingrédients que les fans n’avaient pas trouvé dans les derniers films de Lucas. Même l’annulation de la série animée The Clone Wars me semblait aller dans le même sens : Disney voulait un peu cacher sous le tapis la Prélogie pour capitaliser sur l’amour des fans pour la Trilogie originale. 

Mais après les accueils mitigés pour sa Postlogie et Solo, l’heure semblait alors de capitaliser sur tout les éléments disponibles. Surtout avec les critiques élogieuses pour la saison finale de Clone Wars, relancée par Disney cinq ans après la sortie du Réveil de la Force, pour l’inauguration de son service de streaming.

Et Kenobi enfonce clairement le clou, permettant un retour en grâce des derniers films de l’ère Lucas. Les flashbacks et les images directement tirées des épisodes I, II et III sont plus que bienvenus ! Et comble de bonheur, Hayden Christensen reprend son rôle d’Anakin Skywalker. Oui, certes il reprend aussi la version «  Vador » du personnage, mais le costume ne nous permet pas de savourer pleinement son retour. Injustement critiqué après sa prestation dans les épisodes II et III, sa carrière n’avait pas survécu à plus de quelques films peu mémorables des années 2000. Mais critiquer le personnage, ou la façon de jouer de l’acteur reste assez injuste. Christensen n’est pas responsable de l’écriture déplorable des scènes tragicomicoromantiques de l’épisode II, et si sa façon de jouer peut se critiquer, elle a été validée par Lucas. Voir alors Anakin revenir, reformer même pour quelques minutes son duo avec Obi-Wan fut un réel plaisir. J’ai vu de nombreuses critiques quant à son âge, ainsi que de multiples vidéos sur YouTube où chacun s’essaye à le rajeunir, avec parfois un succès bluffant. Mais si la scène aurait pu gagner en immersion avec un Anakin plus jeune, la série a gagné en respect des artistes, permettant à celui qui a donné sa carrière pour la famille Skywalker d’apparaître tel qu’il est, et non sous une épaisse couche de maquillage numérique. Pour cette réhabilitation de la Prélogie et d’Hayden Christensen, merci Kenobi ! (la scène suivante semble avoir un étrange découpage, car le duel est entre coupé d'autre scènes au sein de l'épisode)


(Je pense que j’aurai aussi aimé un retour de Jar Jar Binks, même si je ne l’apprécie pas dans la Prélogie, le personnage et son acteur méritent clairement une réhabilitation)

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Et donc, quid de la série Kenobi. Il y’a de bons éléments, du développement de personnages, de la création de personnages, etc… Mais quelque chose manque. 

Suite à la série, j’ai enchaîné sur Rogue One. Mon film Star Wars préféré de l’ère Disney. En moins de 2h30, le film a le luxe d’introduire des nouveaux personnages, de les développer en laissant passer près de 10 ans, et de nous immerger dans leurs aventures, partageant l’action ou les émotions avec eux. Et là est tout le problème de Kenobi. Suite au semi échec de Solo, Disney révisa ses plans. Impossible de Marveliser Star Wars. Trop de films et l’overdose guettait. Et dans le même temps, le nouveau service de streaming cherchait un porte étendard. 

Kenobi devait être un film, pas une série. Et c’est clairement le goût que laisse la série. Des moments forts ou épiques, il y en a. Des personnages qui se développent, il y en a. Mais l’histoire aurait pu se concentrer sur un gros format de deux heures et quelques. Au lieu de ça, l’histoire de Kenobi s’étire sur près de 6 heures… Et il ne s’agit pas de plusieurs aventures, mais bien d’une même suite de péripéties qui s’enchaînent. Ce qui est un autre problème de nombreuses séries récentes, mais nous allons y revenir. La série n’a pas l’étoffe suffisante pour tenir 6 heures sans ventre mou. Et les épisodes centraux semblent bien vides, ne servant qu’à remplir le cahier des charges de la plate-forme. Eh oui, six épisodes, ça attire plus qu’un simple film que les fans se seraient procuré en support physique s’il était sorti en salle.  Nous avons en quelque sorte assez d’ingrédients pour garnir une tarte pour 6 personnes quand le chef nous demande de les répartir sur des tartes pour 20… Et bien le consommateur se demande où sont passées les fraises manquantes… Mais bien sûr, il y a plus de consommateurs servis…

Kenobi manque de rythme, d’un souffle épique qui s’est dilué sur une histoire de six heures. Et clairement, vu les bons éléments qu’on y trouve, Kenobi méritait un film. Pour pouvoir s’en tenir à l’essentiel, à la substantifique moelle de l’histoire. Au lieu de ça, nous avons six heures émaillées de très bons moments mais dont la moyenne reste trop vide. Et que ce soit par rapport à Rogue One ou à la Prélogie, la comparaison est flagrante. Étirer en une «  mini série » un contenu qui aurait pu (ou qui aurait dû) être un film le rend simplement plus fade.

Et j’ai l’impression que le nombre de ce genre de «  mini - série » va croissant. Les séries bien plus anciennes ont souvent un format imposé et standardisé. Et ce n’est pas forcément pour le mieux. Chaque épisode raconte alors une intrigue indépendante, tout en faisant parfois avancer le fil rouge de la série. Parfois on se retourne devant des dizaines de mini intrigues identiques (coucou les séries façon Mentalist ou Les experts), mais quand c’est bien fait, chaque histoire peut être captivante et permettre petit à petit de construire une intrigue plus générale (toujours une petite larme pour Madame de Pompadour dans Dr Who). Mais les séries comme Kenobi ou «  Le Livre de Boba Fett » ont pris une autre direction. Il ne s’agit alors que d’une seule histoire, au mieux découpée en épisodes, au pire étirée sur plusieurs épisodes. Et maintenir le rythme, les enjeux, le côté dramatique, le suspense comme on les trouve dans une histoire courte, si c’est sur plus de 6 heures, ça commence à devenir plus compliqué. Le spectateur lambda ne pourra pas tout regarder d’une traite. Et ainsi le rythme va en pâtir. 


Mais je vous vois chercher du coin de l’œil l’endroit où je parle des Anneaux de Pouvoir. Pour le moment, je n’ai regardé que le premier épisode. Je ne vais pas en faire une critique ici, mais bien une constatation que l’on tombe pile dans les mêmes travers. Au point que je me suis presque ennuyé quelques minutes au visionnage…

Spoilons un peu: une courte intro façon introduction du Seigneur des Anneaux (avec la suave voix off de Cate Blanchett) nous explique rapidement que Morgoth et son sbire Sauron ont apporté la guerre et la mort à la civilisation immortelle des Elfes. La jeune Galadrielle y a perdu son frère. 


Quand Morgoth fut défait, Sauron semblait avoir disparu, mais l’on retrouve alors Galadrielle adulte qui parcourt le monde à la tête d’une petit groupe d’elfes, en quête d’une trace de Sauron. Ses compagnons sont persuadés qu’il est mort quand Galadrielle préférerait continuer, sentant en elle - même que Sauron a survécu. De retour chez le roi des elfes, toute la troupe est félicitée pour avoir montré que Sauron ne reviendrait pas et obtient le privilège de pouvoir quitter la Terre du Milieu pour Valinor. Son « ami » (terme utilisé en VF mais on sent un passif) Elrond persuade Galadrielle d’accepter. Mais elle finira par changer d’avis, abandonnant à la nage le bateau qui arrive à Valinor. Au moment où une étrange météorite semble bien annoncer le retour de Sauron. Surprise motherfucker.

Et bien tout ceci est plus que convenu. Aucune surprise, surtout quand la série assume se dérouler avant le Seigneur des Anneaux où Sauron est vaguement vivant. Même l’introduction du premier film, en quelques minutes est plus dense que cet épisode. Et je n’ai eu l’impression du commencement de la série qu’à la fin de l’épisode, de quasiment une heure ! On retombe typiquement dans tous les travers mis en lumière par Kenobi ! On semble être devant une longue histoire découpée et étirée en épisodes ! Et c’est compréhensible de la part d’Amazon qui veut gagner des parts sur le monde du streaming.

Pour rendre à Amazon ce qui lui appartient, la série est très jolie. L’inspiration des films est là mais les visuels s’en affranchissent, ce qui est un point positif (j’adore les films, mais là, un copié collé visuel aurait été contre productif). On est introduit aux ancêtres des Hobbits, les Pieds-velus, qui vivent dans la forêt, dans un confort rustique en se cachant des autres. Et l’on rencontre un ranger elfe qui patrouille depuis des années dans les zones habitées par les humains. Une occasion de développer deux choses. Commençons par l’intéressante : les elfes sont là pour surveiller et encadrer les humains dont les générations précédentes ont lutté avec Morgoth contre les elfes (et c’est encore frais dans la mémoire des elfes). Les humains développent alors une rancune tenace contre ces « pointus » qui les asservissent et les elfes n’ont que mépris pour ces faibles dans les veines desquels coule le sang qui a rallié l’Ennemi. 

Et maintenant la chose naze dont on se serait passée : le ranger elfe est épris d’une humaine… Encore !!!!! Arrêtez de rajouter ces intrigues amoureuses, c’était déjà nulle entre l’elfe et le nain dans Le Hobbit…


Cela dit, l’intrigue principale, c’est le retour du mal. Retour que l’on attend depuis la seconde minute… Tout le reste n’est qu’un morceau de beurre, étiré sur une tartine trop grande… Et c’est dommage parce que des concepts sont vraiment sympas, mais tout le premier épisode aurait presque pu tenir dans l’introduction… Eh oui Amazon, tu as du temps, du budget et tu veux m’en mettre plein la vue, longtemps… ok ok j’ai compris, mais ce premier épisode souffre d’un problème de rythme et de souffle épique… Problème dont je vous rabats les mirettes depuis 15 minutes et qui donne à cet épisode la note de Kenobi /20.

Pour conclure cet article, je n’ai pas parlé de Mandalorian. Sortie des carcans horaires de la télé, la saison 1 offre des durées d’épisodes très variées. Nombre de ses épisodes sont des intrigues indépendantes qui font tout de même avancer l’intrigue globale. Une bonne vieille recette old school, et pas un film étiré en longueur… Et la série a le meilleur score critique pour les séries Star Wars en prise de vue réelles. Ça semble pas si compliqué… Disney, Amazon, à bon entendeur…

lundi 4 juillet 2022

épisode 190 : Retour de Paris Est Ludique

Ça faisait un petit moment que l'encéphalogramme de ce blog était plat, mais il n'est pas totalement mort. Aujourd'hui, un petit retour sur les jeux que j'ai testés hier au festival Paris Est Ludique. Sur deux jours, en bordure du parc de Vincennes, ce festival rassemble de nombreux éditeurs et permet de tester de nombreux jeux de société, de rôle, de figurines...  Voilà donc un petit commentaire sur les 5 jeux testés. Ils ont tous été testés par trois joueurs/joueuses.


Dune imperium

Beaucoup de jeux sont thématisés autour de l'œuvre de Frank Herbert, notamment depuis l'adaptation de Villeneuve. Dune Imperium a obtenu l'As d'or lors du festival de Cannes, dans la catégorie expert. Le jeu mélange une partie deck building et de la pose d'ouvriers. Rien de novateur du côté deck building, à ceci près que les cartes servent aussi de ressources pour pouvoir poser les figurines sur le plateau. Et sur le plateau, il s'agit alors d'obtenir des ressources, d'améliorer son influence auprès des grandes factions (l'empire, la guilde, les bene gesserit ou les fremens) ou de déployer ses troupes dans la zone unique de combat pour remporter des combats et des points de victoires. Pas de stratégie militaire, juste du placement tour par tour, permettant de récupérer telle ou telle ressource pour payer le placement suivant, et grappiller à droite ou à gauche un point de victoire. Rien non plus de novateur de ce côté. Ceci dit, le mélange entre les deux styles de jeu semble tourner correctement, mais la partie accélérée lors du salon ne permet pas de prendre correctement conscience des stratégies utilisables. Le matériel est plutôt sympathique dès lors qu'on joue avec le matériel supplémentaire offrant des figurines de bonne facture à la place des cubes en bois de la boîte originale (bien sûr, ça augmente pas mal le prix du jeu..). Au final, le côté "Dune" semble plaqué sur un jeu mélangeant deux mécaniques, qui tourne correctement mais sans être réellement novateur. Et sans jamais dépasser le niveau des jeux de deck building ni ceux de pose d'ouvriers. Ça m'a donné envie d'acheter la nouvelle édition du jeu Dune original sorti dans les années 80.




7 Wonders Architects

J'avais envie de tester ce jeu, malgré des a priori plutôt négatifs. Le principe est simple, chaque personne choisit sa merveille à construire (6 pièces cartonnées à construire dans un ordre qui peut différer selon les merveilles). Ensuite, il s'agit de tirer une carte de l'un des paquets à sa disposition: un paquet commun face cachée et un paquet face visible associé à chaque merveille et placé entre deux personnes (le paquet de chaque merveille se partage donc avec son voisin de gauche). Les cartes sont posées devant soit face visibles et doivent être utilisées dès que possible pour divers usages: les ressources servent à construire les merveilles, les cartes bleues donnent directement des points de victoires, les cartes rouges militaires permettront de taper sur ses voisins et les cartes vertes de création scientifiques permettent d'acquérir des jetons offrants différents bonus. Au final le goût reste celui du 7 Wonders original, mais la mécanique est vraiment différente, fluide, offre de temps à autres des combos, le tout pour une partie assez courte mais non dénuée de choix stratégiques. Le jeu s'avère vraiment sympathique, accessible tout en offrant des stratégies intéressantes (tenant compte de la durée des parties bien sûr) et qui semblent varier selon les merveilles engagées dans la partie. Une très bonne surprise dont le seul bémol semble être le prix, un peu élevé pour ce qui est finalement un "petit" jeu.




SOS Dino

Un jeu plutôt à destination du jeune public (élément que nous avons découvert lors de l'explication), SOS Dino est un jeu collaboratif où il s'agit de sauver 4 dinosaures et leurs œufs de l'éruption de 4 volcans qui vont petit à petit répandre de la lave sur le plateau. Chaque personne tire à son tour une tuile de lave, la dispose au bord du volcan correspondant, et selon les différents symboles peut alors déplacer des dinosaures vers les coins du plateau où ils seront en sûreté. Alors, certes, c'est un jeu pour enfants, mais il tourne plutôt bien, le matériel est vraiment sympa et permet des parties à la durée adaptée pour le jeune public sans être trop courtes. Un bon jeu pour enfants, mais qui reste tout à fait jouable en famille sans s'ennuyer !




Carcata

Un volcan, de la lave, encore. Mais cette fois, pas de coopération. Il s'agit de faire progresser ses personnages vers le haut du volcan, de ramasser les gemmes éjectées lors de l'éruption et d'éviter les coulées de lave. Le plateau offre un rendu de volcan plutôt bien fichu, mais le volcan en son centre sert à "lancer" les gemmes, et je ne suis vraiment pas fan de rajouter un côté jeu d'adresse à un jeu de société standard. Quant à la mécanique de jeu, il s'agit de lancer des dés et d'appliquer leurs résultats: déplacer un personnage, lancer une gemme, faire couler de la lave, placer un totem pour empêcher la lave de couler, ou déplacer la tortue qui longe la côte et fait office de compte tours pour déclencher la fin de partie. Mais le fait de pouvoir relancer autant de fois les dés, sauf les faces présentant une tortue, peut laisser des tours durer bien trop longtemps, en attendant que la bonne combinaison de dés arrive... Un jeu aux règles simples mais dont la mécanique de lancers de dés fait perdre l'enjeu de chaque lancer, et dont le côté "adresse" n'a rien à faire dans ce genre de jeu. Sur le papier, le concept est pas si mal, mais en partie, c'est vraiment pas fou... Celui-ci m'a donné envie de jouer à The Island, avec un thème très similaire mais dont la mécanique tourne bien mieux.




Splendor Marvel

Je n'ai jamais été un grand fan de Splendor mais le jeu est bien, rapide, équilibré, avec une dose de stratégie. Les décors et les thèmes, aussi jolies que puissent être les illustrations, ne sont que plaqués sur une mécanique qui se passe tout à fait de fioritures. Eh bien la version Marvel, c'est tout pareil mais avec des illustrations un peu tape-à-l'oeil et justement une dose de fioritures qui ne fait qu'alourdir inutilement le jeu. Les illustrations façon comics rajoutent beaucoup trop de détails, voire débordent un peu de leurs cadres et rendent les cartes bien moins lisibles. Quelques mécaniques sont rajoutées au jeu de base: des points supplémentaires en rassemblant le plus d'Avengers, et une 6ème gemme à posséder avant de pouvoir prétendre à la victoire (en plus du simple seuil de points de victoires à rassembler dans le jeu de base). Des petites mécaniques qui n'ont finalement que peu d'intérêt et sabotent l'élégante simplicité du jeu original. Du tuning…


jeudi 25 mars 2021

épisode 189 : Jeunesse lève-toi

J'parle pas politique sur ce blog. Enfin, pas d'habitude. Mais il me semble pourtant que j'ai déjà dit ça, sur un autre article comme celui là. Du coup, faut croire que je vais en parler un peu. En fait, on va plutôt écouter de la musique aujourd'hui. Tout ça parce que j'ai fait un peu de voiture l'autre fois. Et que j'avais branché mon fidèle baladeur MP3. Eh oui, si ce blog a passé ses 10 ans, forcément je suis pas tout jeune. Tout ça pour dire que le baladeur MP c'est cool. Et on trouve quoi dans un vieux baladeur MP3? Des vieux morceaux de musique pardi ! Les vieux morceaux de musique engagés, 20 après après, ça a plutôt vieilli non ? Bon aller, si le but de cet article c'est de vous ambiancer un peu, musique !


J'crois pas avoir besoin de détailler le message... Mais l'album de Manau où figure ce titre est sorti en 1998. Mais bordel, il s'est passé quoi pour que ce long passé sente salement l'avenir proche? J'ai pas les compétences ni le temps pour faire des études politiques ou sociologiques sur la montée du FN en 1998... mais, ça pique de se dire qu' "à chaque fois sous un nouveau nom", leurs idées progressent. Depuis 1998, on a eu pépé Le Pen à un second tour, puis la jeune génération qui fait tous les plateaux TV. Tellement de "chroniqueurs" aux idées pourries, et de temps d'antenne pour étaler tout ça dans les médias mainstream... que ces idées dégueux sont presque devenues fréquentables pour le reste de la classe politique et toute une frange de la population...

Bon, pour compléter sur le sujet, on avance de quelques années, et on retourne en 2002 avec cette "amnésie suicidaire" pour la nation des lumières. Eh ben on y retourne sacrément en 2022. Merde. Faut croire que trop de gens ont oublié... Il faut quoi ? Qu'on mette à la tête de l'état des ennemis des droits humains et des principes inscrits sur nos frontons ? Ce sera trop tard...



Aller, pour finir cette bonne tranche d'optimisme politique, on change de pays et d'époque. 2008. La Chine. Les JO. Comment ça, pas de problème ? Ah ben ouais, un grand pays démocratique ça, pour accueillir les valeurs du sport. Heureusement ça a bien changé non ? Bordel, mais y a rien qui s'améliore en fait ?! 10 ans plus tard, la Chine organise des camps de vacances pour sa population ouïghoure... Les droits humains toujours en PLS... Heureusement qu'on fait plus les JO là bas, hein ? Oh, wait ... vous avez dit quand ? Beijing 2022 ? En fait, faut le dire si l'esprit du sport se torche avec les droits humains... Sur ce, amusez-vous bien avec les Fatals Picards ! Comme quoi, on aurait aimé que les chansons engagées de ma jeunesse soient obsolètes... Faut croire que c'est pas près d'arriver...







dimanche 29 novembre 2020

épisode 188 : Rest In Peace my Lord

Si vous ne connaissiez pas son vrai visage, sa carrure impressionnante sous sa cape, son casque et son costume font partie de la culture populaire. A jamais. Le Seigneur Vador a rejoint la Force, complétant le sinistre bilan de l'année 2020. Dave Prowse a porté le costume du méchant le plus iconique du cinéma dans la trilogie originale; il s'est éteint à l'âge de 85 ans.


Pour créer Vador, Lucas avait fait appel à une combinaison de talents, mais c'est Prowse qui arpentait les couloirs des destroyers impériaux sous le costume du seigneur Sith. Il rejoint ainsi dans la Force Bob Anderson qui doublait Vador pour ses duels au sabre (étant bretteur accompli) et Sebastian Shaw qui interprétait Vador au seuil de sa mort, au seul moment où il ôte son masque. Souhaitons longue vie à James Earl Jones qui quant à lui double la voix de Vador. Comme on peut le voir, Prowse n'a jamais pu exprimer l'intégralité de son jeu d'acteur en interprétant Vador, ce qui l'a conduit à critiquer Lucasfilm à de nombreuses reprises. Mais s'il a fini par ne plus être autorisé dans les conventions officielles en 2010, il les fréquentait jusque là dans son mythique costume; incarnant le seigneur sombre pour tous les fans. Reposez en paix Seigneur Vador ! Vous resterez à jamais dans nos mémoires Mr Prowse !



Et si je n'avais pas fait d'article spécifique pour d'autres pertes, 2020 n'a pas été tendre avec les grands noms du cinéma. Qu'il s'agisse de Sean Connery ou de Kirk Douglas (même s'ils ne jouaient plus depuis un moment), de Michael Lonsdale ou de Chadwick Boseman, tous ces acteurs resteront aussi immortels que Prowse grâce à leurs interprétations. Connery restera d'ailleurs pour moi l'incarnation de Bond, James Bond; même si ses successeurs dans le rôle de l'agent 007 n'ont pas démérité. Et pour conclure la dose de bonne humeur qu'est cet article, n'hésitez pas à aller (re)voir La Guerre des Etoiles, Le Nom de la Rose, Black Panther ou 20000 Lieues sous les Mers où le talent de chacun continuera à vivre à jamais.










dimanche 22 novembre 2020

épisode 187 : Philipp Urlich

Et sans transition, dans l'exubérance de publication sur mon blog, un billet sur un illustrateur que j'ai découvert sur Twitter et qui a eu la gentillesse de me permettre d'utiliser ses illustrations ici. Ce dont je le remercie beaucoup ! 

Philipp Urlich est suisse et a fait des études d'art dans les années 90. Il exerce son talent en freelance, plus comme un hobby, réalisant de temps à autre des illustrations pour des jeux de rôle. Il peint principalement de magnifiques environnements fantastiques et adore illustrer des dragons. Il cite dans ses influences Frazetta, Möbius ou Bierstadt (qui sera le prochain artiste à avoir droit à son billet sur ce blog). Ses paysages sont tous très immersifs et lui servent à expérimenter différentes techniques numériques; l'une des illustrations ci-dessous a par exemple été réalisée à 99% au pavé tactile et seulement avec des "brosses" rondes ! Mais plutôt que de continuer ce paragraphe, perdons nous dans ses visions de paysages de fantasy !








Vous pouvez suivre Philipp Urlich sur ses réseaux sociaux : Instagram (@philippurlich; Twitter (@somartist); Twitch (https://www.twitch.tv/somartist) et retrouver ses œuvres sur Artstation.

La plupart des informations de ce billet sont issues de cette interview (en anglais) et de celle-ci (en anglais aussi; mais Google traduction fait bien les choses).

samedi 21 novembre 2020

épisode 186 : Vous ne regarderez plus tourner ce poireau

Après une rentrée scolaire chaotique en septembre; et une autre après la Toussaint qui l'est bien plus encore, voici venu le moment de prendre quelques minutes pour revenir sur ce blog délaissé depuis le mois d'août. J'aimerai bien dire que de nombreux projets trépidants ont eu lieu depuis cet été; mais bon, avec tout ce bazar ambiant, pas grand chose... Ah, juste deux ou trois babioles, je poste de temps quelques photos sur instagram (j'ai failli dire de "jolies photos", mais il ne suffit pas d'insta, d'un filtre random pour être photographe...) entre deux ou trois stories culinaires. Tiens, d'ailleurs, en parlant de bouffe, je me suis un tout petit peu essayé au montage vidéo sur des recettes de cuisine. Le but n'est clairement pas de devenir Youtubeurre hein; mais c'est assez rigolo de faire des gags visuels en montant des vidéos. Je vous laisse ma première recette vidéo; ne jugez pas, j'ai un matos très très cheap ! Et puis mine rien, monter des vidéos avec un PC datant de Mathusalem, en utilisant un logiciel gratuit (Open Shot; facile d'utilisation mais aux fonctionnalités tout de même assez limitées), de surcroit quand c'est la première fois qu'on fait ce genre de truc, eh bien ça prend un temps certain !


Mais le but de cet article n'était pas (uniquement) de vous montrer cette vidéo (surtout que 97,3% des lecteurs de ce blog l'ont déjà vue (oui, c'est de toi que je parle^^)). En déambulant sur les réseaux sociaux, je suis retombé sur un montage tout pété sur Ievan Polkka. Ievan Polkka ! Comment ça vous ne vous rappelez plus de cette chanson ? Je ne suis pourtant pas si vieux (ce n'est qu'une coïncidence sans fondement si la vidéo partagée au-dessus m'affuble du délicat sobriquet de "papy"). Pour vous rafraîchir la mémoire, voici la chanson en question; dans une vidéo dont la qualité à la définition faiblarde donne déjà le ton quant à l'âge du bouzin.
Ievan Polkka, à l'origine, c'est une chanson populaire finlandaise datant des années 30. Ah, on me dit dans l'oreillette qu'à moins de passer pour un boomer, il va falloir bientôt préciser qu'il s'agit bien sûr des années 1930 ! La confusion sera faisable, vu que nous serons sûrement de retour dans les années 30 d'ici un ou deux articles de ce blog. Ievan Polkka donc, est chantée initialement dans un dialecte finlandais. Et si vous connaissez ce titre, c'est presque à coup sûr à cause de la reprise faite en 1995 par Loituma; mais surtout grâce à Internet! En 2006, une animation flash avec un poireau et une boucle musicale de quelques dizaines de secondes se répandent sur la toile. Selon votre nationalité, et votre âge, vous connaissez peut-être ce meme comme "la chanson du poireau", "Loituma Girl" ou "leek spin". Cette animation flash s'accompagne encore, pour les versions françaises, d'un compteur de temps :


Et malheureusement, avec la mort de Flash, l'animation du poireau et sa boucle musicale infinie disparaît. Oui, on pourrait s'en contrefoutre. Mais pas moi. Je me rappelle avoir passé des journées dans mon gourbi d'étudiant, rythmées par les quelques notes de cette boucle infinie... Alors oui, certes, le petit screenshot au dessus est ridicule quant au temps passé sur ladite page : même pas 10 secondes... Forcément, comme Flash est kaput, il n'y a plus que le compteur de temps qui fonctionne sur ces tristes pages devenues vides... Tout un pan des mèmes internet des années 2010 disparaît ainsi avec Flash, et l'animation du poireau sur la boucle de Loituma n'en est que l'exemple qui m'a aujourd'hui le plus marqué. 

Heureusement, Internet Archive, dans son œuvre titanesque de sauvegarde du patrimoine internet a bien compris toute l'importance de pouvoir sans fin regarder tourner un poireau au son de Ievan Polkka ! Jetez donc un œil à cet article de Corentin Lamy dans la rubrique pixel du Monde (n'hésitez pas à cliquer sur le lien pour le lire directement sur le site du journal; même si en cette période de réjouissances gouvernementales pour la liberté de la presse (wink wink), je vous en mets les screenshots ci-dessous):





Si vous ne connaissiez pas l'Internet Archive, je vous invite à y faire un petit tour, on y trouve vraiment de tout; l'occasion d'une sorte de plongée archéologique dans le net de ces dernières années ! Et pour faire mentir le titre de ce billet, voici donc la chanson du poireau pour mon plus grand bonheur.


jeudi 27 août 2020

épisode 185 : Les reliefs des vacances


Aujourd'hui, nous faisons une petite session de diapos de vacances, à ceci près que je ne vais pas vous embêter avec des photos de mémé ou de tatie dont vous n'aurez rien à faire, mais des photos de paysage, dont vous n'avez potentiellement pas plus de chose à faire. Aussi, pour augmenter un peu l'intérêt, les photos suivantes sont en 3D. Comment s'y prend-on ? Les images ci-dessous sont séparées en deux (je suis sûr que vous ne l'aviez pas vu), la partie droite pour l’œil droit, la gauche pour le gauche ! Pour pouvoir profiter du relief, il s'agit donc de maintenir son regard parallèle. En tentant de faire la mise au point sur l'un ou l'autre des côtés, forcément, les yeux ne sont plus parallèles et les deux yeux regardent la même image, donc pas de 3D. Il faut donc regarder dans le vague, en conservant les yeux parallèles, en approchant beaucoup l'image des yeux, puis en l'écartant lentement, toujours en gardant les yeux parallèles, la 3D finit par apparaître ! Ou pas, c'est pas forcément évident, mais je garantis que ça fonctionne, même si la qualité de la photographie n'est pas fabuleuse (autant à cause du petit appareil/téléphone que des maigres talents de l'opérateur).

Selon la résolution, et la taille de votre écran, n'hésitez pas à cliquer sur l'image pour ouvrir l'image en grand, et/ou la sauvegarder si vous êtes sur téléphone. Sur ce, bon passage dans le Jura !

Idéalement, je pense que voici la façon la plus simple pour les regarder.








dimanche 19 juillet 2020

épisode 184 : Jerry Vanderstelt

L'artiste du mois de juin, quoi, on est en juillet ? Meuh non, j'ai repris un rythme pour le blog, non ? bon tant pis, l'artiste du mois en cours a commencé à dessiner dès l'âge de huit ans et a développé un goût pour les histoires de science-fiction et fantastiques à sa lecture de Narnia de C.S. Lewis; qui l'a rapidement amené à découvrir Tolkien et le Seigneur des Anneaux. Actuellement il produit des illustrations de promotion, des couvertures de livres, des cartes de collections pour des univers comme Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, Star Trek... Vous avez sûrement déjà vu pas mal de ses illustrations ! Allez jeter un œil sur son site pour plus d'illustrations. Je me suis d'ailleurs aperçu à la rédaction de ce billet que le Yoda ci-dessous est en couverture de l'un des plus beaux artbooks Star Wars de ma bibliothèque, sans que j'en ai repéré l'auteur jusqu'à maintenant !








jeudi 11 juin 2020

épisode 183 : That's the sound of da Police


Bien le bonjour toi qui es encore là à lire ce blog. Ça fait un petit moment que je n'ai pas posté. Mais ça fait un petit moment aussi que je me dis que j'ai des trucs à dire, pas forcément intéressants, mais ça me fait plaisir. Aujourd'hui, un peu d'actualités. On va dire que je copie sur le camarade Amaury qui a pondu un article d'actualité il y a peu. L'actualité, c'est le terrible destin de George Floyd et les mouvements déclenchés tout autour du monde. Clairement j'ai assez peu de légitimité à parler de Black Lives Matter et de racisme. Est-il besoin de préciser tout le mal que je pense du racisme ou de toutes les discriminations ? Je ne sais pas quels changements vont être amenés par les mouvements d'indignation et de lutte contre le racisme, et je n'ai pas la prétention de parler de ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique. Je ne vais causer que de ce qu'on peut voir dans l'hexagone où les victimes de violences policières et leurs familles réclament justice.

Le moins qu'on puisse dire sur les réseaux sociaux c'est que le sujet polarise très vite, au point même, en pleine journée de deuil pour les victimes et de révolte contre leurs assassinats de faire apparaître des hashtags de soutien aux forces de l'ordre. Je ne vais pas appeler à la violence contre une quelconque institution, hein, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, mais on atteignait là un summum d'indécence. Un peu à la façon du détournement d'attention par le All Lives Matter… à ce sujet, j'ai trouvé nombre de déclinaisons d'illustrations expliquant le problème. J'espère que les personnes qui me lisent n'ont pas besoin d'explications (voici l'image quand même), parce que flemme de devoir expliquer des trucs qui ne devraient pas en avoir besoin.




La police française n'est pas censée être raciste, il ne s'agirait que de quelques individus isolés, le terme technique c'est gros connard. Et pour bien se défendre et faire entendre sa voix, la police a plusieurs syndicats assez actifs qui vont bien entendu confirmer ce que je viens d'écrire. Prenons comme premier exemple cette intervention d'un ponte du syndicat Alliance sur une émission télévisuelle :




De quoi est-il question ? Il semble que pour une fois un ministre prenne la parole de façon correcte, à savoir le ministre de l'intérieur pour un petit rappel à l'ordre du règlement intérieur (pardon, réflexe professionnel). Déjà nous en sommes à un point où le ministre de l'intérieur doit rappeler (est-ce juste un effet d'annonce ?) que le racisme c'est pas bien... Et qu'en plus, ben c'est puni par la loi... La loi, le truc là que les forces de l'ordre sont censées faire respecter non ? Dites moi, peut-être que je me trompe complètement... Mais le syndicat Alliance trouve que rappeler la loi, c'est vraiment honteux, c'est une menace contre la police...
Étrangement, ce que Monsieur Alliance considère comme une menace contre la police, moi je vois ça comme une menace du syndicat contre le gouvernement pour avoir le droit de continuer à faire de la merde impunément... Bien sûr, ce n'est que mon interprétation hein... Ah, c'est aussi celle de nombre de gens qui ont vu la vidéo... Et qui ont, à but documentaire bien sûr, complété avec cette jolie image, toujours du syndicat Alliance...



Alors oui, c'était pour les gilets jaunes, un contexte un peu différent, mais toujours un contexte de bavures policières de plus en plus nombreuses. Quand un gouvernement pas très populaire passe des réformes et se retrouve face à des mouvements populaires, c'est sa police qui lui permet de maintenir l'ordre, voire même de se maintenir en place. Comment dans ce contexte interprétez-vous ce qu'on voit ci dessus ? Ça ressemble sacrément à une menace du style : laissez nous tranquilles, vous restez au pouvoir grâce à nous, si vous nous faites chier on va venir vous péter les dents, et on a les moyens de le faire. Le tout dans un contexte où certains agents sont critiqués pour leur usage démesuré de la force, qui finit bien souvent en drame. Je ne sais pas pour vous, mais ça devient pas évident de dire qu'il ne s'agit que de quelques individus isolés quand la parole dominante d'un syndicat c'est de menacer pour avoir le droit d'utiliser la violence à outrance et de continuer à commettre des actes racistes...
Bien sûr, les autres syndicats sont plus cools non ?


Ah meeeeerde... Ah ben oui, les manifestants noirs ce sont des terroristes de Daech ou d'Al-Qaïda... Vraiment sur ce coup-là, je ne vois pas grand chose à ajouter. On n'en est plus à se battre pour avoir le droit d'être raciste, on l'est directement, mais avec un niveau d'insultes stratosphériques là...
Si toi tu es policier ou un équivalent, je te conseillerai quand même de virer tes syndicats là, parce que avec le contexte actuel, et au lieu de vouloir apaiser les tensions, se défendre d'être racistes et pointer du doigt les agents réellement problématiques, les syndicats veulent juste rajouter de l'huile sur le feu et continuer à pouvoir taper du manifestant et insulter des personnes non blanches en toute impunité. Et avec le culot de venir dire ça tout fort un peu partout...
Les médias en remettent une couche après la dernière allocution du ministre de l'intérieur. Ils ont interviewés les crayons les plus aiguisés de la trousse pour montrer que la police est totalement abattue, en dépression totale après ses annonces, clairement on sent bien que c'est le genou du ministre sur leur cou... Alors déjà, un minimum de décence ce serait trop demander ? Et puis encore une fois, les annonces (oui ce sont des annonces hein, n'oublions pas les méthodes politiques) vont dans le sens de moins de violence et de racisme... Et les forces de l'ordre interrogées en sont presque à quitter le métier... Parce qu'elles ne peuvent plus molester tranquillou des noirs ? Et pourtant, morceaux choisis du ministre (de son discours bien sûr) :






J'espère que l'avez bien senti ce lâchage de la police de la part du ministre là... Encore une fois, c'est le syndicat Alliance le premier à se plaindre de ce discours... Les mecs, ça commence à se voir là vous savez... Sur ce, à demain pour encore plus d'actualité polarisée.

lundi 4 mai 2020

épisode 182 : ... be with us




          Bon, ça y est, j'ai fini le Mandalorian. Sans tricher, sur Disney+, en attendant les sorties des épisodes en VF ! Et comme il s'agit de notre dernier morceau de Live Action Star Wars en date (et avant un petit moment), j'avais envie d'en dire un petit (ou pas) mot. Commençons par un petit résumé du premier épisode  (Oulà; ça devient compliqué, j'ai failli noter "l'épisode 1", mais c'est trompeur avec l'Episode I). Je ne vais pas spoiler toute la saison 1; je détaille un épisode, vu que c'est quand même sur le début d'une série qu'on s'y fait un avis.
Comment qualifier ce nouvel opus? Le plus simple serait de dire qu'il s'agit de science-fiction, mais je ne considère déjà pas vraiment les films de Star Wars comme de la science-fiction, plutôt du space opéra, des films d'aventures se déroulant dans l'espace. Le Mandalorian est lui plutôt un western qui se déroule dans l'espace. On y retrouve un héros solitaire et peu causant, parcourant plus ou moins seul les plaines désertiques en quête d'une prime ou d'une vengeance. D'aucun trouveront parfois le rythme un peu trop lent et pourront trouver certains moments ennuyeux; personnellement j'y retrouve l'ambiance contemplative des aventures de l'homme sans nom, interprété sous son inoubliable poncho par Clint Eastwood devant la caméra de Leone. Entendons nous bien, ces films sont des chefs d'oeuvre, la série n'atteindra pas le même niveau, je parle d'une ambiance générale.

          Alors, qu'en est-il du premier épisode? Voici un bref résumé : 
La série s'ouvre sur une planète gelée, sur une banquise, le mandalorien, un appareil de traçage luminescent et bippant à la main se rend dans une taverne, où il fait une entrée tout à fait western dans ce saloon de l'espace sous les regards des clients, ayant interrompu les conversations et les violences qu'un groupe de malfrats faisait subir à un alien. Une petite démonstration de force prévisible plus tard, on comprend qu'il est là pour embarquer l'alien en question qui vaut une bonne prime, l'occasion d'une petite punchline de la part du personnage principal, pour sa première réplique de la série. Mando (comme il est nommé quasiment jusqu'à la fin de la saison 1) rejoint alors son vaisseau avec son prisonnier, en empruntant un speeder taxi appelé par un alien Kubaz. Ils quittent ensuite la planète à bord du Razor Crest, le vaisseau de Mando, échappant de justesse à un monstre tapi sous la banquise.
Mando débarque ensuite sur Nevarro, l'une des planètes qu'on verra le plus souvent dans la série. Une autre planète, un autre saloon, d'autres Aliens. L'occasion pour Mando d'aller chercher sa prime et de réclamer d'autres missions auprès d'un intermédiaire de la Guilde des Chasseurs de primes. On lui donne alors un mystérieux rendez-vous dans un quartier sordide où il se trouve en présence d'anciens militaires impériaux. Avant de partir pour cette mission à l'objectif mystérieux, il fait un passage par les égouts de Nevarro pour s'équiper, parmi les restes de sa faction de Mandaloriens, décimés jadis par l'Empire et qui survivent dans la clandestinité. Il se rend donc sur Alvara 7 à la poursuite de sa nouvelle cible. Immédiatement attaqué par des Blurrgs sauvages, il est secouru par Kuiil, un Ugnaught qui va l'aider, désireux de se débarrasser des malandrins dont le campement abrite sa cible. L'occasion d'une scène d'action fort agréable qui va clôturer le premier épisode, où Mando fait équipe avec IG11, un autre chasseur de la guilde en quête de la même proie. Les deux chasseurs de primes mettent finalement la main sur la proie après une scène rappelant tout à fait Le Bon, la Brute et le Truand, avec ses immanquables clichés du genre : nos deux protagonistes se retournent toujours pile au bon moment pour d'un seul coup abattre un ennemi qui apparaît en hauteur, et à leur tour, ces ennemis ratent quasiment à chaque fois leur coup, malgré toute leur puissance de feu ! Quand la cible s'avère être un bébé, tout vert qu'il soit, Mando abat IG11 dont la mission impliquait plutôt la mort de la cible qu'un maintient en vie. L'épisode se conclut sur le plan assez iconique qui suit. 




          Pourquoi avons nous des mots en gras? Eh bien parce que j'ai des remarques à faire ! Alors commençons par les points négatifs qui m'ont un peu dérangés lors du premier visionnage de l'épisode. Je trouve que le début de la série tombe dans le travers de Solo. L'ambiance et les personnages originaux de la série mis à part, nous avons un petit côté "cahier des charges" à remplir; ou plutôt d'effet "qu'avons nous déjà en stock comme personnages pour tourner cette scène?" Je vous explique : pour Solo, la moindre anecdote, phrase, ou même demie réplique pouvant apporter un élément sur la jeunesse de Yan Solo tout au long de la Trilogie avait été incorporé au film. Tout était expliqué, plus de magie, plus de zone d'ombre dans le passé de Solo, le moindre accroc dans son pantalon corellien trouvait son explication dans le film. Et au début du Mandalorian, beaucoup trop d'éléments de décor, de figurants ou même d'élément audio-visuel se trouvaient déjà à l'identique dans la Trilogie. Alors oui, le concept est de faire des "références", d'attirer les fans de la Trilogie qui ont conchié la Postlogie; et a priori ça a marché ! D'ailleurs je ne comprends pas très bien les fans, mais au moins le Mandalorian offre quelque chose d'un peu différent (je ne dirait pas de nouveau) et cela a suffit pour faire kiffer des haters de la Postlogie... Comme quoi la logique du "fan"...  


Alors, point par point de quoi suis-je en train de parler ? Beaucoup trop d'aliens sont des races que l'on a déjà vues ! La galaxie est vaste, très vaste ! Et pourtant, parmi les premiers que l'on voit (ces clients, ce Kubaz, ces aliens (rodiens ou trandoshans)...) tous ont déjà été vus avant dans la Trilogie. Il en va de même de l'ambiance de Nevarro ou d'Alvara 7. Les deux planètes ont une atmosphère très proches de celle de Tatooine (même si la première semble bien plus grise): des déserts, des quartiers sordides comme ceux de Mos Esley ou Mos Espa avec des Jawas, des Singe-lézards Kowakiens , des Ugnaugths, et même les fameux vaporateurs d'humidité de la ferme de Luke Skywalker. Mais bon, nous avions déjà vu ces équipements dans Rogue One, théoriquement utilisés pour récupérer l'humidité des planètes arides, on les y avait vus au milieu d'un champ verdoyant...
Un peu l'impression d'avoir un créateur qui recycle d'anciens assets pour remplir chaque plan. Notons aussi ce fameux œil mécanique, judas électronique qui accueille les visiteurs à la porte du palais de Jabba, avec son dialecte Huttese, et que l'on retrouve à l'identique dans le repère des anciens impériaux (qui n'ont pas dû trouver un modèle parlant le basic..). Lors de la scène finale, le droïde IG11 n'en fait pas exception, tout comme le blaster lourd EWeb à la lourde puissance de feu qui s'oppose à nos héros. Apparu dans l'Empire contre attaque, ce type d'armement fait deux apparitions impressionnantes dans le Mandalorian; à croire qu'au fil du temps le modèle n'a quasiment pas changé et que les malandrins de ce premier épisode ont accès à la technologie de l'Empire. Mais pourquoi pas...
Au delà des décors ou des costumes que l'on a déjà vu, la série comporte aussi des éléments de mise en scène, je pense tout particulièrement à la première scène sur Alvara 7, quand Mando essuie une attaque de Blurrgs sauvages. Hommage? La série en elle-même est un sous produit de Star Wars, hommage aux personnages de Mandalorien tels Boba Fett. Et quand une scène repompe une autre, je trouve ça un peu dommage. Mando, tel Luke Skywalker sur Tatooine, observe de lointains Blurrgs à la macrojumelle, avant de se faire brutalement agresser par l'un d'entre eux qui surgit à l'improviste à moins de deux mètres de l'observateur, dans le champ de ses jumelles. Ainsi Luke Skywalker faisait sa première rencontre de proximité avec les Hommes des Sables en 1977.

Ci dessous, à gauche 1980, à bord de l'Executor de Dark Vador, nous découvrons quatre des chasseurs de prime les plus fameux de la galaxie; et à droite 2019~2020, quand il s'agit de créer les personnages de deux chasseurs de prime, on voit bien que la mode n'a pas changé ! D'ailleurs la photo de droite représente des produits dérivés, de bien jolies choses de chez Hot Toys qui n'a pas son pareil pour faire échanger des reins sur le marché noir. Tiens, juste un dernier petit mot d'un pendentif mandalorien que la série nous impose un peu à la façon des fameux dés de Solo, en quête d'un nouveau gashapon à produire en masse.




          Maintenant, passons aux points positifs. Parce que finalement, tout ce que je viens de citer précédemment ne constitue qu'un unique point négatif aux multiples occurrences. Mais j'ai apprécié la série, amateur que je suis de Star Wars (tu l'as vu l'euphémisme là) et de Western, j'ai apprécié cette première saison dans laquelle j'ai senti l'influence de Clone Wars. La série ne développe pas une unique intrigue; même si toute l'histoire forme un tout, plusieurs épisodes racontent des histoires indépendantes qui s'inscrivent dans l'arc principal sans pour autant former des pièces incompréhensibles prises une par une. Et ça, moi j'aime beaucoup ! La durée des épisodes y joue aussi pour beaucoup, variant d'une petite demie heure à près de 50 minutes; ce qui évite d'avoir à subir du remplissage quand l'intrigue est plus courte, ou s'étendant pour racontant la fin de la saison.

Si nous passions maintenant aux éléments positifs en gras et vert du pilote de la série ? Malgré le recyclage mentionné ci-dessus, certaines choses comme la banquise de la première planète gelée (loin d'évoquer Hoth), la première cible alien de Mando ou le Razor Crest ont des designs originaux fort bienvenus. On trouvera par ailleurs une planète forestière un peu plus loin dans la série; et si les véhicules et la végétation qu'on y trouve peuvent rappeler la Lune d'Endor, l'environnement est assez novateur lui aussi. Mais Nevarro ou Alvara 7 et ses Jawas qui ont une bonne présence à l'écran dans leur "chenillard" sont beaucoup plus habituels.
La démonstration de force de Mando dès son arrivée à l'écran pose tout de suite la série comme un produit plus adulte; même si la présence dès la fin de l'épisode de "l'enfant" reste l'une des choses les plus mignonnes que l'univers de Star Wars nous ait pondues. En effet, grâce à une porte automatique, Mando découpe clairement en deux un malfrat; même si rien n'apparaît clairement à l'écran, on se rapproche là des découpages façon Anakin dans La Revanche des Siths qui avaient valu au film un PG13 à sa sortie en salles. Ici, je me dois de spoiler un épisode un peu plus loin, où Mando, assailli par un groupe d'ennemi réussit à s'en débarrasser, un par un, au fur et à mesure, de façon assez brutale et, semble-t-il, mortelle, avant qu'une petite scène finale ne nous les montre enfermés, amochés mais bien vivants. Pourquoi Disney n'es-tu pas fichu de t'en tenir au personnage que tu as toi-même défini? Et cette simple scène change a posteriori tout le ton de l'épisode, rebasculant dans le côté ado de The Clone Wars. Et c'est bien dommage ! Et au même moment, Mando n'a pas hésité à déclencher une balise de repérage, laissant des X-Wings de la nouvelle république détruire une station (et ses occupants). La logique Disney est donc que le personnage principal ne doit pas avoir trop de sang sur les mains, mais s'il se débrouille pour que d'autres fassent le boulot, c'est bon !



          Un bon gros point positif de la série à mon goût est son manque de texte explicatif, qu'il apparaisse tel quel, déroulant sur fond étoilé, ou dans la bouche d'un personnage. Ah c'est bien pratique un long monologue pour détailler l'univers au spectateur. Mais c'est vraiment toujours aussi ridicule de voir deux personnages s'expliquer des choses qu'ils connaissent déjà ! Eh bien ici, ce qu'il faut savoir de l'univers est dépeint subtilement par petites touches, au détour d'une réplique, d'un personnage... Les anciens militaires impériaux par exemple nous posent la défaite de l'Empire, mais la survie de petits seigneurs de guerre locaux, qui ne sont pas tous sur la même longueurs d'onde. Est aussi mentionnée "la grande purge", mettant en place par petites touches le passé des personnages et de l'univers. Plutôt une réussite de ce point de vue là ! J'aime vraiment bien les différents troopers impériaux que l'on voit lors de la série : les tout neufs, immaculés, donnant l'impression de retrouver les jours glorieux de Palpatine et de la Trilogie; mais aussi les sales, poussiéreux et cabossés que l'on voit au début. Clairement à court de pièces détachées, ces anciens impériaux se cramponnent à leur gloire passée, entretenant tant bien que mal leurs cuirasses dont le plastacier a mal vieilli, en jaunissant.
Quant au recyclage qui m'a bien embêté lors du premier épisode, ce problème disparaît petit à petit. Clairement, je n'en était pas la cible, le but devait être d'attirer le fan de la Trilogie qui pouvait se raccrocher à ces petites références, avant qu'on ne lui montre des éléments nouveaux au fur et à mesure.


Le personnage de Mando, s'il ne brille pas par son jeu d'acteur (ne nous voyons que son casque, il n'a que peu de lignes de dialogues et les créateurs de Star Wars arrivent plus facilement à faire passer des émotions via un personnage de droïde) fait le taff; badass mais pas non plus invulnérable, très classe (figurinable à l'envie) et reprenant un peu un certain code de moralité que Boba Fett avait dans l'Univers Étendu (Legends, RIP). Il est accompagné par de bons personnages secondaires, comme Cara Dune, ancien trooper de choc et personnage féminin bien badass, IG11 rafistolé, Kuiil...

Les scènes d'action parsèment les épisodes, certaines contiennent de beaux petits moment de bravoure, comme l'arrivée en pleine bataille de tout le clan mandalorien, à la rescousse d'une situation apparemment désespérée ! S'il n'est pas des plus original, le scénario est agréable à suivre au fil des épisodes, et offre un final en deux épisodes très satisfaisant. Sans spoiler, nous assistons à l'arrivée d'un nouvel antagoniste assez classe (cape, moustache, teint sombre, non ce n'est pas Lando), sans pour autant être un "méchant" que l'on a déjà vu dans les films. C'est à la fois frustrant et tout à fait logique ! Voir Maul débouler dans Solo était assez ridicule par rapport au reste du film et sans impact sur son déroulement. Ici, vu la période traitée, il ne reste pas grand monde à aligner en face parmi les gens connus; et ça permet d'avoir un nouvel ennemi, et ça c'est top ! Oui, certes, Dark Vador et son baroud de Sabre laser dans Rogue One est l'un de mes moment préférés des derniers opus cinématographiques, mais ce genre de scène n'aurait totalement pas été logique ici. Certes "l'enfant" (oui, bon, tout le monde l'appelle Bébé Yoda) peut attirer des convoitises, et ses pouvoirs pourraient s'inscrire dans un arc où interviennent d'autre utilisateurs de Force. Mais cela aurait vite tourné au ridicule d'apposer un Maul ou consort à trois ou quatre chasseurs de prime, surtout quand on a vu la puissance brute dégagée par des Jedi dans L'Ascension de Skywalker. Cela dit, même si on s'écarte un tout petit peu des six premiers épisodes, nous sommes toujours dans l'intervalle des neufs films numérotés. Et ce serait bien de comprendre que Star Wars peut s'étirer à loisir sur des siècles et des siècles (Amen). Mais clairement, Disney va continuer avec Kenobi à user cette période (et en même temps, revoir Ewan McGregor en bure de Jedi, la moustache frissonnante... 😍 Comment ça je fais une fixation sur la moustache?).

          Avec un certain plaisir on retrouve aussi des épisodes à l'histoire plus que classique mais la réinterprétation sauce Star Wars est vraiment bien fichue. Mando et Cara Dune aident un village à se défendre contre une bande de pillards, tels les fameux sept mercenaires; mais sur une autre planète; et à deux. Nous avons aussi une expédition pour s'introduire dans une prison et en faire évader quelqu'un; une chasse au monstre en vue d'en récupérer l’œuf... A chaque fois on se laisse prendre agréablement par les péripéties, l'évolution des personnages (Cara Dune évolue petit à petit, quand l'évolution de Mando tient plus d'une évolution vidéoludique, avec une armure améliorée d'épisode en épisode et qui lui fait gagner des points de protection), l'atmosphère et les scènes d'action.
Le manque d'ambition que l'on pouvait reprocher à Solo passe ici beaucoup mieux. Oui, en effet, pour le moment les personnages n'ont aucune prise sur le destin de la galaxie, mais c'est normal ! D'autant plus que l'intrigue se situe sur une période délimitée de tous les côtés par des films, films qui ne mentionnent pas les personnages que l'on suit ici. Mais n'oublions pas que c'est un western, et plus vraiment un space opéra, et jamais Clint Eastwood n'a sauvé le monde à coups de colt ! Tout est ici correctement dosé !
Que dire de plus ? Simplement un petit mot du Sabre Noir. Oui, c'est plus ou moins un spoil, mais si vous ne savez pas de quoi je parle, rassurez vous ça ne pourrira pas votre visionnage. Mais c'est un élément très important pour les mandaloriens et qui est apparu dans The Clone Wars (TCW). Faire un lien entre un film et une série animée qui était un sous produit, mauvais plan. Mais lier entre elles plusieurs séries, sachant que ne pas connaître TCW n'empêche en rien de savourer le Mandalorian, c'est plutôt bien vu ! J'avais vraiment envie de finir cette série, et maintenant, j'ai aussi rapidement envie de me replonger dans TCW; souhait aisément réalisable depuis que la saison finale est arrivée sur Disney+ ! Et cette fois, j'ai un autre article en préparation, mais il ne sera pas aussi court ! Et l'apparition de cet élément, comme des droïdes de combat de la Prélogie est vraiment un point plus que positif à mes yeux. Avant la sortie de la Postlogie, Disney avait parié à fond sur l'amour des puristes pour la Trilogie, mettant celle-ci au milieu de toute la communication, sans presque jamais faire de rappel à la Prélogie. Avec la haine que certains ont conçu pour la Postlogie, les Jar Jar et autres avatars numériques semblent meilleurs par comparaison (clairement je ne fais pas partie de ces haters basiques de la Prélogie, devenus des haters de la Postlogie, n'étant que des haters de la nouveauté). Peut-être est-ce là une raison d'un retour vers la Prélogie ? Ou en vue du succès de la saison finale de TCW? J'ai d'ailleurs lu un petit article se questionnant sur l'amour que les fans semblent porter à TCW, alors qu'il y a quelques années la série était mal considérée: son annulation lors du rachat de Disney a peut-être resserré les fans autour d'un produit Star Wars qui semblait victime de Disney...

En conclusion, si les western de Leone vous ennuient et que vous faites une overdose de Star Wars, vous n'êtes peut-être pas la cible prioritaire pour le Mandalorian, mais il s'agit d'une aventure vraiment différente des formats auxquels nous sommes habitués dans cette lointaine galaxie. Et bien sûr, amateur de Star Wars, vous devriez kiffer ! Et si vous êtes totalement neutres, allez tout de même voir cette série, c'est très joli visuellement (bon, encore une fois, c'est un western hein, pas les Gardiens de la Galaxie), bien fichu, un rythme un peu lent mais bien équilibré, et un univers qui se détaille petit à petit. Personnellement je suis assez impatient de voir la saison suivante, un peu au niveau de mon attente pour Witcher saison 2. Même si dans l'immédiat, les spoils que je tentent d'éviter de la saison finale de TCW ont pile l'ambition galactique qu'il me faut, déluges de sabres lasers au poing !

Sur ce, passez tous une bonne journée Star Wars !