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dimanche 4 septembre 2022

épisode 191 : Où l’on passe pour un vieux con en disant que c’était mieux avant

 En préambule, disons immédiatement que cet article n’est pas une critique de la nouvelle série Amazon «  les Anneaux de Pouvoir », ni même de la série Disney «  Obi-Wan Kenobi ». Mais il s’avère que je viens de finir Kenobi et de regarder l’épisode 1 des Anneaux. Ce qui est l’élément déclencheur amenant à la rédaction de ceci.

Reprenons chronologiquement mes derniers visionnages : la Prélogie Star Wars, suivie de Kenobi et enfin Rogue One. Puis l’épisode 1 des Anneaux de Pouvoir.


Peu importent les défauts qu’on lui trouve, la Prélogie forme un tout, une histoire cohérente, mais surtout ce sont trois films. Trois histoires, assez longues pour qu’on y développe des personnages, pour qu’on s’investisse dans une histoire, mais surtout assez rythmées pour ne pas qu’on s’y ennuie. Alors non bien sûr, je ne dis pas qu’il n’y a pas des films longs, ennuyeux, mal rythmés, etc… mais le principe d’un film est de raconter une histoire complète sur un format relativement court, avec du rythme, parfois des rebondissements ou de l’action.

Passons maintenant à Kenobi, série précédée d’une attente très élevée puis d’une réputation en demi teinte. J’attendais Kenobi à plus d’un titre.


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Déjà, faisons une petite (hum… pas trop longue alors…) digression pour parler de l’impression que Disney donne vis à vis de la Prélogie. Attention chérie, ça va spoiler. Après l’annonce de la Postlogie et de son premier opus dirigé par J.J. Abrams, la communication de Disney laissait peu de place au doute. Le fan de Star Wars, malgré les années, préfère la Trilogie originale. Il suffit pour cela de regarder les scores sur le site Rotten Tomatoes. Personnellement je ne suis pas fan de baser une possible séance de cinéma sur une critique, encore moins sur un simple score numérique.


Mais pour des décideurs dont l’intérêt principal se trouve au porte feuille, suivre le marché semble indispensable. Et toute la promotion autour du «  Réveil de la Force » axait un retour aux fondamentaux. Oui, les effets numériques du début des années 2000 ont vieilli, souvent très mal en comparaison des effets pratiques (maquettes, maquillages, masques en latex, animatroniques, … etc) pourtant de 20 ans plus âgés. Et les images de vaisseaux ressemblant comme deux gouttes d’eau à ceux volant sur nos écrans dans les années 80 devinrent partie intégrante de la communication de Disney en 2015. La firme misait clairement sur la nostalgie, et sur les ingrédients que les fans n’avaient pas trouvé dans les derniers films de Lucas. Même l’annulation de la série animée The Clone Wars me semblait aller dans le même sens : Disney voulait un peu cacher sous le tapis la Prélogie pour capitaliser sur l’amour des fans pour la Trilogie originale. 

Mais après les accueils mitigés pour sa Postlogie et Solo, l’heure semblait alors de capitaliser sur tout les éléments disponibles. Surtout avec les critiques élogieuses pour la saison finale de Clone Wars, relancée par Disney cinq ans après la sortie du Réveil de la Force, pour l’inauguration de son service de streaming.

Et Kenobi enfonce clairement le clou, permettant un retour en grâce des derniers films de l’ère Lucas. Les flashbacks et les images directement tirées des épisodes I, II et III sont plus que bienvenus ! Et comble de bonheur, Hayden Christensen reprend son rôle d’Anakin Skywalker. Oui, certes il reprend aussi la version «  Vador » du personnage, mais le costume ne nous permet pas de savourer pleinement son retour. Injustement critiqué après sa prestation dans les épisodes II et III, sa carrière n’avait pas survécu à plus de quelques films peu mémorables des années 2000. Mais critiquer le personnage, ou la façon de jouer de l’acteur reste assez injuste. Christensen n’est pas responsable de l’écriture déplorable des scènes tragicomicoromantiques de l’épisode II, et si sa façon de jouer peut se critiquer, elle a été validée par Lucas. Voir alors Anakin revenir, reformer même pour quelques minutes son duo avec Obi-Wan fut un réel plaisir. J’ai vu de nombreuses critiques quant à son âge, ainsi que de multiples vidéos sur YouTube où chacun s’essaye à le rajeunir, avec parfois un succès bluffant. Mais si la scène aurait pu gagner en immersion avec un Anakin plus jeune, la série a gagné en respect des artistes, permettant à celui qui a donné sa carrière pour la famille Skywalker d’apparaître tel qu’il est, et non sous une épaisse couche de maquillage numérique. Pour cette réhabilitation de la Prélogie et d’Hayden Christensen, merci Kenobi ! (la scène suivante semble avoir un étrange découpage, car le duel est entre coupé d'autre scènes au sein de l'épisode)


(Je pense que j’aurai aussi aimé un retour de Jar Jar Binks, même si je ne l’apprécie pas dans la Prélogie, le personnage et son acteur méritent clairement une réhabilitation)

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Et donc, quid de la série Kenobi. Il y’a de bons éléments, du développement de personnages, de la création de personnages, etc… Mais quelque chose manque. 

Suite à la série, j’ai enchaîné sur Rogue One. Mon film Star Wars préféré de l’ère Disney. En moins de 2h30, le film a le luxe d’introduire des nouveaux personnages, de les développer en laissant passer près de 10 ans, et de nous immerger dans leurs aventures, partageant l’action ou les émotions avec eux. Et là est tout le problème de Kenobi. Suite au semi échec de Solo, Disney révisa ses plans. Impossible de Marveliser Star Wars. Trop de films et l’overdose guettait. Et dans le même temps, le nouveau service de streaming cherchait un porte étendard. 

Kenobi devait être un film, pas une série. Et c’est clairement le goût que laisse la série. Des moments forts ou épiques, il y en a. Des personnages qui se développent, il y en a. Mais l’histoire aurait pu se concentrer sur un gros format de deux heures et quelques. Au lieu de ça, l’histoire de Kenobi s’étire sur près de 6 heures… Et il ne s’agit pas de plusieurs aventures, mais bien d’une même suite de péripéties qui s’enchaînent. Ce qui est un autre problème de nombreuses séries récentes, mais nous allons y revenir. La série n’a pas l’étoffe suffisante pour tenir 6 heures sans ventre mou. Et les épisodes centraux semblent bien vides, ne servant qu’à remplir le cahier des charges de la plate-forme. Eh oui, six épisodes, ça attire plus qu’un simple film que les fans se seraient procuré en support physique s’il était sorti en salle.  Nous avons en quelque sorte assez d’ingrédients pour garnir une tarte pour 6 personnes quand le chef nous demande de les répartir sur des tartes pour 20… Et bien le consommateur se demande où sont passées les fraises manquantes… Mais bien sûr, il y a plus de consommateurs servis…

Kenobi manque de rythme, d’un souffle épique qui s’est dilué sur une histoire de six heures. Et clairement, vu les bons éléments qu’on y trouve, Kenobi méritait un film. Pour pouvoir s’en tenir à l’essentiel, à la substantifique moelle de l’histoire. Au lieu de ça, nous avons six heures émaillées de très bons moments mais dont la moyenne reste trop vide. Et que ce soit par rapport à Rogue One ou à la Prélogie, la comparaison est flagrante. Étirer en une «  mini série » un contenu qui aurait pu (ou qui aurait dû) être un film le rend simplement plus fade.

Et j’ai l’impression que le nombre de ce genre de «  mini - série » va croissant. Les séries bien plus anciennes ont souvent un format imposé et standardisé. Et ce n’est pas forcément pour le mieux. Chaque épisode raconte alors une intrigue indépendante, tout en faisant parfois avancer le fil rouge de la série. Parfois on se retourne devant des dizaines de mini intrigues identiques (coucou les séries façon Mentalist ou Les experts), mais quand c’est bien fait, chaque histoire peut être captivante et permettre petit à petit de construire une intrigue plus générale (toujours une petite larme pour Madame de Pompadour dans Dr Who). Mais les séries comme Kenobi ou «  Le Livre de Boba Fett » ont pris une autre direction. Il ne s’agit alors que d’une seule histoire, au mieux découpée en épisodes, au pire étirée sur plusieurs épisodes. Et maintenir le rythme, les enjeux, le côté dramatique, le suspense comme on les trouve dans une histoire courte, si c’est sur plus de 6 heures, ça commence à devenir plus compliqué. Le spectateur lambda ne pourra pas tout regarder d’une traite. Et ainsi le rythme va en pâtir. 


Mais je vous vois chercher du coin de l’œil l’endroit où je parle des Anneaux de Pouvoir. Pour le moment, je n’ai regardé que le premier épisode. Je ne vais pas en faire une critique ici, mais bien une constatation que l’on tombe pile dans les mêmes travers. Au point que je me suis presque ennuyé quelques minutes au visionnage…

Spoilons un peu: une courte intro façon introduction du Seigneur des Anneaux (avec la suave voix off de Cate Blanchett) nous explique rapidement que Morgoth et son sbire Sauron ont apporté la guerre et la mort à la civilisation immortelle des Elfes. La jeune Galadrielle y a perdu son frère. 


Quand Morgoth fut défait, Sauron semblait avoir disparu, mais l’on retrouve alors Galadrielle adulte qui parcourt le monde à la tête d’une petit groupe d’elfes, en quête d’une trace de Sauron. Ses compagnons sont persuadés qu’il est mort quand Galadrielle préférerait continuer, sentant en elle - même que Sauron a survécu. De retour chez le roi des elfes, toute la troupe est félicitée pour avoir montré que Sauron ne reviendrait pas et obtient le privilège de pouvoir quitter la Terre du Milieu pour Valinor. Son « ami » (terme utilisé en VF mais on sent un passif) Elrond persuade Galadrielle d’accepter. Mais elle finira par changer d’avis, abandonnant à la nage le bateau qui arrive à Valinor. Au moment où une étrange météorite semble bien annoncer le retour de Sauron. Surprise motherfucker.

Et bien tout ceci est plus que convenu. Aucune surprise, surtout quand la série assume se dérouler avant le Seigneur des Anneaux où Sauron est vaguement vivant. Même l’introduction du premier film, en quelques minutes est plus dense que cet épisode. Et je n’ai eu l’impression du commencement de la série qu’à la fin de l’épisode, de quasiment une heure ! On retombe typiquement dans tous les travers mis en lumière par Kenobi ! On semble être devant une longue histoire découpée et étirée en épisodes ! Et c’est compréhensible de la part d’Amazon qui veut gagner des parts sur le monde du streaming.

Pour rendre à Amazon ce qui lui appartient, la série est très jolie. L’inspiration des films est là mais les visuels s’en affranchissent, ce qui est un point positif (j’adore les films, mais là, un copié collé visuel aurait été contre productif). On est introduit aux ancêtres des Hobbits, les Pieds-velus, qui vivent dans la forêt, dans un confort rustique en se cachant des autres. Et l’on rencontre un ranger elfe qui patrouille depuis des années dans les zones habitées par les humains. Une occasion de développer deux choses. Commençons par l’intéressante : les elfes sont là pour surveiller et encadrer les humains dont les générations précédentes ont lutté avec Morgoth contre les elfes (et c’est encore frais dans la mémoire des elfes). Les humains développent alors une rancune tenace contre ces « pointus » qui les asservissent et les elfes n’ont que mépris pour ces faibles dans les veines desquels coule le sang qui a rallié l’Ennemi. 

Et maintenant la chose naze dont on se serait passée : le ranger elfe est épris d’une humaine… Encore !!!!! Arrêtez de rajouter ces intrigues amoureuses, c’était déjà nulle entre l’elfe et le nain dans Le Hobbit…


Cela dit, l’intrigue principale, c’est le retour du mal. Retour que l’on attend depuis la seconde minute… Tout le reste n’est qu’un morceau de beurre, étiré sur une tartine trop grande… Et c’est dommage parce que des concepts sont vraiment sympas, mais tout le premier épisode aurait presque pu tenir dans l’introduction… Eh oui Amazon, tu as du temps, du budget et tu veux m’en mettre plein la vue, longtemps… ok ok j’ai compris, mais ce premier épisode souffre d’un problème de rythme et de souffle épique… Problème dont je vous rabats les mirettes depuis 15 minutes et qui donne à cet épisode la note de Kenobi /20.

Pour conclure cet article, je n’ai pas parlé de Mandalorian. Sortie des carcans horaires de la télé, la saison 1 offre des durées d’épisodes très variées. Nombre de ses épisodes sont des intrigues indépendantes qui font tout de même avancer l’intrigue globale. Une bonne vieille recette old school, et pas un film étiré en longueur… Et la série a le meilleur score critique pour les séries Star Wars en prise de vue réelles. Ça semble pas si compliqué… Disney, Amazon, à bon entendeur…

lundi 4 mai 2020

épisode 182 : ... be with us




          Bon, ça y est, j'ai fini le Mandalorian. Sans tricher, sur Disney+, en attendant les sorties des épisodes en VF ! Et comme il s'agit de notre dernier morceau de Live Action Star Wars en date (et avant un petit moment), j'avais envie d'en dire un petit (ou pas) mot. Commençons par un petit résumé du premier épisode  (Oulà; ça devient compliqué, j'ai failli noter "l'épisode 1", mais c'est trompeur avec l'Episode I). Je ne vais pas spoiler toute la saison 1; je détaille un épisode, vu que c'est quand même sur le début d'une série qu'on s'y fait un avis.
Comment qualifier ce nouvel opus? Le plus simple serait de dire qu'il s'agit de science-fiction, mais je ne considère déjà pas vraiment les films de Star Wars comme de la science-fiction, plutôt du space opéra, des films d'aventures se déroulant dans l'espace. Le Mandalorian est lui plutôt un western qui se déroule dans l'espace. On y retrouve un héros solitaire et peu causant, parcourant plus ou moins seul les plaines désertiques en quête d'une prime ou d'une vengeance. D'aucun trouveront parfois le rythme un peu trop lent et pourront trouver certains moments ennuyeux; personnellement j'y retrouve l'ambiance contemplative des aventures de l'homme sans nom, interprété sous son inoubliable poncho par Clint Eastwood devant la caméra de Leone. Entendons nous bien, ces films sont des chefs d'oeuvre, la série n'atteindra pas le même niveau, je parle d'une ambiance générale.

          Alors, qu'en est-il du premier épisode? Voici un bref résumé : 
La série s'ouvre sur une planète gelée, sur une banquise, le mandalorien, un appareil de traçage luminescent et bippant à la main se rend dans une taverne, où il fait une entrée tout à fait western dans ce saloon de l'espace sous les regards des clients, ayant interrompu les conversations et les violences qu'un groupe de malfrats faisait subir à un alien. Une petite démonstration de force prévisible plus tard, on comprend qu'il est là pour embarquer l'alien en question qui vaut une bonne prime, l'occasion d'une petite punchline de la part du personnage principal, pour sa première réplique de la série. Mando (comme il est nommé quasiment jusqu'à la fin de la saison 1) rejoint alors son vaisseau avec son prisonnier, en empruntant un speeder taxi appelé par un alien Kubaz. Ils quittent ensuite la planète à bord du Razor Crest, le vaisseau de Mando, échappant de justesse à un monstre tapi sous la banquise.
Mando débarque ensuite sur Nevarro, l'une des planètes qu'on verra le plus souvent dans la série. Une autre planète, un autre saloon, d'autres Aliens. L'occasion pour Mando d'aller chercher sa prime et de réclamer d'autres missions auprès d'un intermédiaire de la Guilde des Chasseurs de primes. On lui donne alors un mystérieux rendez-vous dans un quartier sordide où il se trouve en présence d'anciens militaires impériaux. Avant de partir pour cette mission à l'objectif mystérieux, il fait un passage par les égouts de Nevarro pour s'équiper, parmi les restes de sa faction de Mandaloriens, décimés jadis par l'Empire et qui survivent dans la clandestinité. Il se rend donc sur Alvara 7 à la poursuite de sa nouvelle cible. Immédiatement attaqué par des Blurrgs sauvages, il est secouru par Kuiil, un Ugnaught qui va l'aider, désireux de se débarrasser des malandrins dont le campement abrite sa cible. L'occasion d'une scène d'action fort agréable qui va clôturer le premier épisode, où Mando fait équipe avec IG11, un autre chasseur de la guilde en quête de la même proie. Les deux chasseurs de primes mettent finalement la main sur la proie après une scène rappelant tout à fait Le Bon, la Brute et le Truand, avec ses immanquables clichés du genre : nos deux protagonistes se retournent toujours pile au bon moment pour d'un seul coup abattre un ennemi qui apparaît en hauteur, et à leur tour, ces ennemis ratent quasiment à chaque fois leur coup, malgré toute leur puissance de feu ! Quand la cible s'avère être un bébé, tout vert qu'il soit, Mando abat IG11 dont la mission impliquait plutôt la mort de la cible qu'un maintient en vie. L'épisode se conclut sur le plan assez iconique qui suit. 




          Pourquoi avons nous des mots en gras? Eh bien parce que j'ai des remarques à faire ! Alors commençons par les points négatifs qui m'ont un peu dérangés lors du premier visionnage de l'épisode. Je trouve que le début de la série tombe dans le travers de Solo. L'ambiance et les personnages originaux de la série mis à part, nous avons un petit côté "cahier des charges" à remplir; ou plutôt d'effet "qu'avons nous déjà en stock comme personnages pour tourner cette scène?" Je vous explique : pour Solo, la moindre anecdote, phrase, ou même demie réplique pouvant apporter un élément sur la jeunesse de Yan Solo tout au long de la Trilogie avait été incorporé au film. Tout était expliqué, plus de magie, plus de zone d'ombre dans le passé de Solo, le moindre accroc dans son pantalon corellien trouvait son explication dans le film. Et au début du Mandalorian, beaucoup trop d'éléments de décor, de figurants ou même d'élément audio-visuel se trouvaient déjà à l'identique dans la Trilogie. Alors oui, le concept est de faire des "références", d'attirer les fans de la Trilogie qui ont conchié la Postlogie; et a priori ça a marché ! D'ailleurs je ne comprends pas très bien les fans, mais au moins le Mandalorian offre quelque chose d'un peu différent (je ne dirait pas de nouveau) et cela a suffit pour faire kiffer des haters de la Postlogie... Comme quoi la logique du "fan"...  


Alors, point par point de quoi suis-je en train de parler ? Beaucoup trop d'aliens sont des races que l'on a déjà vues ! La galaxie est vaste, très vaste ! Et pourtant, parmi les premiers que l'on voit (ces clients, ce Kubaz, ces aliens (rodiens ou trandoshans)...) tous ont déjà été vus avant dans la Trilogie. Il en va de même de l'ambiance de Nevarro ou d'Alvara 7. Les deux planètes ont une atmosphère très proches de celle de Tatooine (même si la première semble bien plus grise): des déserts, des quartiers sordides comme ceux de Mos Esley ou Mos Espa avec des Jawas, des Singe-lézards Kowakiens , des Ugnaugths, et même les fameux vaporateurs d'humidité de la ferme de Luke Skywalker. Mais bon, nous avions déjà vu ces équipements dans Rogue One, théoriquement utilisés pour récupérer l'humidité des planètes arides, on les y avait vus au milieu d'un champ verdoyant...
Un peu l'impression d'avoir un créateur qui recycle d'anciens assets pour remplir chaque plan. Notons aussi ce fameux œil mécanique, judas électronique qui accueille les visiteurs à la porte du palais de Jabba, avec son dialecte Huttese, et que l'on retrouve à l'identique dans le repère des anciens impériaux (qui n'ont pas dû trouver un modèle parlant le basic..). Lors de la scène finale, le droïde IG11 n'en fait pas exception, tout comme le blaster lourd EWeb à la lourde puissance de feu qui s'oppose à nos héros. Apparu dans l'Empire contre attaque, ce type d'armement fait deux apparitions impressionnantes dans le Mandalorian; à croire qu'au fil du temps le modèle n'a quasiment pas changé et que les malandrins de ce premier épisode ont accès à la technologie de l'Empire. Mais pourquoi pas...
Au delà des décors ou des costumes que l'on a déjà vu, la série comporte aussi des éléments de mise en scène, je pense tout particulièrement à la première scène sur Alvara 7, quand Mando essuie une attaque de Blurrgs sauvages. Hommage? La série en elle-même est un sous produit de Star Wars, hommage aux personnages de Mandalorien tels Boba Fett. Et quand une scène repompe une autre, je trouve ça un peu dommage. Mando, tel Luke Skywalker sur Tatooine, observe de lointains Blurrgs à la macrojumelle, avant de se faire brutalement agresser par l'un d'entre eux qui surgit à l'improviste à moins de deux mètres de l'observateur, dans le champ de ses jumelles. Ainsi Luke Skywalker faisait sa première rencontre de proximité avec les Hommes des Sables en 1977.

Ci dessous, à gauche 1980, à bord de l'Executor de Dark Vador, nous découvrons quatre des chasseurs de prime les plus fameux de la galaxie; et à droite 2019~2020, quand il s'agit de créer les personnages de deux chasseurs de prime, on voit bien que la mode n'a pas changé ! D'ailleurs la photo de droite représente des produits dérivés, de bien jolies choses de chez Hot Toys qui n'a pas son pareil pour faire échanger des reins sur le marché noir. Tiens, juste un dernier petit mot d'un pendentif mandalorien que la série nous impose un peu à la façon des fameux dés de Solo, en quête d'un nouveau gashapon à produire en masse.




          Maintenant, passons aux points positifs. Parce que finalement, tout ce que je viens de citer précédemment ne constitue qu'un unique point négatif aux multiples occurrences. Mais j'ai apprécié la série, amateur que je suis de Star Wars (tu l'as vu l'euphémisme là) et de Western, j'ai apprécié cette première saison dans laquelle j'ai senti l'influence de Clone Wars. La série ne développe pas une unique intrigue; même si toute l'histoire forme un tout, plusieurs épisodes racontent des histoires indépendantes qui s'inscrivent dans l'arc principal sans pour autant former des pièces incompréhensibles prises une par une. Et ça, moi j'aime beaucoup ! La durée des épisodes y joue aussi pour beaucoup, variant d'une petite demie heure à près de 50 minutes; ce qui évite d'avoir à subir du remplissage quand l'intrigue est plus courte, ou s'étendant pour racontant la fin de la saison.

Si nous passions maintenant aux éléments positifs en gras et vert du pilote de la série ? Malgré le recyclage mentionné ci-dessus, certaines choses comme la banquise de la première planète gelée (loin d'évoquer Hoth), la première cible alien de Mando ou le Razor Crest ont des designs originaux fort bienvenus. On trouvera par ailleurs une planète forestière un peu plus loin dans la série; et si les véhicules et la végétation qu'on y trouve peuvent rappeler la Lune d'Endor, l'environnement est assez novateur lui aussi. Mais Nevarro ou Alvara 7 et ses Jawas qui ont une bonne présence à l'écran dans leur "chenillard" sont beaucoup plus habituels.
La démonstration de force de Mando dès son arrivée à l'écran pose tout de suite la série comme un produit plus adulte; même si la présence dès la fin de l'épisode de "l'enfant" reste l'une des choses les plus mignonnes que l'univers de Star Wars nous ait pondues. En effet, grâce à une porte automatique, Mando découpe clairement en deux un malfrat; même si rien n'apparaît clairement à l'écran, on se rapproche là des découpages façon Anakin dans La Revanche des Siths qui avaient valu au film un PG13 à sa sortie en salles. Ici, je me dois de spoiler un épisode un peu plus loin, où Mando, assailli par un groupe d'ennemi réussit à s'en débarrasser, un par un, au fur et à mesure, de façon assez brutale et, semble-t-il, mortelle, avant qu'une petite scène finale ne nous les montre enfermés, amochés mais bien vivants. Pourquoi Disney n'es-tu pas fichu de t'en tenir au personnage que tu as toi-même défini? Et cette simple scène change a posteriori tout le ton de l'épisode, rebasculant dans le côté ado de The Clone Wars. Et c'est bien dommage ! Et au même moment, Mando n'a pas hésité à déclencher une balise de repérage, laissant des X-Wings de la nouvelle république détruire une station (et ses occupants). La logique Disney est donc que le personnage principal ne doit pas avoir trop de sang sur les mains, mais s'il se débrouille pour que d'autres fassent le boulot, c'est bon !



          Un bon gros point positif de la série à mon goût est son manque de texte explicatif, qu'il apparaisse tel quel, déroulant sur fond étoilé, ou dans la bouche d'un personnage. Ah c'est bien pratique un long monologue pour détailler l'univers au spectateur. Mais c'est vraiment toujours aussi ridicule de voir deux personnages s'expliquer des choses qu'ils connaissent déjà ! Eh bien ici, ce qu'il faut savoir de l'univers est dépeint subtilement par petites touches, au détour d'une réplique, d'un personnage... Les anciens militaires impériaux par exemple nous posent la défaite de l'Empire, mais la survie de petits seigneurs de guerre locaux, qui ne sont pas tous sur la même longueurs d'onde. Est aussi mentionnée "la grande purge", mettant en place par petites touches le passé des personnages et de l'univers. Plutôt une réussite de ce point de vue là ! J'aime vraiment bien les différents troopers impériaux que l'on voit lors de la série : les tout neufs, immaculés, donnant l'impression de retrouver les jours glorieux de Palpatine et de la Trilogie; mais aussi les sales, poussiéreux et cabossés que l'on voit au début. Clairement à court de pièces détachées, ces anciens impériaux se cramponnent à leur gloire passée, entretenant tant bien que mal leurs cuirasses dont le plastacier a mal vieilli, en jaunissant.
Quant au recyclage qui m'a bien embêté lors du premier épisode, ce problème disparaît petit à petit. Clairement, je n'en était pas la cible, le but devait être d'attirer le fan de la Trilogie qui pouvait se raccrocher à ces petites références, avant qu'on ne lui montre des éléments nouveaux au fur et à mesure.


Le personnage de Mando, s'il ne brille pas par son jeu d'acteur (ne nous voyons que son casque, il n'a que peu de lignes de dialogues et les créateurs de Star Wars arrivent plus facilement à faire passer des émotions via un personnage de droïde) fait le taff; badass mais pas non plus invulnérable, très classe (figurinable à l'envie) et reprenant un peu un certain code de moralité que Boba Fett avait dans l'Univers Étendu (Legends, RIP). Il est accompagné par de bons personnages secondaires, comme Cara Dune, ancien trooper de choc et personnage féminin bien badass, IG11 rafistolé, Kuiil...

Les scènes d'action parsèment les épisodes, certaines contiennent de beaux petits moment de bravoure, comme l'arrivée en pleine bataille de tout le clan mandalorien, à la rescousse d'une situation apparemment désespérée ! S'il n'est pas des plus original, le scénario est agréable à suivre au fil des épisodes, et offre un final en deux épisodes très satisfaisant. Sans spoiler, nous assistons à l'arrivée d'un nouvel antagoniste assez classe (cape, moustache, teint sombre, non ce n'est pas Lando), sans pour autant être un "méchant" que l'on a déjà vu dans les films. C'est à la fois frustrant et tout à fait logique ! Voir Maul débouler dans Solo était assez ridicule par rapport au reste du film et sans impact sur son déroulement. Ici, vu la période traitée, il ne reste pas grand monde à aligner en face parmi les gens connus; et ça permet d'avoir un nouvel ennemi, et ça c'est top ! Oui, certes, Dark Vador et son baroud de Sabre laser dans Rogue One est l'un de mes moment préférés des derniers opus cinématographiques, mais ce genre de scène n'aurait totalement pas été logique ici. Certes "l'enfant" (oui, bon, tout le monde l'appelle Bébé Yoda) peut attirer des convoitises, et ses pouvoirs pourraient s'inscrire dans un arc où interviennent d'autre utilisateurs de Force. Mais cela aurait vite tourné au ridicule d'apposer un Maul ou consort à trois ou quatre chasseurs de prime, surtout quand on a vu la puissance brute dégagée par des Jedi dans L'Ascension de Skywalker. Cela dit, même si on s'écarte un tout petit peu des six premiers épisodes, nous sommes toujours dans l'intervalle des neufs films numérotés. Et ce serait bien de comprendre que Star Wars peut s'étirer à loisir sur des siècles et des siècles (Amen). Mais clairement, Disney va continuer avec Kenobi à user cette période (et en même temps, revoir Ewan McGregor en bure de Jedi, la moustache frissonnante... 😍 Comment ça je fais une fixation sur la moustache?).

          Avec un certain plaisir on retrouve aussi des épisodes à l'histoire plus que classique mais la réinterprétation sauce Star Wars est vraiment bien fichue. Mando et Cara Dune aident un village à se défendre contre une bande de pillards, tels les fameux sept mercenaires; mais sur une autre planète; et à deux. Nous avons aussi une expédition pour s'introduire dans une prison et en faire évader quelqu'un; une chasse au monstre en vue d'en récupérer l’œuf... A chaque fois on se laisse prendre agréablement par les péripéties, l'évolution des personnages (Cara Dune évolue petit à petit, quand l'évolution de Mando tient plus d'une évolution vidéoludique, avec une armure améliorée d'épisode en épisode et qui lui fait gagner des points de protection), l'atmosphère et les scènes d'action.
Le manque d'ambition que l'on pouvait reprocher à Solo passe ici beaucoup mieux. Oui, en effet, pour le moment les personnages n'ont aucune prise sur le destin de la galaxie, mais c'est normal ! D'autant plus que l'intrigue se situe sur une période délimitée de tous les côtés par des films, films qui ne mentionnent pas les personnages que l'on suit ici. Mais n'oublions pas que c'est un western, et plus vraiment un space opéra, et jamais Clint Eastwood n'a sauvé le monde à coups de colt ! Tout est ici correctement dosé !
Que dire de plus ? Simplement un petit mot du Sabre Noir. Oui, c'est plus ou moins un spoil, mais si vous ne savez pas de quoi je parle, rassurez vous ça ne pourrira pas votre visionnage. Mais c'est un élément très important pour les mandaloriens et qui est apparu dans The Clone Wars (TCW). Faire un lien entre un film et une série animée qui était un sous produit, mauvais plan. Mais lier entre elles plusieurs séries, sachant que ne pas connaître TCW n'empêche en rien de savourer le Mandalorian, c'est plutôt bien vu ! J'avais vraiment envie de finir cette série, et maintenant, j'ai aussi rapidement envie de me replonger dans TCW; souhait aisément réalisable depuis que la saison finale est arrivée sur Disney+ ! Et cette fois, j'ai un autre article en préparation, mais il ne sera pas aussi court ! Et l'apparition de cet élément, comme des droïdes de combat de la Prélogie est vraiment un point plus que positif à mes yeux. Avant la sortie de la Postlogie, Disney avait parié à fond sur l'amour des puristes pour la Trilogie, mettant celle-ci au milieu de toute la communication, sans presque jamais faire de rappel à la Prélogie. Avec la haine que certains ont conçu pour la Postlogie, les Jar Jar et autres avatars numériques semblent meilleurs par comparaison (clairement je ne fais pas partie de ces haters basiques de la Prélogie, devenus des haters de la Postlogie, n'étant que des haters de la nouveauté). Peut-être est-ce là une raison d'un retour vers la Prélogie ? Ou en vue du succès de la saison finale de TCW? J'ai d'ailleurs lu un petit article se questionnant sur l'amour que les fans semblent porter à TCW, alors qu'il y a quelques années la série était mal considérée: son annulation lors du rachat de Disney a peut-être resserré les fans autour d'un produit Star Wars qui semblait victime de Disney...

En conclusion, si les western de Leone vous ennuient et que vous faites une overdose de Star Wars, vous n'êtes peut-être pas la cible prioritaire pour le Mandalorian, mais il s'agit d'une aventure vraiment différente des formats auxquels nous sommes habitués dans cette lointaine galaxie. Et bien sûr, amateur de Star Wars, vous devriez kiffer ! Et si vous êtes totalement neutres, allez tout de même voir cette série, c'est très joli visuellement (bon, encore une fois, c'est un western hein, pas les Gardiens de la Galaxie), bien fichu, un rythme un peu lent mais bien équilibré, et un univers qui se détaille petit à petit. Personnellement je suis assez impatient de voir la saison suivante, un peu au niveau de mon attente pour Witcher saison 2. Même si dans l'immédiat, les spoils que je tentent d'éviter de la saison finale de TCW ont pile l'ambition galactique qu'il me faut, déluges de sabres lasers au poing !

Sur ce, passez tous une bonne journée Star Wars !



mardi 31 décembre 2019

épisode 170 : Bilan série de 2019

Mes meilleurs vœux pour la nouvelle année qui va bientôt commencer, et amusez-vous bien pour le réveillon (moi je suis en train d'écrire un article de blog, chacun son truc (non c'est faux bien sûr)). A présent que ça c'est dit (et lu si vous êtes là), vous pouvez retourner festoyer, et tant pis pour la modération tant que vous ne prenez pas le volant ! Buvez un verre à ma santé ! 
Bon, si vous êtes encore là, passons comme son titre l'indique à un petit bilan des différentes séries que j'ai vues depuis le dernier bilan, essentiellement centré sur les séries Netflix. Il faut dire que Netflix permet de voir son historique sous forme d'un tableur... c'est intéressant, mais surtout super flippant en fait. Ça soulève une question primordiale: comment on peut-on faire pour regarder plus de temps de vidéos qu'il n'existe d'heures dans les journées concernées? ...

Commençons par les plats de résistance avant de finir par une liste de trucs en vrac depuis juillet 2018, comme ça, les trucs dont je veux vraiment parler sont accessibles tout de suite, le reste seulement si vous êtes en famille et que vous ne voulez plus entendre tante Josette parler politique.

Good Omens. L'adaptation du roman éponyme de Gaiman et Pratchett. Les deux acteurs principaux font merveille dans leurs rôles respectifs d'ange et de démon qui veulent préserver la paix et le statu quo entre leurs deux factions pour éviter à la Terre de devenir le champ de bataille d'une guerre céleste dévastatrice. C'est l'une des premières fois où, ayant lu le bouquin avant, les images qu'on me proposait n'allaient pas à l'encontre de mon imagination. Adaptation Ernest's brain proof donc. C'est drôle, bien écrit, britannique à souhait, ne boudez pas votre plaisir, surtout que cette série obtient ici la note de DrWho / 20.



Le Prince des dragons. La série en cours du créateur d'Avatar le dernier maître de l'air. De la fantasy comme on l'aime, avec des personnages bien écrits qui ont tous une bonne évolution tout au long des trois saisons disponibles pour le moment. Des elfes, des dragons, de la magie... avec une vision qui quitte un peu les clichés habituels. Une mention pour le naturel avec lequel la série met en avant des personnages de couleur, métissés, handicapés, homosexuels ... sans que l'on puisse en toute bonne foi trouver leur présence artificielle. Notons encore les nombreux clins d'œil à la pop culture. S'il y a bien un défaut, malgré la direction artiste fabuleuse, comme toute la série est animée par ordinateur, les créateurs ont baissé le framerate des personnages pour se rapprocher d'un rendu artisanal.



The Witcher. Bon, guère surprenant de trouver cette série dans cet article. Mais l'adaptation du livre est vraiment bien foutue. Géralt est convaincant, les autres personnages aussi, tout est vraiment proche du livre, ce qui est aussi un léger défaut : les livres n'ont sur leurs premiers tomes pas tellement de fil conducteur ni de chronologie bien établie. Du coup, la série non plus. Et certains choix de casting m'ont un peu dérangé en comparaison de leur Alterego vidéoludique, mais ce n'est pas une critique valable (à moins de faire mon rageux fan de Star Wars qui critique si tout n'est pas au pixel près ce qu'il avait imaginé). Globalement très satisfait de cette série.

Les "trépidantes aventures de Gérard le magicien" ? Dommage qu'il ne s'agisse que d'un fake...


Brooklyn 99. Meilleure sitcom de cet article. Pas de bar comme décor principal, mais le commissariat, qui est un bien meilleur prétexte pour rassembler des personnages très différents. C'est très drôle, les personnages sont presque tous attachants et le côté "police" n'est pas qu'un prétexte, et on a certaines enquêtes vraiment bien ficelées. Cette série obtient donc la note mirifique de VF d'Anakin / 20.



Maintenant, que les gros morceaux sont passés, la suite. Y a de tout. Du très bon, du moyen, du vraiment pas top... Faites votre choix.


samedi 23 février 2019

épisode 134 : Et pourquoi pas un bilan 2017?

Comment se démarquer sur le net? Bon déjà, vu l'audience ici je suis à peine sûr d'être sur le net. Mais surtout, faire un article sur les films ou séries attendus en 2019 alors que l'année a déjà commencé depuis deux mois, là c'est bon, on se démarque des autres. Et comme ça, combo! Les films attendus et leurs critiques au même moment!

Commençons forcément en retard avec Gunnm, pour son titre international Alita Battle Angel. L'affiche ci-contre a été réalisée par l'auteur du manga Yukito Kishiro, avec les visuels du film. J'aime beaucoup le manga (la première série, la seconde est sympa mais se perd dans des bastons dont les rounds durent 3 tomes). J'étais inquiètemment enthousiaste à l'annonce du film, de l'équipe qui gérait, des premières bandes annonces, des avis plutôt partagés et du box office faiblard.

Forcément sur deux heures de film ce n'était pas possible de traiter l'intégralité de l'œuvre, aussi nous n'avons droit qu'aux débuts de Gallita dans la décharge de Zalem et à son incursion dans le monde du motorball. Ceci dit, l'adaptation est plutôt sympa, visuellement ça envoie du pâté et les grands yeux de l'héroïne qui dérangeaient tant la toile depuis la première bande-annonce passent au final bien. Étonnament dès les trois premières minutes je n'y prenais plus garde.
Le film est bien plus propre que le manga, ça découpe des bras métalliques à tour d'autres bras, mais point de jaillissement de cervelle auxquels nous avait habitués l'œuvre papier.

Concernant l'histoire deux ou trois petites modifications ont été faites.
Ido se retrouve maintenant avec une ex-femme et une fille décédée ; fille pour laquelle il a jadis conçu le corps dont il équipe Gallita au début, mais surtout c'est pour la venger qu'il devint chasseur de prime.
Le motorball a une importance exacerbée, avec des matches de quartier, et l'(ancienne) femme d'Ido conçoit des cyborgs toujours plus balèzes pour ce sport, espérant décrocher son ticket de retour à Zalem.
Mais surtout Nova est derrière toutes les péripéties, cherchant à faire tuer Gallita pour récupérer son cœur. Le premier match de motorball n'est d'ailleurs qu'un prétexte : Gallita veut gagner suffisamment d'argent pour que Yugo parte à Zalem et Vector qui organise tout pour Nova veut seulement tuer Gallita. Au final, le film ne nous montre donc que le tout premier segment du manga, avec une Gallita chasseuse de prime et tout le segment motorball, si important pour la construction du personnage n'apparaît que dans les trois dernières minutes, avec une ellipse du style "il ne lui aura fallu que deux mois pour devenir la meilleure, peut elle devenir l'ultime champion du motorball et monter à Zalem ?"
Ce qui laisse des trous énormes dans l'intrigue, avec un méchant quasi invisible, aux motivations inconnues qui finit le film sans qu'il ne lui soit rien arrivé. Un peu le syndrome Postlogie de Star Wars, peut être est ce fabuleux dans une trilogie, mais pour un seul film on reste quand même sur sa faim...

Notons par ailleurs qu'il semble que ce film soit l'un des derniers de la Fox avant que le studio ne soit phagocyté par notre studio préféré.. Hum... En tous cas par le studio qui d'ici peu sera le seul à nous produire des blockbusters en salle. Vous voyez le topo? 2035, vous avez le choix entre un film au cinéma, un Disney, ou une production VoD, du groupe Amaflixzon. Sinon y aura toujours l'épisode 2653 de Bob Lennon sur Skyrim.




Continuons dans notre retard avec Dragons 3. Pas autant d'attente que pour Alita, mais les deux précédents étant vraiment très agréables, l'annonce du troisième ne pouvait qu'être une bonne nouvelle. Le troisième opus, sous-titré "Le monde caché" est toujours aussi beau que les précédents ; l'histoire est sympathique, dans la lignée des précédents mais sans forcément être transcendante. En effet, encore des méchants qui veulent capturer des dragons, et tuer Krokmou qui est le tout dernier furie nocturne. Mais on passe un bon moment. Le bémol que je mettrais sur ce film, c'est plutôt dans sa conclusion, attention chérie, ça va spoiler!
Tout au long du film, Harold se repose beaucoup trop sur son dragon, et doute de ses capacités. Et sa proximité avec Krokmou l'empêche aussi de se consacrer à cent pourcents à sa copine. Une fois le méchant du film mort (c'est pour les enfants mais les méchants meurent quand même !), décision est prise, d'un commun accord, que les dragons vont quitter le monde des humains et rejoindre le monde caché. Et c'est ensuite que chacun va pouvoir convoler, Krokmou va se consacrer à son rôle de dragon Alpha et surtout batifoler avec sa Furie Éclair. De son côté, Harold peut enfin se marier. Et cette conclusion m'a un peu dérangé, surtout ce côté où il faut choisir entre partager sa vie avec quelqu'un (et se marier par exemple) et continuer à avoir des amis proches de soi. Le scénario pouvait tout à fait concilier le début de vie de famille de Harold avec celle de Krokmou. Et ne pas nous montrer ce mariage de Harold où l'on a un peu l'impression que c'est un choix par dépit après le départ des dragons. N'aurait-on pas le droit d'avoir une passion et un conjoint ? Sinon, je le répète, à part cette impression étrange à la fin, le film est un bon moment.


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En attendant la série qui nous ramènera en Terre du Milieu, nous pourrons toujours aller voir le biopic sur Tolkien. Je suis toujours assez peu attiré par les biopics; mais le trailer semble mixer la vie de l'auteur avec des images fantasmagoriques issues de son imagination et qui préfigureraient son oeuvre. C'est donc avec une certaine curiosité que je regarderai ce film.

Mais mais, ils sont pas tous morts les supers de Marvel ? Avengers 3 était le meilleur film du MCU depuis un bon bout de temps. Mais quand la pompe à pognon fonctionne, il faut pas la laisser se tarir. Même si ce qui était fabuleux dans Infinity Wars c'était justement ce côté "fin". Des morts, des vrais, une page qui devait se tourner. Du coup, le prochain Spiderman et Avengers 4 me semblent étrangement pas utiles. Captain  Marvel se passerait bien avant Avengers 3, mais n'aurait eu aucune incidence sur les événements du film. Tout aussi palpitant donc... Surtout si Marvel nous ressuscite des héros, le volet précédent n'aura a posteriori plus d'intérêt. À voir si les producteurs osent laisser mourir ou non leurs poules aux œufs d'or... Et oui, je sais, enfin un film de super avec une héroïne dans le rôle titre, depuis le temps que Marvel cantonnait sa Veuve Noire en sidekick alors que le personnage méritait mieux. Et pour une fois que Marvel court après DC et sa Wonder Woman ! J'espère au moins pour cela que le film ne sera pas trop anecdotique; mais tout de même, je reste sur mon idée que ces trois films me semblent assez peu utiles passé Avengers 3. 



Du côté de la Distinguée Concurrence, l'univers étendu ne prend pas. Et les projets se rebootent, ont des traitements aux antipodes les uns des autres... Pourquoi pas... Shazam semble très léger, quand au contraire Joker (sans Batman, dans aucune autre timeline) semble des plus sérieux. En fait, on veut un film avec les deux! Où le gamin de gauche craque nerveusement devant l'aura de bonne santé mentale dégagée par le phénix de droite ! Et venant de remater Batman Begins, c'était ça la recette qu'on veut : un film suffisamment sombre et profond, mais avec tout de même des pointes d'humour sans tomber dans du guignol. L'équilibre était parfait; on verra ce que donnera la suite, parce des débuts de la Justice Ligue ne ressort que Wonder Woman et une écaille d'Aquaman. Rappelons tout de même que j'ai mis Gungan/20 à ce dernier film...  

Disney continue de faire en live action ses dessins animés: trois dans l'année... Avec aux commandes: John Favreau, Tim Burton et Guy Ritchie. Oui, oui! Je reste dubitatif, mais je n'ai pas vu les précédents. Peut être un moyen de montrer à une nouvelle génération des vieux classiques? Ah mais non, un bénéfice et pas de création originale à acheter. Suis-je naïf? Les rumeurs parleraient même du retour de Jack Skellington...

Encore des Disney avec la suite de la Reine des neiges dont la bande annonce vient de sortir. Nous verrons bien si les questions que se pose le net sur les préférences sexuelles d'Elsa sont confirmées par le film. Ceci dit, vu les précautions prises par Disney pour rester grand public et attirer le plus de spectateurs dans les salles, la souris aux grandes oreilles prendra-t-elle le risque de s'aliéner un public conservateur qui attendra que la princesse trouve son prince?
En plus du retour de nos chansons Disney préférées, on aura aussi une adaptation d'Artemis Fowl. N'ayant jamais lu les bouquins, je n'en attends rien du tout, mais une petite série de films fantastiques bien ficelés ce serait agréable. D'ailleurs à ce propos, on devrait aussi voir le quatrième film Narnia en 2019, mais j'ai un doute vu qu'on en entend parler depuis un bail maintenant...

En vrac:
° Kingsman 3, préquel des précédents (donc avec un casting différent, il s'agirait même de la,  création de l'agence, dans les années 40);
° Hellboy, le reboot mais sans Del Toro (le poster fait bien dark, mais la bande annonce a un ton bien trop léger à mon goùt);
° Brightburn (et si Kal-El était pas un gentil garçon bien niais mais décidait d'utiliser ses pouvoirs comme risquerait de le faire un gamins quand les autres sont méchants avec lui?);
° Ad Astra (Brad Pitt et Tommy Lee Jones dans l'espace !);
° Détective Pikachu (par curiosité parce que le Pikachu avec la voix de Ryan Reynolds ça mérite le détour);
° Men In Black International (Spin-off sur une agence londonienne du MIB mais sans Will Smith)
° X-Men Dark Phoenix (le 4ème volet de la seconde trilogie, préquelle de la première, on dirait une timeline Star Wars)
° New Mutants, pour rester dans le même univers (mais cette fois, un film d'horreur, théoriquement Rated-R mais repoussé de presque un an, espérons que ça ne soit pas trop mauvais signe).






Et pour finir, encore Disney forcément, l'épisode IX. Clôturant la Postlogie, que les haters conchient déjà mais iront voir quand même. Une conclusion en signe de bilan, le film a intérêt à fédérer les critiques positives pour pérenniser la licence après l'échec de Solo. Concernant cet épisode au titre encore inconnu, nous n'avons pas encore de visuel, de teaser... Et c'est tant mieux. Pas de campagne de haine sur les réseaux sociaux loin en amont de la sortie, ça fait plaisir! Il paraîtrait d'ailleurs d'après Kylo Ren himself que la conclusion de cette trilogie aurait été écrite dès le début, contredisant ainsi les critiques qui trouvent que les deux films déjà sortis n'ont aucune cohérence. Il se pourrait donc que Rian Johnson n'en ait peut être pas totalement fait à sa guise... Qui sait? Nous verrons bien dans la conclusion de la Postlogie.


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Maintenant qu'on a parlé des films, jetons un œil aux séries. Alors bien sûr, il y a les nouvelles saisons des séries que j'ai déjà vues, mais finalement ça ne me hype jamais vraiment, même si je finirai aussi par les regarder. Ce qui m'intéresse ce sont des séries nouvelles!


Après le flop du film La Boussole d'or qui avait enterré les adaptations des autres tomes, les livres de Pullman reviennent bientôt adaptés par HBO et New Line pour la BBC. La production a commencé en 2015, et il y aurait déjà au moins deux saisons de prévues. Les livres avaient bercé une partie de ma jeunesse, j'espère que la suite sera à la hauteur; bien sûr évitons des attentes démesurées mais vu les gens qui bossent dessus, au moins visuellement ça devrait le faire!


Ensuite, histoire de me mettre un peu la pression, Netflix nous prépare une série sur le sorceleur. Heureusement les vacances scolaires qui se présenteront d'ici là me permettront d'avancer un peu dans le troisième opus vidéoludique des aventures de notre Geralt préféré avant de le voir débarquer sur le petit écran. Assez peu d'informations pour le moment, à part un visuel de Superman jouant le sorceleur, et faut avouer que ça fait un peu peur non? Vous en dites quoi? A priori ce n'était ni un déguisement d'Halloween ni une blague du 1er avril.... Même la version 3D animée fait plus le café...



En continuant dans les adaptations, après American Gods, un autre livre de Neil Gaiman (co écrit avec Terry Pratchett) verra le jour sur le petit écran en 2019: De bons présages. De quoi rentabiliser mon abonnement Amazon Prime Vidéo en attendant 2021 et la série sur le Seigneur des Anneaux.

Adaptation aussi pour des livres déjà adaptés de façon magistrale au cinéma par messieurs Snyder et Annaud : Watchmen et Le Nom de la Rose. Cette fois pour Watchmen il s'agira plus d'une adaptation que le film de Snyder qui était quasiment une transposition à l'écran. Ça c'est plutôt une bonne nouvelle, le fait que ce soit chapeauté par Damon Lindelof c'est un peu plus inquiétant. Le bonhomme me doit des dizaines d'heures de ma vie perdues en regardant Lost. Pour Le Nom de la Rose, il s'agira d'une série créée par Orange, et a priori Umberto Eco, l'auteur, aurait participé à l'écriture des premiers épisodes avant son décès. Ça, ça m'enchante plus que Lindelof sur Watchmen !


Et bien sûr, mais nous en avions déjà parlé avant, La série Live Star Wars: The Mandalorian! Elle servira d'appât pour nous attirer vers la future plateforme de streaming Disney... Si seulement ça pouvait être centralisé, l'utilisateur qui veut rester dans la légalité ferait des économies...

lundi 23 juillet 2018

épisode 113 : Ntelfix en vrac

Ceci n'est pas qu'une infâme publicité pour un site de streaming légal, dont le nom en lettres rouges commence par N. Mais ça fait globalement un an que j'ai souscrit un abonnement, et j'ai regardé ou découvert plein de trucs, plus ou moins bien. Et en suivant les sorties très régulières d'articles critiques que la majorité de mon lectorat publie comme des "vracs", je me suis dit que j'allais faire de même. En éditant l'historique, j'ai regardé tout pile 1138 épisodes/films/contenus vidéos sur cette plateforme. 

Encore une perche tendue pour parler de Star Wars ?

Alors, place au bilan, non exhaustif, parce que bon, le but c'est quand même que vous restiez jusqu'à la fin de l'article... Et je ne vais causer que des œuvres que j'ai découvertes cette année.

Speed Racer : c'est très beau, excessivement flashy, et avec un fond plus profond qu'il n'y paraît au premier abord. Le scénario n'est pas forcément le truc le plus original filmé par les Wachowskis mais ça fonctionne bien et offre des belles scènes de course.

Marvel's Iron Fist, Jessica Jones, Luke Cage, Daredevil, Defenders et Punisher : alors, la première saison de Jessica Jones est vraiment très bien (parce que David Tennant en meilleur super méchant depuis des lustres), Daredevil est assez sympa aussi, les 2 saisons de Luke  Cage (la série afro américaine de Marvel) offrent une ambiance sympa mais un scénario plus que poussif, et le reste des séries a très peu d'intérêt. Et puis Iron Fist, c'est pas totalement mauvais, mais presque... 

Il est de retour : ça c'est le film dont on se demande ce qu'il fait là. C'est un film allemand qui part du principe qu'Hitler ne meurt pas dans son bunker mais se retrouve téléporté à notre époque, au même endroit. À aucun moment il ne se cache ou dissimule son identité, et il finit star de la télé avec une influence grandissante parce que les gens le prennent pour un acteur provocateur et subversif. Plein de bons questionnements sur notre société actuelle.

Er ist wieder da! Allez le voir!

Les Goonies : bon, ok, je l'avais déjà vu, c'est juste l'occasion d'une critique sur la plateforme : le catalogue augmente mais certains films disparaissent sans crier gare... Et c'est très frustrant, en payant un service, de se croire posséder le film, comme on posséderait un DVD, puis de voir que le mois d'après il a disparu furtivement....

Breaking Bad : une excellente série, vu le temps depuis lequel elle est sortie, et vu la quantité de produits dérivés, je ne perdrai pas de temps à parler du pitch. La série est bien réaliste, Bryan Cranston est vraiment très bon, à la fois en père de famille et en fabriquant de drogue. La série prend bien aux tripes, ce qui est aussi peut être sa faiblesse: la descente de Walter White est telle qu'au final on est presque content que la série soit finie pour pouvoir passer à un truc plus léger. 

Bright : Will Smith dans un film noir qui prend place dans un univers à la Shadowrun mais sans les droits d'adaptation. Au final, on est devant une enquête de police paranormale qui ne va pas révolutionner le cinéma mais qui reste un divertissement sympa. La ségrégation contre les orcs sert à critiquer le racisme dans notre société, cela dit on ne peut pas dire que cela soit fait de façon subtile, plutôt au tracto-pelle. Reste que l'univers est sympathique. Un film entièrement Netflix, avec aucune autre diffusion.

Le trailer de la suite : "si des gens jouent à Shadowrun..."

New girl : une sitcom à la Friends, sympathique, on y évite les rires pré enregistrés. Pas forcément novateur, mais bon, y a Zooey Deschanel. Voilà, pas grand chose à dire de plus.

Stranger Things : la série qui se vante d'être un concentré de nostalgie des années 80. Et en effet, on a l'impression de voir la bande de gamins des Goonies ou de E.T.. Au delà de l'exercice de nostalgie, la série est vraiment très bien, un peu lente peut être, mais c'est dans son ADN, souvenez-vous, avant les films se permettaient de la mise en place et tout n'explosait pas dès les premières minutes. D'habitude je n'aime pas trop les personnages joués par des enfants, mais là aucun souci. Je préfère la saison 1, même si Sam-Mikey Gamegie joue dans la seconde.

The end of the F***ing world : une mini série vraiment décalée, assez dérangeante mais très très bien; à ne simplement pas regarder quand on recherche un truc joyeux; parce que bon, c'est de l'humour noir, certes, mais quand même très très noir. Les deux personnages principaux parlent sous forme de voix off et donnent le ton très vite : James nous explique qu'il pense être un psychopathe, et qu'à neuf ans il a plongé la main dans un friteuse pour ressentir quelque chose, et qu'il est en quête d'un humain à tuer pour changer des animaux... Mais ça se regarde d'un coup, les épisodes sont courts, on en redemanderait !

Van Helsing (la série) : enfin la série.... Juste l'épisode 1... Parce que le scénario était tellement naze, le jeu des acteurs, les décors et la photographie criaient tellement le navet que je n'ai pas réussi à aller au delà. Ah oui, juste un truc, "Van Helsing", niveau ambiance je m'attendais pas à du contemporain avec des mitraillettes et des zombies... 

Black Lightning : à part le concept de la famille entière qui a des supers pouvoirs, rien de bien novateur ni fondamentalement de très intéressant. La série afro américaine de DC. Vous avez sûrement du temps pour aller regarder autre chose.

Altered Carbon : une série de SF avec du budget et de l'ambition. Le concept principal est que l'on peut télécharger son esprit de corps en corps et ainsi éviter la mort de son enveloppe physique. La série prends la forme d'une enquête avec un côté film noir, et en creusant plus ou moins ses sujets aborde des thèmes commela religion,  l'intelligence artificielle.... Certains épisodes sont un peu confus, mais globalement une bonne série, vous pouvez y aller.

Dirk Gently : YES ! BEST SÉRIE EVER ! Bon, c'est peut être l'enthousiasme post visionnage, mais pour que je regarde une série deux fois d'affilée... Totalement ma came! Deux saisons, deux histoires quasiment séparées, deux univers totalement déjantés, qu'on ne comprend qu'après plusieurs épisodes. Tous les personnages sont très bons, barrés mais très bons. Et Elijah Wood a sûrement gardé la babiole de Sauron parce qu'il ne prend pas une ride !

Orange is the New Black : ça c'est la bonne surprise alors que j'y allais sans grande conviction. Je ne sais pas quel est le degré de réalisme de la description de la vie dans une prison de basse sécurité, mais on rentre très vite dans l'ambiance. On pourrait arguer qu'on tombe dans certains clichés mais tout est plutôt bien écrit. Les personnages venant des diverses couches de la société et de diverses origines, on peut alors développer plein d'intrigues différentes, notamment grâce à des flashbacks, puis voir comment toutes ces femmes apprennent à vivre ensemble. Bon, certains épisodes semblent un peu inutiles quand ils parlent d'un personnage qui ne nous a pas fait vibrer. La saison 6 arrive bientôt, vous avez juste le temps de (re)regarder les cinq premières.

The Musketeers : une série en costumes, vaguement inspirée de l'oeuvre de Dumas. Les scenarii ne sont pas forcément fous mais l'ambiance est vraiment très sympa, légère tout en se permettant des épisodes plus sombres. J'y ai retrouvé un peu de l'esprit que j'aime dans la série Zorro de Disney. Bon, après, les décors ne sont pas très fidèles... Prague, ce n'est pas Paris. Mais on passe à chaque fois un bon moment. Et puis le rôle du cardinal de Richelieu va si bien à ce bon docteur Capaldi.

Le thème principal, on sent bien la patte de Murray Gold, compositeur attitré des saisons modernes de Doctor Who.

Snowpiercer : un excellent film post apo qui prend aux tripes dès le début. Toute l'humanité survivante est dans un train qui ne s'arrête jamais. La façon de filmer au début montre bien le côté exigu du train, et très pesant, très sombre (des plans ont un angle qui montrent bien que les personnages sont entassés les uns sur les autres) avant de s'ouvrir vers l'extérieur grâce à la vue par les fenêtres. Même s'il ne s'agit que d'une illusion de liberté, car tout ne reste qu'un grand huis clos.
Un mot de la très grande violence du film. Sans être forcément très gore, le film est très violent, par certains certaines scènes de combat, mais surtout par des scènes plus psychologiques, comme la “ punition” en exposant au froid le bras d'un homme ou le récit du héros sur les premiers jours dans le train, qui lui ont appris le goût de la chair humaine, avec une prédilection pour la viande plus goûteuse des bébés…
Une question de cohérence m'a taraudé pendant tout le film: pourquoi s'encombrer des derniers wagons? La réponse vient sur la fin. Reste la question suivante: pourquoi ne jamais s'arrêter? Pourquoi ne jamais aller explorer? Nous dirons que la Machine qui fait avancer le train et maintient tout le bouzin à bonne température en fournissant une énergie illimitée ne doit pas s'arrêter…
Au final, un film post apo, mais il pourrait s'agir d'une dystopie sans même avoir le côté post apocalyptique. La planète se résume quasiment au train, et cela pourrait presque n'être qu'un prétexte, pour mettre en scène ce genre de conflit de caste.

Frontier : Jason Momoa, des jolis costumes mais un budget et des décors qui semblent tout de même limités et un scénario un peu confus. Pas grand chose à ajouter. Si ce n'est que vous êtes fans de Ronon Dex ou de Khal Drogo, allez plutôt mater Star Wars the Clone Wars avant la reprise de la série.

La Casa de Papel : un très bon concept pour une série qu'il fallait que je regarde pour pas paraître vieux jeu. L'occasion d'une autre critique sur le fonctionnement de Netflix qui annonce cette série comme une "série originale Netflix" alors que non ! Ils l'ont achetée et en sont les diffuseurs exclusifs hors d'Espagne, mais pas les créateurs ! Et la progression est lente , rythmée d'épisodes un peu grotesques: les personnages se mettent à faire n'importe quoi, ce qui crée l'intrigue, mais en fait, le plan est tellement parfait que c'était prévu! Et au bout de 4 comportements débiles, mais prévus, on se demande juste pourquoi avoir recruté ces abrutis si on avait prévu qu'ils allaient faire de la merde toutes les deux heures... Au final, il y a quand même de beaux moments de bravoure qui en font une bonne série !

Bellaciao, popularisé par la Casa de Papel. Un chant de partisans ITALIEN, bien trop repris par des chanteurs (hum) français...

dimanche 10 avril 2011

épisode 102: An apple a day...

... keeps the Doctor away !!



Comme quoi, ça sert à quelque chose d'avoir une alimentation saine et équilibrée... Mais non, je galéje; pourquoi voudrait-on tenir à l'écart un si gentil seigneur du temps ? Et puis bon, une alimentation saine...

Et hop, avant de poursuivre la lecture, un peu de musique pour se mettre dans l'ambiance:



Doctor Who, une excellente série de .. science-fiction (disons le, même après un précédent et strict article sur la S-F). On y retrouve tous les ingrédients d'une bonne série de S-F, avec de l'action, des robots, des mutants, des voyages dans l'espace... Mais en plus des autres séries, Doctor Who est une de celles qui réussit à faire rire et pleurer. Le Docteur, qui voyage dans le temps et l'espace se balade toujours avec un compagnon (en l'occurrence, une compagnonne, c'est plus agréable comme compagnie pour lui et ça ne gâche rien pour nos yeux). A chaque changement de compagnon, un truc irrémédiable le contraint à se séparer du précédent, malgré tous les liens qu'ils ont pu tisser, et c'est trop triiiiiiste (oui, il paraît que je suis "fleur bleue"). Et souvent, les épisodes qui suivent sont filmés sur un ton tellement léger et débonnaire que c'en est génialement drôle. Et les intrigues sont pleines de clins d'œils d'une saison à l'autre. Et de nombreux cross-overs avec les séries annexes, ce qui en fait une histoire complexe et très fouillée. Tiens, d'ailleurs depuis la reprise de la série en 2005, les incarnations du Docteur sont de plus en plus jeunes, j'espère que le prochain sera un peu plus âgé parce que si on continue comme ça, il lui faudra un hochet sonique à la place de son tournevis sonique.

Et puis les personnages secondaires sont tellement géniaux. Une mention spéciale pour Wilf, le papy de Donna Noble (une des compagnes du Docteur). Même pas besoin de discours, juste sa tête suffit !




Tenez, voilà un petit épisode spécial Noël diffusé dans le cadre de "Children in Need", un programme d'aide de la BBC. Les non initiés n'y comprendront peut-être pas grand chose. Le Docteur "actuel" rencontre sa 5ème incarnation (l'acteur qui jouait le docteur dans les années 70/80). Un superbe clin d'œil où le jeune David Tennant rencontre l'acteur Peter Davison qui lui a donné envie de jouer dans cette série. Et qui plus est, la fille de Davison, qui a joué la fille de Tennant dans un épisode est aussi sa compagne dans la vraie vie; tout reste entre docteurs.